Mike Grigoni: « Mount Carmel »

Ce n’est pas tout à fait une musique contemplative, mais certainement une musique chercheuse, tournée vers les mouvements subtils d’un extérieur dont les sens, doux et fuyants, se fondent parfois les uns dans les autres. Il faut absolument effeuiller plusieurs fois ce Mount Carmel, quatrième album de Mike Grigoni, ne serait-ce que pour entendre chaque fois cette résonance, ce rayonnement, cet affleurement de dobro, de lap steel, de pedal steel qui nous avait échappé. D’une sensibilité exceptionnelle, Mount Carmel marque le basculement du musicien américain dans l’ambient, même si son folk originel subsiste en dessins graciles dans des mélodies comme des ballons d’air chaud.

Inspiré des lieux de son enfance, ce travail minutieux donne peut-être le meilleur de la manière M. Grig, qui apparaît complètement libre sur le fil branlant de l’émotion. Écoutez l’expressivité de « Call » et la fragilité de « B », survivante — elles montrent à quel point le musicien est attentif à tous ces minuscules indices de la vie et de la mémoire, partout, à tout instant.

***1/2

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