King Gizzard and the Lizard Wizard: « Fishing for Fishies »

King Gizzard and the Lizard Wizard est déjà de retour ! En effet, nos hyperactifs favoris n’ont pu s’empêcher de produire un autre album, un an et demi après la naissance de quintuplés qu’ont été Flying Microtonal Banana, Murder of the Universe, Sketches of Brunswick East, Polygondawanaland et Gumboot Soup.

Fishing for Fishies, le 14e album studio en 7 ans pour la bande menée par Stu Mackenzie et le premier lancé par la propre maison de disques du groupe, Flightless Records. Le leader du combo, Stu Mackenzie, voulait, selon lui, laisser chaque chanson bâtir se proprre personnalité et tailler son propre chemin.

King Gizzard and the Lizard Wizard emprunte ainsi une nouvelle direction où il plonge autant dans le jazz-rock FM « à la Steely Dan-Doobie Brothers » que dans le boogie rock à la « T. Rex-Status Quo ». Les vétérans mélomanes ne seront pas dupes. Ils identifieront assez rapidement les emprunts…

Par contre, toutes ces influences sont magnifiquement mâchées et digérées. Puisque la formation fait preuve (et pour une énième fois) d’une dextérité hors du commun, ce Fishing for Fishies se classe de nouveau dans les nombreuses réussites du septuor, même si aux premières écoutes, le fanatique pourrait être déstabilisé par la facture plus léchée de la production.

On ne peut pourtant qu’être séduite par cette réalisation limpide qui permet d’apprécier encore plus la performance musicale irréprochable des Australiens. Sans atteindre les hauts sommets des 5 précédents efforts révélés en 2017, King Gizzard and the Lizard Wizard nous propose un disque divertissant et étrangement accessible.

En plus de 3 excellents boogies (« Boogieman Sam », « Plastic Boogie » et « The Cruel Millenial) », le groupe en ajoute un quatrième avec « Cyboogie » qui constitue le condensé parfait de tout ce qui a été entendu précédemment dans ce Fishing for Fishies. En plus d’avoir été séduit par « The Bird Song » (très Doobie Brothers) et par la stoner-blues « Reals Not Real », les Australiens nous donnent peut-être un indice de ce qui pourrait être la suite pour eux grâce à la conclusion d’« Acarine ».

Dans un prochain processus créatif, si jamais King Gizzard and the Lizard Wizard poursuivait dans la même veine « électro », nous en serions rassurés, mais l’écoute de ce nouvel album, nous rend quelque peu perplexes. Malgré la pertinence de cette nouvelle création, on décèle tout de même chez le groupe une indéniable envie de plaire à un public plus large… ce qui présuppose une approche un peu plus consensuelle. C’est peut-être le seul reproche que l’on pourrait faire mais c’est loin d’être là où le bât blesse tant Fishing for Fishies confirme de nouveau les immenses possibilités à la portée de Stu Mackenzie et ses accompagnateurs.

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