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Tant qu'il y aura du Rock!

Bill MacKay: « Fountain Fire »

Pour les moins affranchis d’entre vous, il convient de savaoir que Bill MacKay est un ni plus ni moins qu’un « guitar-hero « sur la scène folk instrumentale. En effet, le musicien natif de Chicago sait maîtriser sa six cordes comme personne comme l’atteste son premier album Esker paru en 2017. Ses prouesses guitaristiques lui ont valu un disque collaboratif avec un autre musicien ingénieux nommé Ryley Walker nommé SpiderBeetleBee et le voici de retour avec Fountain Fire.

On ne peut refuser d’entrer dans l’univers à la fois mystique et voyageur de Bill MacKay ; avec sa six-cordes, lous sommes accueillis surles pistes planantes comme « Pre-California », « The Movie House » ou bien même « Man & His Panic ». Armé de sa six cordes, tantôt acoustique tantôt électrique, il laisse d’autres instruments respirer et nous donner, par exemple, une ensation de traverser des contrées désertiques comme sur « Welcome ».

La plupart du temps, son interprétation fantomatique surgit sur des titres plus emballants que sont « Birds of May » et « Try It On » mais c’est plus souvent avec son instrument de prédilection qu’il arrive à nous hypnotiser. Que ce soit en fingerpicking ou en faisant parler ses distorsions de guitare venues d’ailleurs (« Arcadia »), Bill MacKay nous démontre qu’il est un maître dans son domaine avec un Fountain Fire qui en est la preuve concrète.

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28 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Mini Dresses: « Heaven Sent »

Mini Dresses avait connu un mini duccès d’estime avac son premier album mais cela n’a pa refroidi les ce trio de Boston de tenter, sur cette récidive, de se ré-insérer dans la scène

Avec Heaven Sent et, une fois de plus, une approche DIY, Mini Dresses continue de nous offrir un parfait condensé de dream-pop et de bedroom-pop à travers des morceaux aussi bien fantasmagoriques qu’implacables.

À nouveau, la somptueuse voix de Lira Mondal ira habiller les textures onctueuses de « I’d Notice » à « Good Eye » en passant par le tentaculaire « Rank & File » ou bien même les rythmes entêtants de « Dark One » rappelant quelque peu Mac DeMarco.

Avec toujours cet esthétique lo-fi qui baigne sur « Open Mind » et sur les airs post-punk de « Once Or Twice », Mini Dresses continue de nous charmer de la plus belle des manières sur un Heaven Sent qui porte plutôt bien son nom ; celui de la bedroom-pop onirique venue du ciel et à deux doigts de nous installer sur un petit nuage.

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28 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

These New Puritans: « Inside The Rose »

These New Puritans avaient frappé un grande coup avec leur troisième album Field of Reeds, sans conteste, leur plus belle création musicale à ce jour. Le groupe art-rock britannique composé des frères jumeaux Jack et George Bennett était au sommet de leur art avec compositions cinématographiques et élégantes. Cinq années et demi se sont écoulées et les voici de retour avec Inside The Rose.

Il aura fallu plusieurs années donc pour mettre en boîte cette inspiration tant recherchée et de le faire sous de bonnes conditions ; celle qui permettent d’écouter un disque avace l’attention qui lui est due.

These New Puritans frappent fort dès les premières notes du somptueux mais funeste « Infinity Vibraphones » qui nous ensorcelle pendant 6 minutes avec son ambiance goth des années 1980 suivi d’un hypnotique « Anti-Gravity ».

Il ne fait aucun doute que les frères Bennett sont de nouveau itayés sur un climat de bande-son que ce soit sur des ambiances à la fois impressionnistes et baroques qu’habillent les titres classieux des synthés percussifs de « Beyond Black Suns » ou avec un intense « Where The Trees Are On Fire » frôlant la darkwave. Une pointe de Hans Zimmer est à souligner sur l’audacieux « A-R-P » tant These New Puritans ont l’air de chasser les nuages gris qui les entourent afin de ne voir qu’éclaircies et de meilleurs présages.

S’achevant sur les allures ambient de « Six », These New Puritans n’ont peut-être pas donné le chef-d’oeuvre qu’il était en droit d’attendre avec Field of Reeds mais le duo britannique sait tenir en haleine son auditeur à travers neuf compositions classieuses et majestueuses.

***1/2

 

28 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , , | Laisser un commentaire

Luca Forcucci: « B(l)(e)(e)(n)(dings) »

Accompagné de la pianiste et ethno-musicologue Cara Stacey et du poète et musicien Mpho Molikeng, tous les deux d’origine sud-africaine, Luca Forcucci livre un album B(l)(e)(e)(n)(dings qui fait la jonction entre instruments indigènes et modernité électronique.

B(l)(e)(e)(n)(dings est une expérience qui se vit de l’intérieur, procurant des sensations familières par des procédés qui ne le sont pas. On est transporté et balloté par les vagues successives d’instruments traditionnels s’imbriquant dans des bribes de sonorités électro-acoustiques aux origines diverses, créant des paysages aux frontières instables recouvertes d’un voile de poésie taillé dans une matière poreuse.

B(l)(e)(e)(n)(dings est le fruit d’une étroite collaboration entre les trois participants, chacun apportant ses connaissances et son ressenti, mixant les cultures et le temps, les techniques et les émotions, le tout appuyé en concert par les films de travaux d’agriculteurs dans les champs, en Afrique du Sud et au Lesotho, filmés par Phill Niblock dans les années 70, connu pour avoir produit l’album d’Arthur Russell, World Of Echo. Un fort beau voyage.

***1/2

27 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Sopor Æternus: « Death and Flamingos »

Anna-Varney Cantodea, leader du combo précité, nous revient avec un disque qui va continuer à nous siurprendre ; Death and Flamingos rompt avec les habitudes de titres sombres et éthérés de Sopor Æternus en employant un vocabulaire musical beaucoup plus rock gothique old school. Bien sûr, on reconnaît pas mal d’éléments en fond (les cloches, tintements, le clavecin, une voix toujours aussi singulière…) mais c’est tout de même une sacrée transformation. Impossible de savoir pour l’instant si cette direction sera celle suivie par le projet à l’avenir, mais on se permet d’en douter. Ce disque sonne plus comme un hommage à ce que Anna-Varney Cantodea écoutait à ses débuts, une fantaisie rétro, composante du son de Sopor Æternus certes, mais plus récréative que sérieuse.

Et il faut bien avouer qu’on prend un peu de temps à se réhabituer à entendre des guitares si franches et un côté si rock (j’ai pas dit énergique, mais rock quand même) accolés à de vraies chansons. Et est-ce que ça marche ? Parfois très bien, parfois moins. Mais on ne se permettra tout de même pas de faire la fine bouche ; un magnifique « The Boy must Die », un épique « Vor dem tode träumen vir » ou un effrayant « Mephistophilia » auront tôt fait de nous convaincre du bienfondé d’une telle démarche, et que, surtout, quelle que soit la forme qu’il lui donne, Sopor Æternus est pourvoyeur de titres obsédants et uniques. Alors qu’il choisisse de revenir à son gothique neo-classique / baroque ou de rester quelques temps patauger dans la fange death rock, nul doute que ses fans sauront le soutenir !

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27 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Lambchop: « This (is what I wanted to tell you) »

Ce groupe alt-country de Nashville formé par le désormais culte Kurt Wagner avait entrepris un virage radical mais incroyablement audacieux en 2016 avec un Flotus qui lui a valu toutes les louanges et c’est dans cette optique-là qu’ils poursuivent leur évolution sur leur treizième opus, This (is what I wanted to tell you) paru 25 ans après leur tout premier disque.

