James Andean: « Assemblance(s) »

James Andean navigue sur les eaux d’une électro-acoustique nourrie de field recordings, puisés dans notre environnement direct et assemblés de manière à transformer cette matière première en narrations émotionnelles passées par un prisme déformant.

Assemblance(s) enchevêtre les éléments pour créer des atmosphères chancelantes aux allures de sketches étranges, où tout prend des allures grossissantes ou rapetissantes, selon que l’on soit grand ou petit, doté d’une ouïe fine ou équipé d’un sonotone.

L’artiste déplace les bribes sonores sur d’autres espaces, leur offrant le loisir de devenir quelque chose de différent, d’endosser un habit de lumière sur un plateau de cinéma, de jouer la comédie sur une scène de théâtre, se rapprochant sans équivoque de l’esprit d’un Bernard Parmegiani. On est happé par ces histoires à l’approche cosmologique, projection dans un espace bousculé par les incertitudes et les faux-semblants. Très fortement recommandé.

***1/2

Nordjevel: « Necrogenesis »

Sur son album éponyme en 2016, Nordjevel faisait la démonstration d’un black cru et intense ; avec Necrogenesis la même approche est de rigueur, mais un cran au-dessus. Les riffs, le chant, les rythmiques semblent redoubler de puissance. Et on ne va pas s’en plaindre. Certes, le genre développé est très classique, déjà entendu des dizaines de fois au travers des travaux de Setherial, Dark Funeral, Marduk ou Watain mais, en même temps, on trouve ici l’ex batteur de Dark Funeral capable d’en rajouter encore un peu plus dans l’outrance.

Impossible de ne pas adhérer à des titres comme « Panzerengel » qui conclut l’album comme pour témoigner de la marge de progession et de créativité rehaussé d’ambiances au clavier et de parties techniques qui transfigurent le titre. Bien sûr, rien ici n’est du domaine de l’inédit mais cela cela rend toutefois cet opus imparable et plein de promesses pour un avenir qui s’annonce noir et glacial à souhait.

***1/2