No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Amyl & The Sniffers: « Amyl & The Sniffers »

Prophète en son pays (l’Australie), le quatuor Amyl and The Sniffers n’est pas encore très connu par chez nous. On imagine que ce n’est que temporairemême si aucune radio, aucune télé n’en diffusera un titre. Pourquoi ? Parce que Amyl & The Sniffers est sale, brutal et irrespectueux. Et c’est même ce qui le rend si cool même si pas vraiment unique.

En effet, la formation pratique un punk rock direct et assez classique dans sa forme. Mais l’énergie de la dame lui apporte beaucoup. Ce premier album contient 11 titres qui donnent envie de sauter partout en faisant des doigts d’honneur ; une régression qui fait du bien, un plaisir simple qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, puisque l’an dernier, le combo a été embarqué par les Foo Fighters pour leurs premières parties.

Alors oui, ce groupe a un sacré potentiel et il pond des titres immédiats et sauvages, les interprête avec force et conviction, et emballe le tout d’un peu de fun et de subversion. Tout en faisant des clins d’oeils complices aux fans de bon gros rock. La formule parfaite ? Peut-être pas mais sacrément irrésistible.

****

10 juin 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Kevin Richard Martin: « Sirens »

Il fait partie de ces rares artistes qui surprennent à chaque nouveau projet, que ce soit avec King Midas Sound, The Bug, Techno Animal, God, etc… Kevin Richard Martin est un producteur capable de mettre en musique les émotions et l’énergie qu’il veut transmettre.

Avec ce projet, Sirens, signé pour la première sous son propre nom, Kevin Richard Martin nous entraine avec lui dans les affres d’une paternité en devenir, traversée de difficultés et de tensions pour la future mère et d’impuissance masculine face à la douleur et la peur de sa partenaire.

On est constamment bousculé par des nappes échappées de profondeurs plasma et de battements cardiaques, de liquide amniotique et de décharges émotionnelles flottant sur des résidus de crainte. Sirens se balance en permanence sur des parois chargées de viscéralité granuleuse, mettant en lumière l’incapacité de réagir face à la souffrance d’une grossesse difficile lorsqu’on est un homme. A travers chaque titre de l’opus, on vit et partage la densité affective de ces neuf mois de doute et d’angoisse, dont le dénouement heureux vient clore l’album, à coups de résonances subtiles et de beauté fragile.

***1/2

10 juin 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Derya Yildirim & Grup Şimşek: « Kar Yağar’

Il souffle actuellement un vent chaud venu de Turquie sur la musique pop rock actuelle. Après les turco-néerlandais de Altin Gün et leur épatant Gece paru en avril dernier, voici une nouvelle production qui rend hommage à la pop psychédélique turque des années 70. Il s’agit du groupe Grup Simsek composé de musiciens italiens, allemands, anglais et français qui accompagnent la chanteuse, également joueuse de saz, Derya Yildirim.

Ensemble ils ont composé et enregistré en France des chansons psyché pop folk dans lesquelles la voix caressante de Derya se marie harmonieusement avec les guitares, orgues, flûtes et surtout le bağlama (un luth turc) dans des mélodies ondulantes et très belles.

On se laisse alors porter par les volutes de musiques du groupe baignées de douce poésie qui nous conduiront sans heurt dans les vallées d’Anatolie.

***1/2

10 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

bvdub: « Heartless »

Heartless (impitoyable, sans coeur). Cet adjectif est tout sauf celui qui pourrait caractériser la musique de Brock Van Wey. Le terme est plutôt utilisé par bvdub comme manifestation du contexte politique et social dans lequel le monde moderne est plongé. Comme échappatoire au monde violent dans lequel nous vivons, Brock Van Wey choisit de se réfugier dans sa musique pour manifester ses émotions.
L’Américain, récemment retourné vivre aux Etats Unis, délivre aujourd’hui un de ses meilleurs albums. Heartless est un disque long, dans lequel chaque titre comme toujours chez bvdub se construit sa propre histoire, son propre sens.

