Crumb: « Jinx »

Ce groupe de Brooklyn mené par la voix entraînante de Lila Ramani (sans oublier Brian Aronow aux synthés, aux claviers et au saxophone, Jesse Brotter à la basse et Jonathan Gilad à la batterie) a réussi à se faire un nom sur la scène indie rock expérimentale de cette décennie avec leur EP paru en 2016 suivi de Locket l’année suivante. Après un passage remarqué à l’Avant-Garde du Pitchfork, les voilà qu’ils présentent leur premier album intitulé Jinx produit par le toujours incontournable Gabe Wax.

Et croyez moi sur paroles, Crumb ne déçoit en aucun cas avec ce premier opus tellement ils étaient attendus au tournant. Cet opus nous entraîne dans des recoins plutôt originaux aussi bien oniriques qu’inquiétants renforcés par la voix de Ramani qui n’arrête pas de briller dès les premières notes de « Cracking » suivi du déchirant « Nina » aux réverbs bien senties, sa rythmique bien solide et sa mélodie pianotée où la vulnérabilité et l’honnêteté sont de mise.

La pop psychédélique que nous concocte le quatuor de Brooklyn emprunte plusieurs sonorités. Tantôt hallucinogène sur l’étonnant « Fall Down » aussi bien complexe que merveilleux ou encore sur le surf-rock jazzy fantasmagorique qu’est « M.R. » avec ses bandes inversées où on a l’impression de plonger dans le monde d’Alice aux Pays des Merveilles tantôt lumineux et éthéré avec les notes de clavier hypnotiques de « The Letter » sans oublier « Ghostride ». Imaginez une fusion entre Stereolab et Madlib en raison de ses rythmiques hip-hop jazzy hallucinées et bien vous obtiendrez des perles comme « Part III » aux ambiances de maison hantée et son final instrumental complètement jouissif ou bien même « And It Never Ends » qui sait nous bercer comme personne.

27 minutes de musique au total, c’est peu mais Jinx est un album complètement intense et inventif de la part d’un groupe qui n’a pas froid aux yeux. La pop psychédélique de Crumb est complètement impressionnante où on se laisse guider par cette ambiance digne d’une boîte de Pandore aussi bien lumineuse que cinématographique ainsi que les textes personnels qui font office de thérapie de Lila Ramani pour un résultat plus qu’éclatant.

***1/2

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