Alliant country alternative avec des influences plus modernes, Lambchop continue de nous toucher avec son art. On retrouve donc la voix auto-tunée de Kurt Wagner ainsi que les grooves sophistiqués et les synthés modulaires sous un nouveau jour à travers des morceaux romantiques et inventifs comme « The new isn’t so you anymore » en guise d’introduction mais aussi « Crosswords, or what this says about you » et le plus touchant « The lasting last of you ».

En plein milieu de ces morceaux contemplatifs avec l’expertise de Matthew McCanaughan (Bon Iver, Hiss Golden Messenger) comme « The air is heavy and I should be listening to you » et « The December-ish you » résonnent tout de même quelques moments on ne peut plus enlevés comme le plus rythmé « Everything for you ». Pour le reste, Lambchop a l’air de se complaire dans ce virage musical où l’organique et le synthétique ne font plus qu’un afin de créer un genre de folk 2.0 où les sonorités electronica et alternative soul arrivent à s’immerger afin de mieux nous toucher comme il se doit. Des réinventions musicales de ce genre, on prend acte du message et  applaudit bien évidemment.

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27 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Jonathan Davis: « Well, I Guess That’s My First One »

Homonyme du chanteur de Korn, Jonathan Davis est un musicien multi-instrumentiste canadien dont le premier album – sans doute en forme de best-of de tout ce qu’il a pu composer au cours de ces deniers années – renferme un tas de musiques très variées et passionnantes. Pour la plupart des pièces instrumentales aux titres parfois assez humoristiques (« Music Four Six Pianist with One Finger ») jouées avec une instrumentation fournie (guitare, piano, saxophone, batterie auquels sajoutent diver effets…) allant de la pop au jazz, en passant par la Muzak, le prog rock ou la (fausse) musique de médiation.

Dans le ton et l’attitude, dans l’envie de toucher à tout, on pense à des gens comme Tommy Guerrero ou Shawn Lee, à ces one-man-band un peu fous et pleins d’idées, qui excellent quel que soit le style auquel ils s’essaient. Nul doute que cet artiste devrait trouver rapidement un public plus large pour apprécier ses productions.

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27 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Spiral Stairs: « We Wanna Be Hyp-No-Tized »

Scott Kannberg est, aux côtés de Stephen Malkmus, l’autre membre fondateur de Pavement et il a également son mot à dire avec son groupe Spiral Stairs qui revient en force avec We Wanna Be Hyp-No-Tized.

Il y a deux années de cela, Spiral Stairs présentait leur disque Doris and The Daggers qui se voulait serein et laid-back. Cette année, la bande à Scott Kannberg reprend du poil de la bête et eamorce un virage à 90° en empruntant des voies orientées vers le classic rock et le glam des années 1970.

Il n’y a qu’à juger des titres flamboyants comme l’introduction « Hyp-No-Tized » ou « Diario » et « Them Cold Eyes » qui les voient flirter avec des artistes de la trempe de Van Morrisson ou du Nick Lowe des débuts.

Entre l’interprétation fougueuse de l’ex-membre de Pavement et les arrangements stadium rock, il n’y a qu’un pas. Et même si cela peut paraître cliché par moments (on peut penser à des morceaux comme « Hold On (Til I Figure It Out) », « BTG » ou encore « Dear Husband ») qui ont de quoi faire penser à du Bon Jovi ou Aerosmith, Spiral Stairs avancent dans une bonne direction de façon constante et aboutie. Assez en tous cas pour qu’on se montre, peu ou prou, hyp-no-tisés.

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26 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Strand of Oaks: « Eraserland »

Timothy Showalter continue de gravir les échelons à chaque album. En empruntant le pseudonyme Strand of Oaks, on avait laissé notre musicien adoré de Philadelphie avec un Heal touchant en 2014 et un Hard Love de très bonne facture trois ans plus tard. Mais quelque chose nous fait penser qu’avec son nouvel album Eraserland peut être considéré, à cet égard, comme une tentative d’atteindre un nouveau zénith.

Strand of Oaks a la particularité d’être placé entre Kurt Vile et The War on Drugs en raison de la fusion entre indie folk et southern rock à teneurs sntimentales. Showalter continue dans cette voie en y plaçant le curseur émotionnel au maximum. Avec l’aide du groupe My Morning Jacket il joue sur notre affect avec des compositions quasi-théâtrales mais émouvantes comme l’introduction majestueuse qu’est « Weird Ways » ou autres « Keys » et « Visions ».

Tout au long d’Eraserland, Strand of Oaks est en quête de rédemption et il le fait d’une sobriété éclatante. Que ce soit sur les ascensions dignes de Bowie qu’est « Hyperspace Blues » ou les influences dignes de Crazy Horse sur l’émouvante conclusion « Forever Chords », la rencontre entre Timothy Showalter et My Morning Jacket donne naissance à un moment d’exception. Au milieu de ces titres flamboyants et sentimentaux comme « Moon Landing », le natif de Philadelphie est beaucoup plus poignant sur cette ballades guitare acoustique/voix qu’est un « Wild and Willing »où il fait preuve d’une lucidité rare dans sa volonté d’avoir une vie paisible à l’approche de la quarantaine.

Strand of Oaks vient de signer son disque le plus émouvant et le plus audacieux de sa discographie. Il ne fait aucun doute que le natif de Philadelphie et le groupe de Louisville ont réussi à trouver une synergie plus que redoutable qui fait de ce Eraserland un ascenseur émotionnel redoutable et unique.

***1/2

26 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

La Dispute: « Panorama »

La Dispute est un groupe post-hardcore originaire de Grand Rapids qui a connu une sacrée trajectoire musicale après Après une poignée de sorties musicales en tous genres, le groupe formé par Jordan Dreyer a enfin atteint la consécration en signant chez le réputé label Epitaph pour qui ils sortent leur nouvel opus intitulé Panorama.

Ce nouveau disque marque donc une nouvelle étape pour La Dispute. Eux qui mélangent sans vergogne emo, post-hardcore et spoken word se retrouvent dans un nouveau cheminement où la mort, le deuil, la vie et l’amour ont habité le groupe, surtout son leader qui n’est autre que Jordan Dreyer. Après une introduction plantant le décor du nom de « Rose Quartz », la voix du frontman retentit sur « Fulton Street » et choisit les bons mots pour traduire ce tsunami émotionnel qu’il a confronté durant ces années.

Alternant le calme plat et la tempête des plus dévastatrices, Dreyer sait faire le parallèle entre spoken-word et screamo comme il se doit sur d’autres morceaux faisant référence au patriotisme symbolique du Michigan comme « Rhondonite and Grief » et « In Northern Michigan ». Il chante, susurre et hurle de façon incontrôlable tout en exorcisant ses souvenirs aussi bien radieux que traumatisants. Cependant, La Dispute se veut plus lent au niveau du tempo tandis que les sonorités sont plus légères et plus éclairées mais restent tout de même incisives par moments.

Il n’y a qu’à juger des morceaux comme « Anxiety Panorama » et « There You Are (Hiding Place) » pour prouver qu’ils restent les maîtres en ascenseur émotionnel avant qu’une conclusion aux allures jazzy du nom de « You Ascendant » mélancolique et grave dans ses propos montre un La Dispute au zénith de leurs inspirations. Malgré le départ du guitariste Kevin Whittemore auquel il formait une bonne alchimie avec Chad Sterenberg, Panorama est moins porté vers les guitares mais le groupe arrive à combler ce manque via d’autres moyens instrumentaux à forte charge émotionnelle. Après la pluie vient donc le beau temps et le quatuor de Jordan Dreyer arrive à chasser tous les fantômes qui sont venus les hanter comme jamais. Beaucoup devraient en prendre de la graine.

***1/2

25 mars 2019 Posted by | On peut faire l'impasse | | Laisser un commentaire