No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Nick Waterhouse: « Nick Waterhouse »

Nick Waterhouse œuvre dans la subtilité même si la virtuosité est un de ses titres de gloire. Ce serait en effet méconnaître la capacité du bonhomme à réconcilier les amateurs de rock, de pop et de soul, réussissant à les faire se déhancher dès le premier accord.

Ce nouvel opus, éponyme, ne déçoit pas une seconde. Le son rock’n’roll de certains morceaux (« El Viv », « Wherever She Goes ») se mêle sans ambages à de suaves ballades (« Undedicated »), et à des parties rhythm and blues qui n’ont rien à envier aux standards du genre (« Wreck the Rod ») et,d ’ailleurs, le premier « single » exhumé de l’album (« Song for Winners ») nous avait donné un aperçu digne d’intérêt et laissant présager que Waterhouse n’avait rien perdu de son inspiration.

Difficile de résister au courbes alanguies des vents, au son de caisse claire, aux cœurs Motown, et surtout au jeu de guitare d ‘un artiste qui, bien que virtuose, sait toujours s’arrêter à temps pour ne pas tomber dans la démonstration. De fait, on ne trouvera pas ici de plages ennuyeuses comme on pourrait en discerner sur d’autres albums de soul, produits par des musiciens certes talentueux mais qui transforment chaque morceau en performance.

C’est précisément ce que la musique de Nick Waterhouse a d’intéressant : de la soul et du rock’n’roll il n’a gardé que l’urgence et le rythme en se débarrassant des lourdeurs qui peuvent parfois ponctuer les interprétations de ses collègues. S’il ne fait aucun doute que la production est autant brillante que soignée, elle est néanmoins réduite à la portion congrue. C’est pourtant cela qui permet à Waterhouse de donner la priorité aux compositions et de réussir le challenge de livrer un album rempli de références, tout en ne tombant pas dans l’hommage suranné. C’est toute la réussite d’un disque à savourer sans modération.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Clever Austin: « Pareidolia »

Pareidolia est le premier album du producteur multi-instrumentiste et batteur Clever Austin. Peu connu dans nos countrées, cet Australien propose un premier opus bourré de trouvailles et d’inventivité dans un esprit de liberté qui vise à amalgamer univers electronique et hip-hop.

Le disque est à mi-chemin entre ces divers registres à aui il ajoute des éléments de folk, de funk et de musiques de films 70’s, le tout dans une production lo-fi assez délicieuse. Une première sortie qui est un coup de maitre !

***1/2

17 mars 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Lewsberg: « Lewsberg »

Cette petite et bien jolie découverte nous vient des Pays-Bas et elle se nomme Lewsberg, un groupe que, soniquement,  on jurerait tout droit revenu du New York de la fin des années 60.

Avec ses faux airs de Velvet Undergroud, le quatuor envoie un son rêche et sans fioriture à travers 9 morceaux terriblement accrocheurs qui auront vite faire de séduire.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Children of Bloom: « Hexed »

Quelques secondes suffisent pour reconnaître le style si caractéristique de Children Of Bodom. Des riffs acérés sur des mélodies aux synthés, le tout agrémenté de solos épiques, il est difficile de ne pas identifier la marque de fabrique des Finlandais. Voilà déjà plus de vingt-cinq ans que la bande, emmenée par son charismatique leader Alexi Laiho, sillonne la scène metal avec un succès indiscutable. Et les Scandinaves ont encore des choses à dire, puisqu’ils reviennent avec un dixième album studio intitulé Hexed.

L’ensemble démarre tambour battant avec « This Road » qui illustre très bien l’amour que porte le groupe pour les mélodies entraînantes. Le rythme effréné ajouté aux riffs épais et à la voix si particulière d’Alexi Laiho rappelle les plus belles heures du combo.

Cette intro réussie est une belle porte d’entrée vers les autres compositions qui composent le disque ; « Under Grass And Clover » et « Glass Houses » enfonceront le clou en démontrant toute l’expertise des Scandinavesà créer des titres épiques aux sonorités envoûtantes. Si le ton est résolument metal, il n’en demeure pas moins que Alexi Laiho lorgne vers les caractéristiques du hard rock plus mélodieux en mettant la refrains et les envolées de guitares au centre de ses créations.

