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Martijn Comes: « Interrogation Of The Crystalline Sublime »

Martijn Comes est un artiste néerlandais né en 1979, diplômé notamment en composition pour film au Conservatoire d’Amsterdam en 2010. Ses productions sont éditées par des labels tels que Clinical Archives ou IO Sound avant d’arriver chez Moving Furniture Records et de collaborer avec les artistes du label néerlandais.

C’est le format de Interrogation Of The Crystalline Sublime qui a d’abord retenu notre attention. Ce double album est composé d’un premier volet écrit et interprété par Martijn Comes, une pièce unique, un drone puissant et mouvant d’une durée de 1h précise. L’originalité provient du second CD, composé de 8 remixes, alors que ce genre musical ne nous semble pas a priori le plus adapté à la relecture. C’est en tout cas suffisamment rare pour être noté.
Bien que Martijn Comes soit l’artiste principal de cette production, nous passerons rapidement sur son unique pièce, tout simplement envoûtante. Un démarrage timide qui semble formé par un mélange de drone et de nappes, un son étouffé, retenu, qui prend progressivement son envol, en particulier avec l’arrivée de souffles au bout de 5-6mn. Les éléments fusionnent petit à petit, les souffles vont et viennent, tandis que les tonalités oscillent imperceptiblement, formant une ambient minimale mais habitée.

Les remixes quant à eux sont bien sûr contraints par le temps et s’étalent en moyenne sur 6 à 7mn avec, et c’est ce que l’on appréciera aussi, une variété de ton en fonction des partis pris par chacun des protagonistes. D’un côté, on trouve des artistes qui restent fidèles au genre, comme par exemple Scant Intone qui ouvre la marche avec un son très clair, limpide, faisant abstraction des souffles de la version originale. On aura plaisir à retrouver ici Mitchell Akiyama qui reste sur des drones d’abord timides, puis malmenés en jouant sur des variations de niveau sonore ou incorporant, un peu à la manière de Haarvöl, sifflements stridents et textures bruitistes. On remarque chez ces artistes une tendance à introduire la pièce dans un style qui leur est cher, pour intégrer progressivement les drones de Martijn Comes. Giulio Aldinucci et Orphax n’échappent pas à cette approche que l’on pourrait qualifier de facile, même si le résultat reste au final tout à fait pertinent, que ce soit par l’adjonction de craquements de vinyles ou de bruitages d’insectes.
Dans les versions les plus surprenantes, on notera d’abord le travail de Zeno van den Broek qui prend le parti de transformer les drones de Martijn Comes entre raclements granuleux et textures fracturées. Plus classique dans son style, mais avec là encore une approche atypique, Alberto Boccardi semble avoir samplé les drones d’origine pour les balancer sous forme de tonalités abruptes, de claquements fracturés d’un son très « laptop ». Un tout autre style enfin avec l’Espagnol Juan Antonio Nieto qui se sert des drones de Martijn Comes pour habiller ses improvisations électroacoustiques.

On l’ara compris, on a affaire à une production surprenante de part sa richesse, mais cohérente de part le choix des artistes ici impliqués.

***1/2

19 mars 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur | , ,

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