Le piano est beaucoup plus présent que sur les précédentes réalisations de l’artiste, même s’il ne vient jamais s’imposer mais se fond plutôt dans l’ensemble des couches sonores profondes de bvdub.
Heartless est le 29ème album de l’artiste sous son alias bvdub etil fait partie des ces rares artistes prolifiques encore capable de se réinventer.

***1/2

10 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

From the Mouth of the Sun: « Hymn Binding »

Aaron Martin semble avoir un don d’ubiquité puisqu’il forme ici un nuveau projet des plus intéressants avec Dag Rosenqvist. En trois albums, From the Mouth of the Sun a su toucher la sensibilité des amoureux de musiques électroacoustique, ambient et néo classique.
Le duo est pour ce nouvel opus, délivré sur un format relativement court, l’album dévoile une richesse instrumentale mais surtout émotionnelle immense.

Piano, guitares, banjo, ukulele sont ici présents, mais comme souvent chez le duo, c’est le jeu de violoncelle de Martin qui vient élever l’intensité de leur musique.
Peut-être s’agit t’il de l’empreinte nouvelle impulsée par le tendem, mais l’album trouve aussi une dimension pastorale d’une infinie grandeur.

****

10 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Sophie Hutchings: « Yonder »

La pianiste Sophie Hutchings continue de nous étonner année après année en sortant des disques indispensables.  Ses trois albums figuraient tous parmi les « essentiels » de musique « modern classical » et ce Yonder vient à nouveau placer la barre très haut.

L’artiste accouche de six compositions à la beauté fulgurante plus apaisées et rayonnantes que sur ses précédents efforts.  Bien que le piano soit au centre de chaque morceau, la présence de cordes vient ajouter une puissance supplémentaire aux sublimes mélodies développées par l’Australienne.

****

10 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Ian Hawgood + Danny Norbury: « Faintly Recollected »

Le prolifique Ian Hawgood possède enrichit ici sa discographie ici par sa collaboration avec le violoncelliste et compositeur Danny Norbury, qui bien que peu prolifique dispose lui aussi d’une discographie impeccable puisqu’il a été, notamment, l’auteur de l’incontournable Lifgt In August et a œuvré dans de nombreux groupes, en particulier ce même Hawgood sur le projet Black Elk.


Faintly recollected est un opus calme et extrêmement contemplatif qui se fond parfaitement dans l’esthétique des deux artistes. A l’origine pensé comme une pièce unique, l’album a été pour sa sortie, divisé en sept pistes qui s’enchaînent logiquement parfaitement.
Les mélodies mélancoliques et soignées de Norbury sont délicatement accompagnées par des touches de kalimba d’Hawgood et par la précision de ses textures électroniques.
L’italien Stefano Guzzetti, autre habitué du label, se charge du mastering de l’album pour reboucler la dimension collaborative et quasi familiale de l’
entrprise.

***1/2

10 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Aaron Martin: « A Room Now Empty »

Le compositeur américain Aaron Martin a toujours été très prolifique et il amorce un retour avec un opus nommé A Room Now Empty.

Martin étudiait le rapport à la mémoire dans sa musique, aujourd’hui l’Américain conçoit ces nouveaux morceaux comme un cheminement temporel à l’échelle d’une vie entière. Toujours centrée sur le violoncelle, la musique de l’artiste s’enrichit de nombreux instruments : guitare, ukulele, basse, lap steel, piano pour emmener l’auditeur dans son propre voyage personnel.


L’aspect brute et rustique de ses productiont que l’on retrouve à nouveau ici, apporte toujours une charge très personnelle à la musique de Martin, qui la place bien au dessus des productions très lisses des compositeurs actuels de musique neo classique.

Nostalgique et cinématique, A Room now Empty vous emmènera très loin, seulement bien sûr, si vous vous laissez absorber par son atmosphère singulière.

***1/2

10 juin 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire