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Tim Bowness: « Flowers At The Scene »

Les albums de Tim Bowness se suivent et … ne se ressemblent pas ! En effet, Flowers At The Scene n’est pas du tout la suite que l’on pouvait espérer de l’excellent Lost In The Ghost Light, et d’ailleurs, Bowness avait envisagé de faire le type d’album que Moonshine, le groupe cité dans son opus précédent, aurait pu sortir dans les années 70 !

Au fur et à mesure que les compos avançaient, la ligne directrice a changé et Flowers At The Scene est , par conséquent, une collection de chanson qui se démarque formellement de Lost In The Ghost Light, mais aussi des opus précédents.À la première écoute, la sensation est que Tim Bowness est revenu à une pop plus passe-partout, en oubliant les passages aériens et/ou mélancoliques qui font aussi le charme de ses morceaux. Plusieurs écoutes sont nécessaires afin d’apprivoiser l’album. Cependant, l’ensemble ne décolle pas vraiment, et son côté rétro le dessert un peu.

Le premier titre, « I Go Deeper », est le plus réussi. On sent une influence David Bowie assez surprenante et bienvenue. « The Train That Pulled Away » éveille la curiosité par ses cordes énergiques et son envolée instrumentale est plutôt réussie. Ce qui va suivre ne sera jamais à la hauteur de ces morceaux, même si des passages retiennent l’attention. La voix de Tim Bowness est toujours agréable mais mise au service de compos mollassonnes, elle ne se démarque pas. A vouloir sonner trop pop, comme sur « Rainmark », l’intérêt retombe. Débarrassée de son orchestration mid tempo et en allant plus chercher l’émotion, cela aurait peut-être mieux sonctionné.

Quand commence « Not Married Anymore », on voit que Bowness aime ces vignettes de vie, sans atteindre des sommets de plénitude mais plutôt de platitude. La sonorité jazz de « Flowers At The Scene » réveille un peu mais le morceau suivant sera le titre-phare : « It’s The World » bénéficie de la présence de Peter Hammill, Steven Wilson et Jim Matheos, l’instrumentation en est des plus élaborée et on y retrouve une dynamique des plus prenante, une rythmique heavy ; bref, c’est un titre torturé de Bowness comme on les aime. « Ghostlike » possèdera un travail atmosphérique réussi, intriguant et qui capte l’attention amis « The War On Me » est assez plat et sans grand intérêt. « Killing To Survive » et sa guitare au riff U2 ne convaincra pas outre mesure et l’album se terminera par un « What Lies Here », tout au plus joli et agréable. Notons quand même le beau travail de la trompette, ici et là, tout au long de l’album.

Flowers At The Scene pèche par un manque de cohérence. Cet assemblage de compos va un peu dans n’importe quelle direction, et la qualité de l’ensemble s’en ressent. Malgré de bons moments, l’album n’arrive pas à accrocher et son classicisme un peu particulier finit par ennuyer. C’est dommage car Tim Bowness mérite mieux et son cinquième album, même mixé par Steven Wilson, est une déception. Ce n’est pas la présence de Peter Hammill, Jim Matheos, Colin Edwin, Brian Hulse ou Andy Partridge , entre autres, qui rattrapera le tout. On attendra le prochain en espérant que les passages inspirés  ysseront plus étales et nombreux.

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9 avril 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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