Children Of Bodom durcit toutefois son propos en distillant des chansons beaucoup plus brutales et dérangeantes à l’instar de « Kick In A Spleen » avec une énergie inépuisable ou encore « Hecate’s Nightmare » dont ambiance très malsaine vont dans ce sens et montre que Children Of Bodom sait varier les plaisirs tout en restant pertinente et le chant d’Alexi Laiho sera d’une grande utilité pour donner encore plus de consistances à l’œuvre.

L’écoute est agréable mais elle demeure pourtant inégale. Certains morceaux accrochent directement l’auditeur alors que d’autres paraissent beaucoup plus banale voire évitables. La qualité des compositions n’est pas remise en cause car elles demeurent bien ficelées. Mais leur place dans un nouvel album peuvent être discutable, n’apportant rien de réellement nouveau à une discographie déjà bien fournie. La reprise de « Knuckleduster » qui conclut l’effort symbolise cette prise de risque qui finalement se révèle vaine.

Hexed ne révolutionnera pas la carrière déjà bien établie de Children Of Bodom. Il est toujours aussi agréable d’écouter ces nouvelles compôsitions de Alexi Laiho et ses acolyte mais le vent de fraîcheur attendu n’a pas réellement lieu et laissera place à un sentiment de féjà entendu. En revanche, pour le combo, avoir réussi à créer sa propre marque de fabrique est gage d’une qualité qui, elle, ne méritera pas autant d’arguties.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Leggy: « Let Me Know Your Moon »

Leggy fait parti de ces groupes dont second, Let Me Know Your Moon, vise à apporter une bouffée d’air frais sur la scène indie rock américaine.

Le trio de Cincinnati composé de Veronique Allaer (chant, guitare), Kerstin Bladh (basse) et de Christopher Campbell (batterie) nous propose en effet un mélange de pop-punk et de garage-pop acidulé et survitaminé. On ne s’ennuiera pas au travers de ces douze morceaux courts mais efficaces en diable comme, per exemple, l’entrée en matière « Antwerp » mais aussi « Prosper » et « Eden ». Entre riffs catchy et section rythmique implacable, Leggy sait jouer les contrastes avec le doux et le dur notamment sur « Bad News », « Taffy » sans oublier « Prom ».

La voix de Veronique Allaer rappelant les groupes dignes des années 1960 comme The Shangri-Las ainsi que ses textes ciselés et riches en métaphores survolent facilement les mélodies garage des musclés « My Room » et « Already Gone » entre autres. Homogène de bout en bout, Let Me Know Your Moon montre que Leggy a du coffre, ce que ce second album entérine sans discussion aucune.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Rosie Tucker: « Never Not Never Not Never Not »

En 2015, Rosie Tucker avait fait ses premiers pas avec un premier album intitulé Lowlight. Elle y laissait un univers touchant et sensible au travers de compositions acoustiques délicates. Sur son successeur intitulé Never Not Never Not Never Not, la musicienne de Los Angeles a décidé de changer les guitares et de se montrer plus assurée. Avec des textes percutants teintés d’humour des compositions plus indie rock DIY, Rosie Tucker change de braquet sans le moindre aléa. Il n’est, ainsi, que d’écouter un titre racé comme « Gay Bar » qui ouvre le bal racontant sa folle nuit dans un bar gay ou bien même « Real House Music » et « Fault Lines » riches en riffs et en instrumentations sentant bon les années 1990 pour s’en rendre compte.

Never Not Never Not Never Not imisera, en outre, sur des sujets comme la bipolarité, la communauté homosexuelle ou les relations sociales plus que complexes qui l’entourent. Elle aborderz ces thèmes sur un ton plutôt léger notamment sur « Spinster Cycle », « Lauren » et « Shadow of a Doubt » et décortiquera également une relation amoureuse qui plonge dans le train-train quotidien . Elle parviendra également à nous passionner avec « Habit » et à nous plonger dans des moments d’action comme sur les dernières secondes de « Pablo Neruda » où on l’entendsortir de soirées en pleurs à la suite d’interactions sociales toutes aussi décevantes les unes que les autres.

S’éloignant des influences dignes de Karen Dalton et de Sibyl Baier pour aller se rapprocher de Frankie Cosmos et d’Adult Mom, Rosie Tucker arrive à placer des personnages et des situations sous un trait d’humour mais de façon la plus réaliste possible. Ainsi, Never Not Never Not Never Not, tout en étant un miroir de la communauté dans laquelle elle évolue arrive à se faire témoigngge de confiande et à transmettre une ambiance comme elle se dit de l’être, avec empathie et réalisme mais sans aménité non plus.

***1/2

17 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire