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Big Brave: « A Gaze Among Them »

Actif depuis 2012, ce trio en est un ici avec son quatrième album, un A Gaze Among Them signé sur le même label que Earth ou Sunn 0))). Sans surprise on aura droit à un opus de sluge et de soom rock, parfaitement à sa place, lourd, sans être crasseux et méchant, avec un juste dosage entrer les mouvements hypnotiques, les montées post-rock et le mur du son.

L’entame, « Muted Shifting of Space », plafonne à plus de huit minutes et s’ouvre avec une séquence répétitive de batterie qui se poursuit un bon et long moment après que des guitares pesantes comme elles se doivent de l’être, ne fasseent apparition. La voix mélodieuse de Robin Wattie vient aussi donner le ton. Sans tomber dans les excès métal, le groupe préfère ces ambiances lourdes à l’agressivité qui caractérise souvent le style.

« Holding Pattern » qui suit démarre de façon plus posée. La voix vulnérable, mais jamais plaintive lance le bal sous un léger drone qui prendra plus de place alors que la chanson évolue tranquillement en mur de feedbacks et d’accords en distorsion. Sans rien réinventer, le titre convient parfaitement à l’image du groupe.

Le troisième morceau de l’album, avec ses 10 minutes bien sonnées, rappelle par certains moments les derniers albums de Swans : longue intro, voix aérienne et batterie frénétique qui entre en jeu à la moitié du programme sans donner de rythme particulier. C’est le type-même de morceau à écouter à un volume assourdissant, chose idéale pour comprendre la force de frappe du groupe. Cela sera d’ailleurs d’autant plus vrai que lorsque le riff principal de guitare démarrera et qu’un audacieux effet de trémolo viendra rajouter à la confusion et à la puissance de cette composition

« This Deafening Verity » viendra calmer l’auditeur avant la finale. Un petit moment de répit dans ce qui n’est autre alors qu’un champ de ruines musicale. Mais de belles ruines. En effet, malgré la lourdeur, ce groupe se démarque vraiment par sa façon d’infuser un peu de beauté dans son doom. Les amateurs des premiers albums de Jesu pourront s’y retrouver.

« Sibling », enfin, avec sa structure influencée par le rock industriel, et en loop pendant les 7 minutes de la chanson, permettra de varier les dynamiques. Une mélodie vocale, avec un feedback de guitare contrôlé à l’arrière-scène, conduira alorse l’auditeur dans une transe qui se terminera au bout de quarante trop courtes minutes.

***1/2

5 juin 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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