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Ice Age: « Nullify »

En sommeil depuis plus de dix ans, Ice Ages incarne l’avatar electro de Richard Lederer, artiste autrichien déjà à l’origine des excellents combos dark-wave Summoning et Die Verbannten Kinder Evas. La venue de cet album constitue donc une surprise aussi bienvenue qu’inattendue car le précédent album s’était fait espéree duranthuit ans.
Monolithique, lourd, lent et minimaliste le dernier album en date Buried Silence était une petite pépite d’électro industrielle, froide, haineuse et violemment claustrophobe. Autant dire que le fardeau de la succession pèse lourd sur Nullify qui présente une façade beaucoup plus « propre » tant au niveau des sons que la production. Dès les premières notes du titre éponyme, on se rend compte que quelque chose s’est perdu en route… Certains synthétiseurs sonnent peu aboutis, tandis que, n’eussent été quelques saturations, d’autres sonorités voire mélodies lorgnent carrément sur l’EDM (« Empty Shrine » et son refrain, les premières notes de « Reunion »…). Alors, certes on retrouve toujours ces sonorités industrielles, ces rythmiques lourdes et monolithiques mais l’auteur de ces lignes ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec un Wumpscut: période Evoke


Heureusement la deuxième partie de l’album se tient beaucoup mieux la route et on retrouve Richard Lederer dans ce qu’il fait de mieux : tisser des ambiances uniques et prenantes. « Chasm » »et sa rythmique industrielle nous fait peu à peu entrer dans ce monde futuriste, technologique et froid, sans échappatoire, l’atmosphère se fait pesante et on retrouve ici le lien avec les précédents travaux de Ice Ages. Il en est de même que sur « Death Parade » et « Lost », dans la continuité du précédent. « The Wheel » haussera le tempo et lorgneea presque sur de l’EBM avec son rythme martial et métallique, mais sans jamais céder à la facilité : il ne s’agit pas de danser mais d’exprimer  une forme d’inéluctabilité de fin du monde ; un des titres les plus solides de l’album. « Forsaken » clôturera un album en demi-teinte, avec des vocaux inhabituellement clairs et mélodiques qui rompent avec l’atmosphère laborieusement tissées sur les quelques morceaux précédents. On sent clairement ici la volonté d’essayer quelque chose de différent, sans vraiment y parvenir car l’ensemble sonne quelque peu hors de propos.
Nullify n’est en aucun cas mauvais mais, en fin de compte, déçoit. Les amateurs y trouveront leur compte : voici un très bon album d’electro-indus à l’ambiance travaillée mais compte tenu du niveau global des précédents travaux de Richard Lederer sur Ice Ages, on ne peut s’empêcher ainsi de regretter d’être passé à côté de quelque chose qui aurait pu être grand ou ambitieux.

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7 juin 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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