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Sundara Karma: « Ulfilas’ Alphabet »

Un peu moins de 2 ans après la sortie de son premier album, Sundara Karma revient avec une deuxième création studio aussi jouissive que surprenante: Ulfilas’ AlphabetOn l’attend autant qu’on le redoute ; le cap du deuxième album des groupes d’indie rock reste une étape déterminante pour la suite de leur aventure musicale. Sundara Karma était attendu au tournant après un premier album  Youth is Only Ever Fun in Retrospect  indie-pop plutôt acclamé en 2017, la presse poussant la comparaison jusqu’à U2 et Arcade Fire. Pas forcément facile d’assumer un tel statut, et de sortir de l’ombre de tels grands noms ou de leurs collègues de Two Door Cinema Club et Bastille pour lesquels ils ont assurer les premières parties.

On avait pourtant été vite rassurés par les premiers « singles » du quatuor de Reading. Aussi diverses qu’imaginatifs, l’écueil de la répétition s’était déjà bien éloigné. C’est le point fort de cette création studio : le groupe a fait fi des attentes médiatiques pour évoluer loin des clichés et des attentes posées hâtivement sur leur premier album. Ulfilas’ Alphabet nous emporte dans l son propre univers, celui d’un combo, construit petit à petit depuis 2011 et qui ne cesse d’évoluer. Au premier coup d’œil à la pochette, colorée, audacieuse et joyeuse malgré les squelettes, on comprend dans quelle direction part l’album. Le titre annonce d’entrée une plongée dans l’univers gothique et religieux (Ulfilas une personnalité du christianisme ancien, il serait l’inventeur d’un alphabet pour traduire la bible au Goths, dans leur propre langue), et repris par le clip « The Chanegover ».

De l’entrée dissonante de « A Song for my Future Self » succèdera la guitare acoustique et la voix posée d’Oscar Pollock sur l’irrésistible » single » qu’est « One Last Night on This Earth », le disco psycédélique de « Higher States » ou à la basse rappelant Queen of the Stone Age sur« Rainbow Body ».

Le groupe pioche dans d’innombrables influences et styles avec maturité et joie et c’est cette capacité à les marquer de leur empreinte qui permet d’en faire un album jubilatoire et d’en retenir une harmonie perceptible à chaque écoute. Une réinvention dont l’aisance est confondante.

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7 mars 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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