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Richard Hawley: « Further »

Richard Hawley ne connaît pas le succès escompté; bien sûr il est connu, là n’est pas la question. Mais malgré sa maestria, et son savoir-faire il n’a jamais rameuté les foules et, ce Further, toute considération emmagasinée ne pourra que nous confirmer que Mister Hawley n’a lus à se soucier de ce qui lui échoit en cette manière que ce Monsieur, même si il mérite considérablement mieux eu égard à son talent, il est, comme l’indique son nouvel opus, loin considérablement loin de ces problématiques.
Further a commencé à être dévoilé en mars dernier ; en effet, « Off My Mind », premier « single » et morceau d’ouverture du disque, devait nous indiquer la tendance de ce qui risquait de nous attendre sur ce nouvel opus. Sérieusement électrique voire presque testostéroné, le morceau nous ramenait peut-être vers Standing At The Sky’s Edge, le disque le moins abouti du crooner de Sheffield. Car oui, l’orgie de guitares rugissantes en fin de morceau pouvait avoir surpris.
Ce nouveau disque ne se limitera toutefoia pas à un quelconque exercice de style. En effet, dès la deuxième piste de Further, on retrouve la beauté et l’élégance de l’artiste ; « Alone » et ses chordes irrésistibles se profilait en précurseur d’une collection de petits bijoux plus scintillants les uns que les autres.


Très vite, on va retrouver le Richard Hawley qu’on aime tant. Celui qui en quelques accords réussit à nous faire rêver. La simplicité de la ballade « My Little Treasures » ne l’empêche nullement d’être un réel joyau. Et que dire de « Emilina Says », promenade country tellement lumineuse qu’on ne peut que se montrer subjugué par tant de talent. Il est indéniable, et cela depuis longtemps maintenant, que l’anglais de Sheffield nous berce avec ses mélodies depuis près de vingt ans. Et même si celui-ci tend parfois à s’américaniser un peu le temps de ce « Galley Girl » où le spectre de Bruce Springsteen s’est vraisemblablement invité, ceci ne gâche en rien cette nouvelle production. Pour couronner le tout, on aura droit à un quatuor final, « Not Lonely », « Time Is », « Midnight Train » et « Doors », qui fera figure de somptueux saphir en guise de conclusion de l’album.
A cinquante-deux ans, Richard Hawley réussit ici un nouvel exploit. Son
Further, même s’il ne dure que trente-six minutes, est un disque d’une réelle beauté. Malgré un démarrage un tant soit peu llaborieux, rien ne viendra gâcher neuvième album de cet incroyable magicien. On ne répétera jamais assez combien cet artiste est précieux et combien il nous appartiendrait de faire changer cet incompréhensible désintérêt pour un artiste qui joue vraiment dans la cour des grands.

****1/2

16 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Spencer Radcliffe & Everyone Else: « Hot Spring »

Spencer Radcliffe avait remporté la mise avec son virage country-folk en 2017 et son album Enjoy The Great Outdoors. Accompagné de son groupe Everyone Else, le musicien qui nous vient tout droit de Chicago semble avoir trouvé une nouvelle inspiration comme le montre son nouvel album intitulé Hot Spring.

Avec ses dix nouvelles compositions, Spencer Radcliffe & Everyone Else trace sa route vers la rêverie. Les pensées du musicien voyagent et les nôtres avec, comme l’atteste des titres paisibles non dénués de mélancolie que sont  « The Birds » qui ouvre le bal mais également « True Love’s Territory » et « Here Comes The Show » entre autres.

Mystérieux et mystique en même temps, ce Hot Spring nous fait traverser les époques et les ambiances sans retenue. Que ce soit sur l’audacieux « Clocktower » ou bien encore d’autres morceaux de la même envergure comme l’instrumental brumeux de « Thick Fog », « Floss For The Future » et autres « No Money », Spencer Radcliffe & Everyone Else ne laissera personne indifférent avec ce second opus qui fera voyager encore plus loin.

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16 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Institute: « Readjusting The Locks »

Institute et un combo qui fait, sans atermoiements, dans le radical. Le groupe nous propose un garage-punk à l’ancienne qui ne pause jamais que ce soit sur son album précédent Subordination ou son tout nouvel opus, Readjusting The Locks.

Voici donc treize morceaux pour moins d’une demie-heure de musique qui va droit à l’essentiel. Moins personnel et plus politique dans le ton, le groupe d’Austin mené par Moses Brown continue de hausser le ton avec des titres résolument rock’n’roll allant de l’introductif « MPS » à « Anxiety » en passant par les expéditifs « Let Me Be » et « Roll Music » ou bien même « Shangri-La » et « Dazzle Paint ».

Ne changeant rien à leur recette, Institute mise tout sur l’efficacité et l’urgence dans leurs compositions, que ce soit sur « Mon Cherie » et sur « Indoctrination Set ». Readjusting The Locks fait passer la bonne demie-heure avec efficacité et précision et leur garage-rock’n’roll vintage reste consistant durant tout au long de son déroulé.

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16 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lucy In Blue: « In Flight »

Malgré un patronyme aimable, le spychédélisme de cette Lucy n’est pas doucereux mais plutôt voisin d’un rock progressif, islandais de surcroît. Il y a même une pointe d’anticonformisme à ces qualificatifs qu’ont peut adjoindre à In Flight. Certes il se fait planant mais il le fait sur un mode délicat, poétique et splendide. Non pas cette poésie austère et âpre à laquelle on peut être habitué dur cette île mais celle héritée de certains fondateurs du genre, en premier lieu le Pink Floyd.

Probablement son côté posé, virtuose de simplicité, les effets dosés au millimètre, et cette légèreté rêveuse typiquue mais san la moindre trave de mélancolie exacerbée ou de copier-coller.

Ce disque coule de source, tout y semble naturel, ni vraiment calculé, ni le fruit du hasard. Un peu comme si cette musique avait toujours été là, attendant nos chastes oreilles pour les abreuver de beauté et de délicatesse.

 In Flight ne se caractérise pas que par son aspect planant, mais surtout par cette foule d’ambiances qu’il explore, cette multitude de sentiments qu’il fait naître. C’est un très bel album que nous avons ; celui d’une Lucy qui est, on ne peut mieux, In the Sky.

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16 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire