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The Proper Ornaments: « 6 Lenins »

Ce duo composé de James Hoare et Max Claps vient de signer son quatrième album, 6 Lenins. Malgré leurs résonances révolutionnaires, les chansons du tandem vont pourtant évoquer des changements plus personnels que politiques.
Leur musique reste bien ancrée dans la tradition du Velvet Underground, des sixties et de leurs multiples héritiers (de The Jesus And Mary Chain à Black Rebel Motorcycle Club), et ils ne comptent pas y déroger. Dans un monde violent où la notion de progrès est devenue obsolète, The Proper Ornaments se réfugient dans un univers sonore et lyrique taillé à leur mesure : un abri au calme, rempli d’images intimes et bariolées. Car ce que Hoare et Claps savent mieux faire, ce sont des chansons-refuge. Celles d’un dimanche ensoleillé, d’une chambre chaude, de cette connexion unique qui se produit lorsque nous nous pausons et regardons les photographies d’un passé pas si lointain mais suffisamment révolu pour qu’on le chérisse et qu’on lui accorde une place toute particulière. Et puisque ce passé s’éloigne à toute allure, on l’enregistre doucement afin de faire durer l’émotion ou bien pour ne pas répéter les mêmes erreurs.


Dans cette boîte à souvenirs de The Proper Ornaments, la simplicité des guitares acoustiques ne cache pas une production soignée qui rend l’écoute du disque si agréable. « Apologies » est un début tout en douceur qui crée d’emblée une atmosphère envoûtante, à peine altéré par le ton mélancolique de paroles qui explorent le thème du regret L’effet de la voix nonchalante est sincère et touchant. Dans d’autres titres, le rythme va s’accélèrer mais reviedra toujours à ces tempos hypnotiques comme sur « Where Are You Now ». Des chansons pour chasser la douleur ou se remémorer du bon vieux temps. Il faut dire que les voix sans fioritures de The Proper Ornaments, malgré l’apparente contradiction, sont fonctionnelles -tantôt langoureuses, tantôt chuchotantes- tout en procurant des sensations contrastées.
« Song For John Lennon » ou « In The Garden » apporteront les touches les plus psychédéliques à l’album. Sur ce dernier titre, les guitares se déchaîneront alors tandis que les claviers étouffent les murmures de Hoare et de Claps. 6 Lenins s’achève ainsi sur un ton joyeux et nerveux, comme une bouffée d’air frais après la torpeur de l’hiver.

***1/2

29 mars 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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