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Badflowe: « Ok, I’m Sick »

Les choses sont allées assez vite pour ce groupe californien. Depuis sa création en 2013 ; un premier EP, suivi par un autre de trois titres en 2016 ont suffi pour aiguisent les intérêts des auditeurs et des professionnels jusqu’à la sortie du « single » « Ghost » diffusé massivement sur toutes les plateformes commerciales américaines.

Le quatuor se lance dans la composition de son premier album Ok, I’m Sick, un opus qui se révèle âtre un un disque de rock alternatif assez conventionnel dans sa forme mais plaisant dans son contenu. Le démarrage se fera sur les chapeaux de roue grâce au rentre-dedans « xANAx » dont le groove et à la fraîcheur font penser à Stevie Salas. Cela sera suivi d’une collection de mid-tempi aux réelles qualités mélodiques basés sur un schéma identique, à savoir couplets calmes et refrains plus enlevés.

Badflower y maintient un niveau global de qualité, même si quelques redondances peuvent être déplorées entre un réjouissant « We’re In Love » qui utilise certaines techniques entendues chez Pineapple Thief et le plus ordinaire « Daddy ».


Si cette modalité confortable a les faveurs des Américains, ils démontrent une aisance compositionnelle sur des titres plus progressifs, et montant en intensité, comme l’illustrent « « Heroin » et sa cassure dynamique ou « Cry » avec sa pesanteur martiale et ses intéressants arrangements de cordes. Badflower reste également un collectif de jeunes musiciens dont la fougue rock s’exprime toutefois et avec un certain talent dans le fuzzy « Die » et le funky « Girlfriend ».

Si quelques sujets sont abordés avec plus de légèreté, il ressort de cet album une tonalité sombre et même tragique si l’on s’attache à suivre les textes écrits par le chanteur écorché Josh Katz. Sa conscience très poreuse des humeurs du monde le conduit au morbide et l’amène à évoquer des thèmes graves, du suicide, à la souffrance animale en passant par l’addiction et l’inceste.
A le considérer pour ce qu’il est, c’est-à-dire sans prétention à bouleverser le genre, Ok, I’m Sick est une bonne surprise car c’est un album abouti et mélodique. On peut y saluer la prise de risque car s’engager peut mener à exprimer un point de vue excessif et immature, Ok, I’m Sick reste la transcription d’une sensibilité dont les fragilités sont touchantes de sincérité.

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7 avril 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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