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Night Beats: « Perform The Sonics’ Boom »

Il fallait oser s’attaquer à cette œuvre fondatrice qu’est Boom, album des Sonics sorti en 1966 que beaucoup considèrent comme la référence garage par excellence. Qui mieux que Night Beats, horde menée par Danny Lee Blackwell, pouvait relever ce défi quand on connaît la vénération que le groupe voue à ses aînés ?

Le résultat est à la hauteur de nos espérances, respectant à la lettre l’esprit et le son défendu par les Sonics, tant en ce qui concerne les titres originaux du combo de Tacoma que les reprises furieuses (« Louie Louie »), qui sont assénées par un groupe qui a le soucis permanent de rendre l’hommage le plus fidèle à cet album fondateur, sans surenchère. Les musiciens se sont ainsi délibérément imposés les conditions d’un enregistrement des années 60, éradiquant toute la technologie moderne et usant toujours à bon escient des saturations.

Les riffs de guitare respectent la simplicité de l’original sans jamais tomber dans la démonstration, et l’auditeur se retrouve transporté en 66, âge d’or du rock garage, percevant au plus près la force de ces morceaux qui restent des classiques intouchables, s’ils sont joués comme les Night Beats les exécutent, avec un respect et une considération qui font de ce groupe l’un des plus dignes descendants de leurs mentors. Que ce soient « He’s Waitin »’, « High Hike », « Cinderella », » Shot down », « Don’t beAafraid of the Dark », les Night Beats ont à cœur de respecter l’original sans trahir la rage qui s’en dégage, et qui demeure pour beaucoup une source inépuisable d’inspiration sans que les imitateurs qui s’y frottent, attirés par la simplicité apparente des compositions, ne parviennent à reproduire l’odeur de soufre qui émane de ces hymnes hors de portée. Car les Sonics ont précisément apporté au rock’n’roll cette urgence maîtrisée si caractéristique des bons groupes de garage, mais que peu ont finalement réussi à reproduire avec la même verve.
Les Night Beats, dans les notes de pochette, expliquent humblement que les Sonics ont façonné leur son, et que la dette contractée valait bien un retour d’ascenseur, à condition qu’il soit dans le plein respect de l’esprit originel du disque.

La chose est réussie, mais on aurait préféré qu’il soit donné une plus large diffusion à ce beau vinyle.

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3 mai 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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