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Ratchet Orchestra: « Coco Swirl »

Composé par le contrebassiste et chef-d’orchestre Nicolas Caloia, Coco Swirl mélange les forces de l’avant-garde pour offrir un instantané de la musique contemporaine, où free jazz et expérimentale rentrent en collision pour donner naissance à un cosmos délirant.

Les instrumentistes présents, ont la place de donner libre-court à des salves d’improvisation, conférant à Coco Swirl un goût d’expérience auditive à la croisée des genres, faisant se percuter cuivres, cordes, xylophones, piano électrique et rythmiques sur des murs du son aux avancées mélodiques en mode hors-cadre.

L’autre grande force de Ratchet Orchestra, est de conjuguer les pistes et de donner à chacun un espace qui lui est propre, capable de s’isoler ou d’appuyer musicalement le reste de l’ensemble, permettant à la narration de gagner en énergie et en densité.

La richesse de Coco Swirl réside dans son approche très accessible pour un néophyte curieux, tout en développant une écriture pointue à la recherche musicale intense, qui sait puiser intelligemment dans le passé pour catapulter le tout dans un rétro-futurisme en constant mouvement. Très fortement recommandé.

***1/2

 

 

15 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Ideomotor: « In and Out of Time »

Ce duo finlandais revendique des influences des années ’90, on n’en trouve, ici, que très peu de traces, au contraire des eighties dont le versant synthétique est largement revisité sur cet In and Out of Time.

L’opus se présente donc comme un album electro-pop occasionnellement musclé un peu à l’ancienne, avec une pop gonflée aux synthés aux airs occasionnel d’hymnes, ressemblant parfois à ce qu’on a apprécié chez , par exemple, The Killers (« Hold On »).

C’est efficace, assurément, surtout quand ils ajoutent un peu d’électricité comme sur « One Last Time » où on est carrément chez Interpol, avec un allant qu’on ne rencontre plus que rarement chez ces derniers.

On préfère d’ailleurs quand c’est plus flamboyant, avec le côté plaisir coupable qui est associé à cette frange peroxydée des années ’80 (« Do It Again », « Helsinki100 ») ou quand un morceau se relance sans accélérer comme sur « The Drift Pt.2 ») A l’opposé, quand le tempo ralentit, se fait un gros bourdonnement propice à apporter la lourdeur que cette lenteur requiert.

Sans celle-ci on est moins captivés (« Seven Days », « Interference »mais on pourra trouver « Makebeliever » très émouvant. On pensera, au bout du compte, que c’est trop convenu pour être convaincant en matière d’élégie et surtout que ce n’est pas là qu’ils donnent leur meilleur.

Il y aura pourtant suffisamment de matière à sourire ici pour rejouer souvent cet album qui, en terme de revival, est entraînant à souhait.

***

15 avril 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire