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Isbells: « Sosei »

Isbells a toujours privilégié une débauche d’intimité supérieure à la moyenne, une voix haut perchée et moins d’électricité moins d’électricité que cette comparaison avec Bon Iver pourrait impliquer. Mais il faut reconnaître aussi que les Flamands sont restés plus intimes malgré un son qui a changé et que cette intimité est aussi la seule limite qui dépendra uniquement de l’auditeur. Les amateurs de force pure et de lyrisme passeront leur chemin et même si on est clients du genre, le bon moment doit être choisi. Cette restriction de posologie est nécessaire pour que ces morceaux très délicats mais aussi très légers percolent en plein.

Billy était très délicat, pas loin de l’ambient et on note ici un retour à une forme plus classique. Il y a toujours cette voix un peu vocodée mais on note déjà une poussée dès « Means To An End ». On avait déjà noté un revirement un peu électronique avec le poignant « Father » proposé en « single. » Fort heureusement, le pathos n’est pas trop appuyé pour en faire un moment qui serait trop ampoulé par l’émotion.

Il reste aussi de petits moments de douceur pure et acoustique (« Tired »), de beaux paysages sonores en apesanteur. Et c’est presque mine de rien que la chanson-titre est un très grand morceau notamment grâce à la luminosité des cuivres. A l’opposé, ils poussent même vers le mid-tempo sur « The Utmost Way » et cette petite poussée de fièvre toute relative leur va bien et usent de sons un peu distordus sur « 2 Words ».

On sait aussi qu’on retrouvera des montées, surtout quand le morceau commence de façon bien lisse et peu engageante (« One Cause ») avant un retour au slow le temps de « HM Street » qui propose une bien belle mélodie avant de logiquement reprendre l’air pour un final qui ne peut que s’embraser.

Vous avez tout compris, c’est très beau ce Sosei, délicat et charpenté à la fois, avec un cocon sonore qui enveloppe parfaitement ces morceaux à hauteur d’homme. En insérant des bouts d’intensité dans cette délicatesse, Isbells atteint un bel équilibre et montre que leur évolution est constante.

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16 avril 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur | ,

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