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Children of Bloom: « Hexed »

Quelques secondes suffisent pour reconnaître le style si caractéristique de Children Of Bodom. Des riffs acérés sur des mélodies aux synthés, le tout agrémenté de solos épiques, il est difficile de ne pas identifier la marque de fabrique des Finlandais. Voilà déjà plus de vingt-cinq ans que la bande, emmenée par son charismatique leader Alexi Laiho, sillonne la scène metal avec un succès indiscutable. Et les Scandinaves ont encore des choses à dire, puisqu’ils reviennent avec un dixième album studio intitulé Hexed.

L’ensemble démarre tambour battant avec « This Road » qui illustre très bien l’amour que porte le groupe pour les mélodies entraînantes. Le rythme effréné ajouté aux riffs épais et à la voix si particulière d’Alexi Laiho rappelle les plus belles heures du combo.

Cette intro réussie est une belle porte d’entrée vers les autres compositions qui composent le disque ; « Under Grass And Clover » et « Glass Houses » enfonceront le clou en démontrant toute l’expertise des Scandinavesà créer des titres épiques aux sonorités envoûtantes. Si le ton est résolument metal, il n’en demeure pas moins que Alexi Laiho lorgne vers les caractéristiques du hard rock plus mélodieux en mettant la refrains et les envolées de guitares au centre de ses créations.

Children Of Bodom durcit toutefois son propos en distillant des chansons beaucoup plus brutales et dérangeantes à l’instar de « Kick In A Spleen » avec une énergie inépuisable ou encore « Hecate’s Nightmare » dont ambiance très malsaine vont dans ce sens et montre que Children Of Bodom sait varier les plaisirs tout en restant pertinente et le chant d’Alexi Laiho sera d’une grande utilité pour donner encore plus de consistances à l’œuvre.

L’écoute est agréable mais elle demeure pourtant inégale. Certains morceaux accrochent directement l’auditeur alors que d’autres paraissent beaucoup plus banale voire évitables. La qualité des compositions n’est pas remise en cause car elles demeurent bien ficelées. Mais leur place dans un nouvel album peuvent être discutable, n’apportant rien de réellement nouveau à une discographie déjà bien fournie. La reprise de « Knuckleduster » qui conclut l’effort symbolise cette prise de risque qui finalement se révèle vaine.

Hexed ne révolutionnera pas la carrière déjà bien établie de Children Of Bodom. Il est toujours aussi agréable d’écouter ces nouvelles compôsitions de Alexi Laiho et ses acolyte mais le vent de fraîcheur attendu n’a pas réellement lieu et laissera place à un sentiment de féjà entendu. En revanche, pour le combo, avoir réussi à créer sa propre marque de fabrique est gage d’une qualité qui, elle, ne méritera pas autant d’arguties.

***1/2

17 mars 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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