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Cold Showers: « Motionless »

Un artwork minimaliste, signé Robbie Simon, pour une musique qui ne l’est pas. Ou plutôt qui ne l’est plus. Cold Showers, originaire de Los Angeles, étaient jusqu’alors connus pour offrir un post-punk assez classique : une voix grave tentant de rappeler Ian Curtis, une basse mise en avant, une guitare sombre et des nappes de claviers. Deux albums signés chez Dais, l’un plutôt réussi (Love And Regret en 2012), l’autre plus dispensable (Matter of Choice en 2015). Puis silence radio.
Prendre le temps de la réflexion semble avoir été bénéfique pour le trio qui, jusque là, produisait une musique qui manquait de personnalité et de relief. Pas mauvais dans le genre, mais trop commun pour être réellement mémorable.
Motionless n’est peut-être pas le chef-d’œuvre de l’année, mais il a le mérite de proposer un véritable travail dans l’instrumentation et d’être beaucoup plus sophistiqué que ses prédécesseurs, notamment grâce à l’ajout de cordes et de saxophone. « Tomorrow Will Come », le morceau d’ouverture, est la transition parfaite entre les anciens travaux du groupe et la nouvelle direction voulue sur cet album : on retrouve un son assez sombre et des claviers bien sentis mais la structure de la chanson est plus complexe, plus travaillée. « Shine » est sans doute le titre qui illustre le mieux l’évolution du groupe et où l’aspect plus pop et lumineux est clairement assumé.

Un album condensé, huit titres seulement, qui va à l’essentiel. L’atmosphère qui règne sur le morceau-titre « Motionless » n’est pas sans rappeler The Cure, mais l’instrumentation est vraiment réussie, là où par le passé le groupe n’arrivait pas à imposer sa personnalité. On retiendra également le côté sombre et efficace du premier single « Faith », où les effets sur la voix de Jonathan Weinberg font immanquablement penser à Paul Banks d’Interpol. Enfin, les cordes délicates sur les couplets du titre final « Every Day on my Head » qui contrebalancent avec l’explosion d’instruments sur le refrain.
Avec ce troisième album, les membres du groupe ont démontré leurs talents de compositeurs en réussissant à digérer leurs influences et à se détacher de leurs ombres pesantes. Ce qui manque à ce
Motionless c’est sans doute le titre fédérateur qui met tout le monde d’accord. On peut aussi se satisfaire d’avoir huit bons titres cohérents et attendre la suite avec impatience.

***1/2


13 juin 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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