No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Kevin Morby: « Oh my God »

De retour après une année d’absence, Kevin Morby ropose avec Oh my God un cinquième opus solo en six ans après un passage avec les groupes Woods et The Babies ; un avant-goût littéraire de cet album folk-rock fleurissant et harmonieux.

Morby avait besoin de tenir le seau et les reines de la créativité dans sa totalité et bercé, par les racines, sédiments créatifs germés par l’influence des Dylan, des Reed et des Cohen de ce monde, apporte à sa musicalité un sentiment de déjà vu et de réconfort.

Bien que ces influences puissent avoir un apport extrêmement considérable dans son approche musicale, Kevin Morby semble toutefois éprouver une difficulté à se distancer de leur idéologie, si bien qu’il en ait à se demander s’il serait en mesure de s’en délaisser.

Suite à des albums comme City Music (2017, Dead Oceans), représentant la vie qu’il a vécu au travers des villes qui l’ont forgé, Oh My God aborde quant à lui la religion, thème dont l’artiste en remarque lui-même l’omniprésence dans ses projets. Ce thème ne tend toutefois pas à se pencher sur la religion en elle-même, mais plutôt sur la spiritualité de l’artiste dans la recherche de soi. Ce concept est d’ailleurs un point fort de l’album, car contrairement aux précédents qui présentaient une multitude de couleurs, celui-ci porte en lui une ligne directrice constante qui permet aux auditeurs de mieux s’immiscer dans l’écoute.

Ce qui est d’autant plus intéressant, c’est qu’à travers cette ligne directrice, il est tout de même permis aux auditeurs de se laisser porter par une multitude d’émotions et d’ambiances. Ce fait d’armes est effectué avec brio dans la conception de l’album si on prend en exemple cette suite de chansons ; « OMG Rock n Roll », qui donne envie de taper du pied, fait contraste à la chanson suivante « Seven Devils » qui elle, s’avère plus calme et apaisante avant de retomber dans une chanson au rythme entraînant avec « Hail Mary ».

La voix chaude et enveloppante de Morby transporte l’auditeur dans un état d’ultime légèreté, alors que ses phrases semblent constamment se prolonger, comme si Kevin Morby voulait accueillir ses auditeurs, les bras grands ouverts. L’emploi de paroles comme “Carry me home” et “No rooftop on my joy” ajoute encore plus de portée et de compréhension à l’ensemble de l’oeuvre, alors que celles-ci transportent l’auditeur dans le même voyage spirituel que celui l’artiste.

L’apport d’instruments comme le piano, la flûte, le saxophone et l’orgue ainsi que l’utilisation des chants gospel peuvent être entendus dans des chansons comme « Oh my God » et « Nothing Sacred/All Things Wild » ajoutant un côté céleste à l’album.

En somme, loin d’être aussi percutant que City Music, Oh My God mérite une écoute plus qu’attentive. Même si la sonorité de l’album semble vouloir nous faire voguer partout et nulle part à la fois, Morby démontre une maturité indéniable et la ligne directrice permet de garder les pieds sur terre tout en ayant la tête dans les nuages.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Clinic: « Wheeltappers & Shunters »

Voilà plus de vingt ans que Clinic et délivre ses noirceurs enivrantes mais il aura fallu attendre sept ans pour voir naître ce huitième album ; Wheeltappers & Shunters, en référence à un obscur vieux programme télé de variété diffusé dans les années 70 en Angleterre, reprend la formule magique du groupe : douze titres, des synthés vintage et cette voix si caractéristique.
Le frontman, Ade Blackburn, déclare avoir voulu, par le biais de cet album, démystifier les 70’s et montrer qu’il pouvait aussi y avoir un côté pervers et sombre à cette époque que l’on associe souvent à la libération des mœurs et à la désinvolture. Il a sans nul doute réussi son pari.
Seulement quinze secondes dans « Laughing Cavalier » nousintrdisent dans son univers ; un son krautrock brut où le post-punk n’est jamais loin. La mélodie sera est lourde et lancinante, véhicule parfait aux atmosphères malsaines dans lequelles le combo évolue et qu’il prolonge ensuite sur « D.I.S.C.I.P.L.E. » et un « Mirage » dont la rythmique binaire est redoutable dans son efficacité.


S’ajoutera à l’album une dimension psychédélique omniprésnte par exemple sur .un « Laughing Cavalier » ou un « Rejoice ! » qui n’est pas sans évoquer Syd Barrett.
« New Equations (At The Copacabana) » concluera l’album de la plus étrange des manières avec ses bruits de machine à écrire, où la douceur côtoie l’étrangeté, où l’on avance dans un équilibre délicat.
S’il est parfois difficile de réussir à asseoir une ambiancecar les titres ne sont pas assez longs pour être pdéveloppés, Clinic y parviennent avec brio et joue avec avantage des césures qui sont autant de pauses nécessaires pour reprendre son souffle et repartir de plus bel. Leur pop noire, loin des clichés dansants, reste ancrée en tête.
Le très vampirique « Rubber Bullet » sera, à lui seul ,le parfait condensé de ce huitième album : en moins de deux minutes trente, elle marque Wheeltappers & Shunters cordeau et au fer blanc notamment grâce à son son très 70’s et malgré tout intemporel qui incite encore mieux à visiter ce freakshox suave et doucereux.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Methyl Ethel: « Triages »

Pour trouver l’eldorado pop, il faut aller loin parfois ; mais quand celui-ci se présente sous la forme de Methyl Ethel et qu’il est situé en Australie on est prêt à faire le voyage aux Antipodes d’autant qu’on a déjà remarqué les deux premiers albums du combo : Oh Inhuman Spectacle (2015) et Everything is forgotten  (2017) et que le petit dernier s’annonce sihné et plein de maturité.

En effet, il est question ici de mélange pop-électro-rock dense, retenu et dosé. Tout semble avoir été soigneusement préparé pour rendre leur ouvrage énigmatique, sophistiqué et concentré. Dans le tube à essai c’est d’abord une voix, nous rappelant Anna Calvi, qui n’est autre que la voix androgyne de celle de Jake Webb, leader du trio.

Vient s’ajouter au dosage la production scintillante, engageante et précise élaborée par Marta Salogni (Bjork, The XX, Goldfrapp) qui nous remémore les beats romantiques de feu Wild Beast. Cette préparation à la formule originale prend toute sa consistance et sa force de séduction avec l’apport diffus de cette mélancolie contemporaine qui traverse tout l’album. Une sorte de balade urbaine où entre les buildings on aperçoit des bouleaux frémissants, des ondes magiques de lumières éclatantes et ce souffle de vent, ce souffle de voix qui nous transporte dans un vibrant moment d’écoute et de vie plus intense, plus cérébral. Un peu comme la pochette Unconventional de leur album signée du peintre Loribelle Spirovski.

Le voyage s’ouvre sur une double entrée en matière, avec les efficaces « Ruiner » et « Scream Whole » qui nous engagent comme dans une rythmique punchy et revitalisante mais toujours condensée et appliquée.  On retiendra également « Hip Horror » mélange qui pourrait le concentré d’une formule savoureuse qui porterait le nom de « lyrico punchy pop »  qui se doit d’être consommée sans modération.

****

9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Connie Constance: English Rose »

Connie Constance est une jeune auteure-interprète britannique dont l’univers mêle une voix influencée par la Soul aussi bien vintage que moderne, et une instrumentation Pop/Rock qui évoque parfois la génération 90’s. C’est sans surprise que l’on  découvre qu’elle écoutait dans son adolescence The Smiths, The Stone Roses, Arctic Monkeys, Blur, et the Verve.

Si sa musique se caractérise d’abord et avant tout par un style Pop/Soul pas si lointain de celui de Nilüfer Yanya, la variété de ses influences font d’elle bien plus qu’une nouvelle égérie pop. Un disque habité par la détermination de son auteure dont le ton politique ne déplairait pas à Damon Albarn, et dont la réputation ne devrait pas tarder à dépasser les frontières du Royaume-Uni.

***

9 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Tacocat: « This Mess Is A Place »

On connaissait Tacocat comme étant les amueurs de la scène bubblegum-punk féminine américaine. C’est avec leurs textes acidulés et sarcastiques qu’elles ont réussi à monter en grade et leurs albums NVM et Lost Time en sont é la preuve concrète. Cettes fois-ci, année, l’heure n’est plus vraiment à la rigolade pour le groupe de Seattle comme le montre leur quatrième opus intitulé This Mess Is A Place.

Tacocat a juré de vouloir se prendre qu’au sérieux désormais. Comme la grande majorité des groupes indie rock américains, Emily Nokes et ses sacolytes s sont estomaquées par les élections américaines de 2016 et déplorent le sort réservé au pays suite à cela. C’est donne des titres plus policés et plus mélodiques où le combo arrive néanmoins à transmettre le malaise général comme sur l’introduction « Hologram » où la guitariste en découd avec ses frustrations identitaires.

Plus surf-pop et jangle-pop que dans le passé, Tacocat n’oublie pas pour autant le côté bubblegum et acidulé qui a fait leur réputation mais il est clair qu’elles atteignent l’âge adulte. This Mess Is A Place veut mettre au sol la confusion, le désespoir et les incertitudes du lendemain suite au climat politique de plus en plus malaisant à travers des morceaux à l’image de « New World » et « Grains of Salt » mais également de « The Joke Of Life » et l’hymne féministe par excellence qu’est « Rose-Coloured Sky » qui ont de quoi défier l’énergie de The Go-Go’s.

En affichant ce visage plus réfléchi sur « Little Friend » ou sur « Crystal Ball »  », Tacocat signe un disque pivot dans sa discographie ; une œuvre qui met en avant les enjeux sociopolitiques américains actuels féministes ou autres ,avec un résultat peut-être moins coloré mais dont la pertinence n’est pas à démontrer.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Ninth Wave: « Infancy Part 1 »

Qui dit Part 1 implique que The Nignt Wave présente, sur cet opus,la première partie d’un diptyque dont on connaîtra la conclusion plus tard. En attendant, n’est pas question de passer sous silence la new wave de ce tandem de Glasgow dont les deux membres alternent claviers, guitares et chant.

Les six titres de Infancy Part 1 sont contagieux à souhait, une écoute suffira pour comprendre que l’on tient avec eux quelque chose de prometteur et que, forcément on aura très hâte d’en entendre la suite.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Barrie: « Happy To Be There »

Il y a des groupes qui connaissent un buzz remarquable et qu’ils ne déçoivent en aucun cas. C’est le cas de Barrie qui nous vient de Brooklyn et qui compte faire une entrée fracassante avec un bien-nommé premier album Happy To Be Here.

Composé de 10 morceaux, le groupe mené par la musicienne multi-instrumentiste Barrie Lindsay et accompagné de Dominic Apa (batterie), Spurgeon Carter (chœurs, production additionnelle), Sabine Holler (choeurs) et de Noah Prebish (synthés, guitare, production) mêle indie rock et dream-pop avec une précision redoutable. Mené de main maître par une introduction à la fois entraînante et rêveuse nommée « Darjeeling », on est fasciné par la voix mielleuse de la cocaliste ainsi et des arrangements sonores qui brillent de mille feux.

On entendra ainsi utres incroyables trouvailles comme « Dark Tropical », « Clovers » par fois soutenus par le rythme plus soutenu de « Habits » qui arrivent à concilier textures synthétiques et allures organiques.

Happy To Be Here se veut être un voyage musical onirique et coloré tout en son long et on adhèrera sans peine à ce périple avec « Saturated » et « Chinatown » en passant par les terrains plus folk de « Geology » au refrain plus dense et la conclusion joliment printanière qu’est « Hutch ».

Barrie est heureux de nous offrir un premier album aux douces saveurs synthétiques et rêveuses. Happy To Be Here en est une démonstration tout comme une invitation à un voyage qu’il serait mavbenu de refuser.

****

9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Gardsghastr: « Slit Throat Requiem »

Gardsghastr est un super groupe de black metal formé de membres d’autres combos du genre ; Bekëth Nexëhmü et Chaos Moon qui sont respectivement suédois et américains.

Il a son propre style ; un black symphonique qui doit pas mal aux nineties.

Cela se métérialise par des curseurs placés différemment où ce qui sautera aux oreilles sera ratranscrit par des riffs et une vois noyés sous les claviers.

Le côté épique, occulte et majestueux s’en trouve renforcé mais l’impression générale est c’elle d’un brouillon, d’un fouillis sonore artisanal, bref de recherche encore en hachère.

Cela reste quand même assez bien ficelé, assez en tout cas pour qu’on s’accroche et qu’on souhaite mener l’écoute à son terme.

Se dégage aussi de cet opus une certaine forme de désespoir glacé, et de terreur ; il est en effet à noter que le côté atmosphérique est assez développé aussi, et il règne donc ici un équilibre certes fragile et qui ne conviendra peut-être pas à tout le monde, mais bien palpable. On peut bien entendu parfois penser à des formations comme Vinterriket ou Darkspace, soit des groupes qui allient une certaine exigence mélodique avec un esprit résolument black metal. On ne s’en plaindra pas ; Slit Throat Requiem fonctionne très bien, et pourrait même faire sensation dans le genre.

***

9 mai 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Zeno dan den Broek: « Breach »

Breach est le  nouveau projet de Zeno dan Den Broak  un artiste travaillant sur la notion d’espace et d’acousmatique afain de nous proposer une vision urbaine de la modernité, qui se manifeste en concassant les sons pour les libérer d’une certaine forme d’oppression et en inventer d’autres.

Breach aborde la radicalité en souplesse, bâtissant des surfaces glissantes recouvertes de moisissure et de crasse électronique. Il en faut peu pour que cet amas de titres flirtant avec une certaine idée du chaos, ne se transforme en tracks dancefloor pour mutants en perte de contrôle.

Zeno dan Den Broak broie les sons pour en ressortir un suc vicieux aux émanations mortelles, disséminant dans l’espace un poison sonique, capable de faire exploser nos perturbateurs endocriniens et faire de nous les esclaves de boucles drones à l’acidité brulante. Épatant.

***1/2

9 mai 2019 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Geoff Leigh & Yumi Hara: « Upstream »

Il y a des rencontres musicales duelles qui, bien que ponctuelles et sans antécédents, semblent marquées immédiatement par le sceau de la grâce, sans pourtant qu’elles aient été attendues de longue date par les protagonistes impliqués ni par leurs auditeurs. C’est le cas du duo en action sur ce disque.

Le multi-instrumentiste Geoff Leigh a participé aux débuts de l’histoire de Henry Cow avant de se commettre dans diverses protubérances de l’avant-gardisme britannique (Black Sheep, M.C.C.B.., Radar Favourites sans parler de ses participations à Hatfield & The North, Univrs Zéro et, plus récemment, Faust.

De son côté, Yumi Hara, claviériste et vocaliste japonaise qui s’est commise avec le groupe féminin de pop surréaliste Frank Chickens, a auparavant duettisé avec David Cross (ex-King Crimson et Hugh Hopper (ex-Soft Machine, Brainville), excusez du peu et elle! a aussi une autre vie musicale en tant que DJ…

Les deux protagonistes ont donc chacun un bagage imposant dans le domaine des « musiques autrement progressives » et, comme dirait le sens commun, hautement intellectuelles. Pourtant, Upstream ne tire pas son attrait de sa capacité à mobiliser les énergies seulement mentales.

