No BS: Just Rock & Roll!

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Filthy Friends: « Emerald Valley »

Filthy Friends avait fait son entrée en 2017 avec un premier album intitulé Invitation (cqui n’avait pas rempli toutes ses promesses eu égard à l’origine de ses membres : Sleater-Kinney, R.E.M., Miinus 5, King Crimson…

Le nouvel opus du combo se devait de redresser le tir et il faut dire que Emerald Valley sonne comme un dique beaucoup plus collaboratif que le précédent.

Les compositions fusent à 1000 à l’heure comme le titre d’ouverture prouvant que Corin Tucker reste toujours aussi charismatique et qu’avec le guitariste Peter Buck une véritable alchimie s’est créée.

Les titres sont électriques à maints égards ; électriques « Pipeline » qui s’attaque à la crise pétrolière ou encore « November Man » ou un survolté « The Elliott ».

Mettant en avant leurs engagements politiques et sociales comme la situation sociale de Portland sur « One Flew East » ou le capitalisme qui fait ses dégâts sur « Last Chance County », Emerald Valley n’oublie pas pour autant des moments plus doux comme la ballade mid-tempo nommée « Angels » ou la conclusion acoustique intitulée « Hey Lacey ».

Plus travaillé qu’Invitation, Filthy Friends parvient à mériter sa réputation de supergroupe rock alternatif pour quarantenaires. C’est déjà pas mal comaéré à dautres.

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12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Jo Passed: « Their Prime »

Jo Passed a fait parler de lui à travers une poignée d’EPs. Il aura suffi que sa musique teintée de dream-pop, art-rock et pop psychédélique fasse parler de lui pour être signé sur un label réputé, Sub Pop, et qortir son premier album, Their Prime.

Ce qui fait l’originalité de Jo Passed est tout simplement une capacité d’alterner les climats et les ambiances de chaque morceau sans jamais se perdre dans le fil de ses idées. Passant du calme à la tempête selon les morceaux, le groupe de Vancouver convoque tantôt XTC tantôt Sonic Youth voire même Neu ! sur des perles insaisissables comme « Left » qui ouvre le bal mais également « MDM », « Glass » ou « Repair ».

Cette fusion musicale que concocte Jo Passed vaut absolument le détour notamment à l’écoute de « R.I.P. », « Millenial Trash Blues » ou bien même de « Sold » allant du shoegaze à la jangle-pop en passant par le krautrock. Tandis que l’on pensait avoir tout entendu, voilà que le quatuor de Vancouver délivre un titre-phare pièce de six minutes intitulé « Places Please » faisant montre d’une écriture pointilleuse servie par des ambitions musicales plus que justifiées.

***1/2

12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

An Horse:  » Modern Air »

On ne peut pas dire que ce duo de Brisbane soit très prolifique puisque leur dernier opus, Modern Air, sort après un silence de six ans par rapport au précédent, Walls, qui, lui-même, faisait suite à un silence de huit ans.

vec leur troisième album nommé Modern Air faisant suite à leur Walls huit ans plus tôt.

Une fois de plus pourtant, on refait connaissance avec leur pop-punk hybride. Kate Cooper (chant, guitare) et Damon Cox (batterie, basse, claviers) retroussent leurs manches avec des morceaux bien racés à l’image de « This Is A Song », « Live Well » ou bien même de « Get Out Somehow ». Leur énergie reste toujours intacte que ce soit sur « Breakfast » ou sur « Drown » et on c’est une chose qu’on ne peut leur retirer.

Mais c’est avec des moments plus midtempos et mélodiques qu’An Horse arrive à mieux nous surprendre. Je pense notamment aux plutôt réussis « Started A Fire » et « Bob Ross (Be The Water) » sans oublier la ballade planante intitulée « Mind Reader ». La voix de Kate Cooper résonne toujours aussi bien tandis que les instrumentations sont bien étoffées. Pour ce grand retour, Modern Air remplit ses promesses et dix ans après ses débuts, An Horse reste toujours d’actualité.

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12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Truth Club: « Not An Exit »

Truth Club est un quatuor basé à Raleigh, en Caroline du Nord, qui possède un son bien particulier comme l’atteste son premier album intitulé Not An Exit.

Impossible de ne pas penser à du Parquet Courts ou à du Ought et Protomartyr à l’écoute de ces neuf compositions complètement incisives. Dès lors, leur post-punk minimaliste et cérébral fait rapidement effet que ce soit sur l’introductif bien radical nommé « I Know There Is » qui est suivi de « Student Housing » mettant bien en avant la voix bien racée de Travis Harrington qui tente d’analyser du mieux qu’il peut son cercle social.

Impossible de ne pas résister à ces morceaux complètement catchy et addictifs comme « No Planned Sequel » et « No Planned Exit » qui ne dépassent que rarement les 3 minutes. Il faudra attendre la fin de l’opus avec « Tethering » et la montée en puissance de 5 minutes nommée « Dry Off » pour se rendre compte de la complémentarité des membres du groupe à l’aise dans tous les schémas pop-rock.

**1/2

12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Get Up Kids: « Problems »

Un an après la sortie de Kicke, The Get Up Kids sont de retour avec un album, leur premier depuis These Are Rules en 2011. Impression initiale, cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas entendu le combo aussi véloce ; 12 nouvelles chansons en 39 minutes, simplicité et efficacité avec pour mot d’ordre . Et surtout, on retrouve tous les éléments qui font aimer le groupe : des guitares précises qui pourraient écrire des mélodies entêtantes dans leur sommeil, ce clavier un peu fou, cette section rythmique d’une précision à toute épreuve et la voix de Matt Pryor, associée aux backing vocals de Jim Suptic, fonctionnent toujours, même après tant d’années.

Entre morceaux rentre dedans et catchy (« Satellit », « The Problem Is Me », l’atmosphérique « The Advocate ») et de très belles ballades (la sublime « Salina », « Common Ground »), on assiste clairement à un retour de tout premier ordre. These Are Rules possédait de bons titres, mais on l’aimait plus parce qu’il s’agissait d’un album du groupe que parce que c’était un grand disque. On aime Problems pour les deux raisons : ce sont The Get Up Kids, et les morceaux sont forts. Une belle émotion se dégage de ce disque et Matt Pryor possède toujours ce timbre de voix si particulier et si enchanteur. Et que dire de « Your Ghost Is Gone » une ballade de toute beauté, où le clavier est mis avant et qui clôt Problems d’une bien belle manière.

***1/2

12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de Paws

En combinant mélodies pop-punk à rock indieexplosif et ballades qui s’insinuent Paws a réussi à faire de Your Church on My Bonfire leur album le plus abouti. Tirant aussi les leçons de leurs expériences douloursuses les Écossais mêlent ainsi mélodies accrocheuses et refrains épiques ; amalgame dont leur chanteur et guitariste Philip Taylor explique les sources et ressorts.

Le son de ce nouvel opus est indiscutablement plus granduoise que sur votre précédent album No Grace. Qu’est-ce qui vous a conduit dans cette direction ?

Sur nos deux premiers albums, les textes étaient très personnels et j’ai voulu m’en élogner avec No Grace. Nous sommes un petit groupe et je m’étais dit qu’il fallait qu’ils soient sortis de ce contexte autobiographique. C’était assez génant pour moi, rétrospectivement. Avec No Grave je souhaitais un climat plus énergique et entraînant et, surtout, parler de choses dans lequelles le groupe était, lui aussi, le personnage. Maintenant, ma perspective est celle du groupe. J’aime la résonnance de ces nouveaux morceaux et je n’ai plus l’impression que je me racontais des histoires comme précédemment. C’est un disquesur lequel nous nus sommes beaucoup impliqués.

En quoi cela a-til rejailli sur la composition ?

La façon d’écrire n’était pas si différente mais c’était tot aussi cathartique qu’avant. Assez curieusement j’y étais plus moi-même. Un peu comme i j’étais un artiste solo et que je peaufinais mes compositions pour les autres.

Thérapeutique ?

Je ne sais pas, en tout cas plus honnête paradoxalement. Avant, j’écrivais une ligne puis je me sentais obligé à en écrire une suivante qui allègerait l’atmopshère. Cette fois-ci j’ai voulu être le plus sincère possible dans le déroulé de mes écits. C’est plus positif tout en étant un exorcisme difficile. Je suis heureux de ce recul et me dis que, si notre groupe séparait, je pourrais le gérer.

D’ou vous est venu ce titre : « Your Church is my Bonfire » ?

Dans ma tête c’est très visuale et ça veut sire des tas de choses. Il y a quelque chose de romantique dans l’idée que vous vous faites des relations humaines, amicales ou non.J’ai toujours eu le sentiment que je nétais pas en mesure de bien les appréhender. Ma santé mentale m’a toujours posé des problèmes et j’essaie de me dire qu’il faut que je parvienne à faire en sorte que mes relations affectives ne se terminent pas dans une impasse. J’ai trop souvent eu une attitude destructrice et ce quatrième album est une façon de me regrouper avec moi et les autres.

12 mai 2019 Posted by | Rapid Talk | | Laisser un commentaire

Ringworm: « Death Becomes my Voice »

La musique est un exutoire. Certains vont y purger leur amour, leur foi, leur peur, leur espoir. Les Américains de Ringworm s’en servent de catharsis pour leur colère. Bien que « colère » soit un faible mot à l’écoute des 11 titres de ce huitième album. Leur dernier album date de 2014. Hammer of the Witch consistait en un écoulement rapide de 13 titres thrashcore destructeurs et intenses, un travail bien fait mais sans réelle plus-value par rapport à ce qui se faisait par rapport à d’autres albums de metalcore ; un disque dans lequel ne s’y passait que ce qui était sensé s’y passer.

Expérience acquise devient parfoais légitime ; Death Becomes my Voice est plus intense, percutante, immersif et, par conséquent, accrocheur.

Tous les titres ne sont pas, bien sûr, des pierres angulaires, mais sur quelques pépites (« Dead to me », « Dying by Design », « Death Becomes my Voice »), on a de quoi se sentir galvanisé.

Bien sûr, à la réécoute, on se dit que le groupe aurait pu rehausser ses titres d’effets de style (un clavier sur « Dead to me » pour renforcer la malévolence, quelques samples…) pour rendre le tout moins brut sans altérer le moins du monde le côté rentre-dedans.

On pourra arguer que l’ensemble sonne tout aussi classique que dans le passé. mais Ringworm a fait le choix de l’économie de moyens pour atteindre son but et n’a semble-t-il pas l’intention de changer après 30 ans de carrière.

Alors ce nouveau Ringworm a beau être la suite logique de leurs œuvres précédentes, il montre un groupe dans une forme olympique, toujours capable de faire pleuvoir le feu sur ses fans.

***1/2

12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Versing: « 10000 »

Le premier album de Versing, l’autoproduit Nirvana, n’avait pas été capté par les radars il y a deux ans. Toujours est-il qu’avec ce premier jet, le quatuor de Seattle a suffisamment séduit un label local qui tenait à diversifier son image pour lui permettre une seconde chance nommée 10000.

A mi-chemin entre noise-pop et post-punk, Versing nous hypnotise, nous entraîne et nous éblouit à chaque seconde. Chaque mélodie de guitares tantôt mélodiques tantôt rugueuses arrive à rentrer dans les oreilles sans jamais en sortir que ce soit sur des titres comme l’introductif gentiment noisy « Entryism », « Offering » ou bien même « Violeta ». Convoquant aussi bien Viet Cong que Protomartyr dans la démarche sans oublier Merchandising période post-punk, le groupe vise toujours aussi juste notamment avec « By Design » où ils privilégient les rythmiques aux distorsions de guitare.

Par moments, Versing semble verser ses hommages aux héros des années 1990 que sont Pavement et Sonic Youth sans jamais tomber dans la pâle copie. Il n’est pas rare de croiser des sonorités que n’auraient renié la bande à Thurston Moore et Kim Gordon comme sur « Tethered » aux guitares dissonantes ou sur la conclusion nommée « Renew » qui a de quoi rappeler les ambiances dignes de Goo. De Stephen Malkmus, il en résulte d’autres perles mélodiques à l’image de « Long Chord », « Sated » sans oublier « Survivalist ».

Ce second opus fait le grand écart habilement entre les années 1990 et cette décennie. Ambitieux, mélodique et résolument entraînant du début à la fin, le groupe de Seattle peut espérer se faire une place qui ira plus loin que les frontières du « Grunge County ».

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12 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire