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The Present Moment: « Split »

Actif depuis le début des années 2010, The Present Moment reste pourtant assez énigmatique. Derrière ce projet, il y a surtout un homme : Scott Milton, originaire de Los Angeles. Très prolifique : trois albums en quatre ans, parus chez Desire Records, Mannequin et en autoproduction pour le dernier.  The Present Moment n’est pas complètement un one-man band, sur The High Road (2010) et Loyal To A Fault (2012), Milton était épaulé par Philipp Münch de The Rorschach Garden ; puis par Ross Totino sur Cruel (2014).

Il aura fallu attendre cinq ans avant que Split ne voie le jour et pour ce nouvel opus, Milton a fait appel à Münch, lequel a co-écrit et coproduit la première moitié du disque (à l’exception du titre d’ouverture, pour lequel est Totino est crédité). La seconde moitié fait intervenir Jason Dunn.
Le projet a aussi évolué musicalement, l’electro-goth des débuts a muté vers des sonorités plus coldwave voire synth-pop. Ce qui frappe aussi, c’est le timbre de voix de Scott Milton qui n’est pas sans rappeler celui de Justin Warfield de She Wants Revenge (groupe lui aussi originaire de Los Angeles) sur certains titres. The Present Moment a surtout la capacité de produire des titres dansants, ultraefficaces tout en restant sombres, à l’image de « Million to One » ,« Rejection » ou encore « Shallow ». Et ce sont ces titres-là qui manquent tant sur
Split.


Celui-ci peine à démarrer avec deux titres synth-pop (« Waiting » et « Remember You ») qui sans être mauvais, semblent un peu trop influés par Depeche Mode. Il fau
dra attendre « Running for Miles » »et « Looking in », dévoilé bien en amont de la sortie de l’album, pour retrouver ces ambiances plus ténébreuses qui réussissent si bien au groupe. « Lights go Down » est également assez efficace, même si elle pêche un peu par son manque d’originalité tant elle sonne comme un titre de She Wants Revenge.

Ce qui pêche sur Split, c’est cette cassure entre la première partie disque et la seconde. Les premiers titres n’arrivent pas complètement à convaincre et même si les compositions restent de qualité, notamment au niveau de l’instrumentation, elles ne parviennent guère à rester en tête. Le sang neuf apporté par Jason Dunn sur la seconde partie du disque est bénéfique, avec des compositions plus immédiates et des sons un peu différents.

Avec une mention spéciale au violon sur « Looking in » on pourra donc concjre que Split n’est pas un mauvais album, mais qu’il il souffre d’un défaut, le manque de cohérence.

***1/2

7 juin 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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