Ce ne sont pas des pointures en mal de reconnaissance qui « égotisent » ici dans une course à l’exploit virtuose ou à la construction absconse, mais bien davantage deux échos d’une même trajectoire, deux sensibilités en phase déclinant un même horizon. Ce n’est pas d’étalage verbeux dont il est question, mais bien plus de fusion de deux esprits dans un mouvement vertical, ascendant.

À l’instar de sa pochette, Upstream nous invite sur un territoire de cimes rocailleuses et magmatiques où la contemplation paysagère est bousculée par les caprices des éléments aussi opposés que l’eau et le feu et où l’espace est creusé à la fois par des mises en abîme comme par des élans fulgurants.

Il transpire indubitablement de vibrations extrême-orientales, ne serait-ce que par la priorité accordée aux flûtes dont Geoff Leigh joue magnifiquement, usant de phrasés et de timbres parfois proches de ceux qui sont généralement explorés par la flûte japonaise traditionnelle shakuhachi. En fait, sa prestation ici s’inscrit dans le prolongement de son travail dans un registre jazzo-ethno-contemporain avec Colin Ewin (Porcupine Tree dans ExWise Heads)

De son côté le chant de Yumi Hara a des inflexions qui renvoient à un ancrage typiquement japonais, qu’il soit traditionnel ou contemporain. Certaines percussions de Geoff Leigh évoquent de même les plateaux de l’Himalaya.

L’Extrême-Orient est donc en ligne de mire, mais il n’est aucunement perçu à travers un filtre lénifiant ou new-agisant. La vibration spirituelle (et tant pis si le terme est galvaudé) activée conjointement par Leigh et Hara et Yumi HARA se forge au contraire à partir de diverses formes d’aspérités et de mutations sonores, qu’elles soient acoustiques, amplifiées ou électroniquement traitées.

Ainsi, avant de goûter au rassérénement qui se dégage de « The Siren Returns, » nos deux maîtres de cérémonie nous auront fait passer par plusieurs étapes qui sont autant d’épreuves sur un parcours existentiel.

Assortis de couleurs différentes, les tableaux sont très contrastés et habités de jets et de secousses intenses : flûte sinueuse et fines nappes de claviers déformées et étirées qui se transforment en notes basses de piano sur le morceau éponyme à l’album ; flûte diserte et vagabonde et orgue visqueux et sépulcral dans « The Mountains Laugh »s ; piano classique et soprano sax aux sonorités éraillées dans « The Strait », vocalises et didjeridoo vertigineux sur « Something about the Sky »…

« At the Temple Gate » contient tous les signes de la peur panique dissonante, avec ces bois spiraliques et contorsionnistes, ces ondes trafiquées et ce chant halluciné et possédé. « Dolphin Chase » trace lui aussi une voie escarpée et rugueuse avec ces manipulations électro et ces saccades vocales.

Voici un disque qui a été enregistré en deux jours sans que l’on sache s’il provient d’une session live ou d’un travail en studio (ou d’une session live en studio) et si les morceaux qu’il contient ont été librement improvisés sur le tas ou si des directions, des pistes avaient été tracées à l’avance (improvisations dirigées ?). En l’occurrence laisser l’auditeur dans le doute et l’ignorance ne peut que contribuer à rendre son écoute plus fébrile.

Mais le mystère d’Upstream ne se limite pas à son « making-of ». Quel que soit le mode opératoire mis à l’œuvre par les deux artistes impliqués, il est de toute façon acquis qu’il y a des forces en présence sur ce disque qui sauront infiltrer, voire habiter, l’âme de l’auditeur disponible à chaque écoute.

****1/2

9 mai 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire