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Avey Tare: « Cows on Hourglass Pond »

La sphère Animal Collective n’ayant pas été très inspirée ces dernières années, la solution pourrait peut-être venir des cgacun des ses protagonistes et c’est sous cette démarche qu’il faudra sans doute appréhender ce troisième album solo de David Porntner sous un de ses avatars Avey Tare.

Le disque dbute de façon idéale avec une guitare sèche qui prend son cours en milieu du morceau d’entame, « What’s The Goodside ? » , tout en douceur et au son d’une voix tissant des échos délicats. Dans son ensemble, l’album est redoutablement bien construit avec des effets habilement distillés, rehaussés par des sons foutraques et psychés par exemple (la malicieuse guimbarde sur « Nostalgia in Lemonade »).

Clin d’œil délibéré à Panda Bear et Animal Collective ou non, les bulles et les ambiances aquatiques parviennent ici à se faire une place au soleil dans l »univers du compositeur américain.

Autre sommet de cet album : « Saturdays (Again) ».  Le titre nous immerge davantage encore dans un univers baroque en nous emportant tendrement, au fil de cette voix lancinante et irisée. Loin toutefois de se fourvoyer dans l’excès de psyché, Dave Portner navigue allègrement avec, comme fil conducteur, l’utilisation de sons bizarres, d’une machine Tascam sortie des années 80 et des boîtes à rythme qui confèrent à l’album une atmosphère bucolique, rappelant les meilleures années d’Animal Collective.

Si l’artiste semble préoccupé par l’avancée du temps et son âge grandissant, sa réflexion oscille entre optimisme et nostalgie. Tare aborde néanamoins la quarantaine de manière constructive et variée et sans accident de parcours avec des compositions, certes en dents de scie, mais avec une cohérence que ne possédait pas celui qu’on pourrait considérer son mentor, Syd Barrett.

Ce Cows on Hourglass Pond est, pour Portner, son travail solo le plus abouti. En extrapolant un peu, il permet d’imaginer ce dont quoi que Syd Barrett aurait pu accoucher s’il n’avait pas trop rapidement abusé de psychotropes délétères.

***1/2

7 avril 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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