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Devon Townsend: « Empath »

Devin Townsend est un artiste qui donne tout son sens au mot créatif. Le Canadien écume depuis des dizaines d’années maintenant la scène musicale avec une hyperactivité débordante. Que cela soit avec Strapping Your Lad ou son Devin Townsend Project, l’artiste propose une musique riche et travaillée qui ne laisse que peu de personnes indifférentes.

Il se lance encore un nouveau défi en réalisant un album solo qui sort de ses habitudes discographiques ; le curieusement nommé Empath.

Fidèle à sa marque de fabrique, la première écoute de ce disque apparaîtra totalement déconcertante. Cela part dans tout les sens et bien malin celui qui pourra donner d’emblée la ligne conductrice de cet ensemble. Mais avec un œil et une oreille attentive, l’œuvre proposée par Townsend se révèle être minutieusement ficelée.

« Castaway » et « Genesis », qui démarrent les réjouissances le font sur les chapeaux de roues. Les ambiances se succèdent et on dénombre autant de mélodies bien pensées que de riffs efficaces avec des nappes électros du plus bel effet. Devin Townsend le montre une fois de plus, il ne se donne aucune limite et il prend même à un malin plaisir à faire cohabiter des univers qui semblent pourtant peu compatibles.

« Spirits Will Collide » reviendra à quelque chose de plus familier avec un art du riff qu-on avait déjà entrevu sous son avatar qui avait nom The Devin Townsend Project. La présence de Strapping Your Lad se fait également ressentir dans certaines compostionsavec le registre agité qui s’impose sur « Hear Me ». Devin Townsend ne fait donc pas table rase du passé. Mais il saura y ajouter de brillantes touches avec malice et à propos.

La folie créatrice du déjanté canadien est symbolisée par deux morceaux qui prennent une place considérable dans le tracklisting. « Borderland »”déroule pendant plus de onze minutes une succession de passages rock, électro et installe des ambiances propices à l’évasion. Tout cet assemblage se fait avec une cohérence assez bluffante si on considère l’éventail de styles abordés par l’artiste.

Mais cela be sera pourtant rien à côté de « Singularity » qui conclut l’écoute d son opus. Amorcé par les notes classiques de « Requiem », ce morceau de vingt-trois minutes sera l’incarnation parfaite de la frénésie créatrice qui habite le Canadien.

Cette conclusion fait ainsi étalage de toute la riche palette de ownsend : mélodies envoûtantes, riffs efficaces et ciselées, rythmiques entraînantes allant du metal le plus brut au jazz le plus surprenant. Son fidèle acolyte Steve Vai y va même de son intervention guitaristique pour agrémenter le tout. Un morceau long mais clairement saisissant et qui laissera l’auditeur pantois.

Il est évident que Empath est une œuvre massive qui necessiera un certain temps pour être appréhendée. Mais après une écoute minutieuse, le génie de Devin Townsend se révèle et confirme une fois de plus tout le bien qu’on pense de lui. Sa créativité débordante et débridée donne naissance à des compositions qui poussent à aller plus loin qu’une simple écoute basique. Le jeu en vaudra la chandelle, car une fois cet effort fait, la musique du Canadien prend tout son sens.

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6 avril 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur | ,

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