No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Vampire Weekend: « Father Of The Bride »

Vampire Weekend se frotte à l’exercice du double album et ils ont attaedu d’en arriver au quatrième opus pour développer un éclectisme forcément inégal certes, mais où les 18 titres gardent une bonne cohérence.Le premier morceau qui commence en mode acoustique, est vraiment impossible à identifier à l’aveugle. C’est un duo avec Danielle Haim. Il y en a d’ailleurs deux autres mais passons.

Le ton est apaisé, on ne sent pas que les six années sans parution et le départ de leur multi-instrumentiste Rostam Batmanglij a lassé les musiciens dans dans un abîme de perplexité. En extrapolant on pourrait même dire que cet apaisement n’est pas le meilleur moteur artistique. Paradoxalement, c’est un album prolixe qu’ils nous livrent. Aucun morceau ici ne semble superflu mais aucun ne semble indispensable non plus. Ce sera forcément vu comme une grosse faiblesse par le groupe qui nous a livré quelques-uns des « singles » les plus percitants de la décennie passée.

« Harmony Hall » par exemple est le titre passe-partout par excellence.On pPeut se permettre de penser à Arctic Monkeys en terme d’ambition mais avec des moyens radicalement différents.

Il y a aussi de rares moments où on sent qe Cvampire Weekend se lâche. Ainsi, « Sympathy » joue sur la rupture, le rythme bien entretenu et les chœurs un peu barrés. C’est bien trouvé en tous cas et c’est peut-être est-ce même le meilleur moment de l’album, celui où les garçons bien peignés ont la cravate en bandana mais gardent soubresauts impeccables et implacables .Mais même quand c’est plus lisse on se laisse, peu ou prou, prendre au jeu « (Sunflower »). Fort heureusement, la haute tenue mélodique sera toujours au rendez-vous (« Rich Man »).

On décèlera aussi leur troisième degré sur « Unbearbly White » qui apparaîtra comme un manifeste à certains à qui ces premiers de classe assumés ne plaisent pas. Ce détachement peut aussi être une limitation et il manquera sans doute un peu de transpiration au groove sec de « How Long ? ».

Father of The Bride pourrait proposer une dose de soleil nécessaire de temps en temps. Sauf que cette envie n’est pas compatible avec la propension à s’envoyer 18 titres d’un coup. Ce qu’on a surtout aimé chez Vampire Weekend, c’est une forte personnalité et la capacité à transcender un genre (la pop ensoleillée) qui n’était pas celui qu’on écoutait le plus. Ces deux qualités se sont bien érodées en tous cas. Remplacer la qualité par la quantité n’aidera pas à passer le cap. Ceci est un chouette album, foncièrement, mais qui ne marquera sans doute pas. Parce que le désordre organisé marque souvent plus qu’une étude studieuse.

***

6 mai 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

Aucun commentaire pour l’instant.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :