The Leisure Society: « Arrivals & Departures »

Il y a dix ans sortait « The Last Of The Melting Snow », premier « single » de The Leisure Society. Pour fêter cela dignement, les Londoniens annoncent leur cinquième disque sous la forme d’un double CD de huit titres chacun.
Depuis l’album, The Fine Art Of Hanging On et son très beau succès critique, on avait un peu perdu la trace de la bande à Nick Hemming. Arrivals & Departures sort quatre ans quasiment jour pour jour après un dernier opus empli de vague à l’âme.
Voix suave, piano clair, mélodies folk, l’humeur du titre éponyme ouvrant l’album Arrivals & Departures est langoureuse, pour ne pas dire asthénique, comme une très lente ballade lacustre sur un canal surplombé par un ciel anglais bientôt menaçant. L’explication de ce spleens gris souris gravé sur les deux galettes que composent Arrivals & Departures, peu enclin à la gaieté est à rechercher du coté de l’ancienne compagne de Nick Hemming, Helen Whitaker (ex-membre du groupe). Après cette séparation il a cherché linspiration, chose qui lui a pris, 18 mois de balades de villes en villes, avant de terminer l’enregistrement de Arrivals & Departures, titre qui prend donc tout son sens.

Le groupe a également investi l’Union Chapel à Londres, tard le soir, pour capturer les sections de cordes et de chœurs de l’album, avec l’aide de Brian Eno et de la poète Liz Berry.


Premier « single » tiré du double album, « God Has Taken A Vacation » pose une guitare électrique sur une complainte aux accents Beatles et Kinks. Si le titre a des relents mélancoliques évidents, Nick Hemming se défend, en partie, d’avoir voulu composer une chanson ode à son ex-relation amoureuse.
Et ce n’est pas le titre suivant, « I’ll Pay For It Now » qui viendra démentir l’emprise de cet événement personnel sur l’écriture de Arrivals & Departures. Le sentiment qui prédominera alors après l’écoute du premier disque ,sera la nostalgie.
Sur le second opus de Arrivals & Departures, le ton semble changer, un rayon de soleil apparaît à nouveau dans une trouée au milieu des sombres cumulus. Les deux parties du « Mistakes On The Field » réchauffent l’atmosphère et incitent à aller de l’avant ; comme Nick Hemming a dû en ressentir l’envie, à un moment donné.
Le passé résistra toutefois, mais le tracklisting qui se déployera le fera avec un raffinement qui véhiculera tout sauf un remède à la mélancolie.
Nick Hemming et son groupe sont en train de se photocopier eux mêmes depuis quelques années ;Arrivals & Departures est, à cet égard, le témoignange d’un certain surplace qui ne peut que nous laisser en berne.

***

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.