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The Stroppies: « Whoosh « 

The Stroppies fait partie de ce qu’on appelle le « Dunedin sound » du nom de cette approche de la musique axée indie pop sise en Nouvelle-Zélande et voisine du réputé label Flying Nun, (The Bats, The Clean, The Chills).

Avec Whoosh pourtant les résultats se révèleront contrastés ; The Stroppies – point de chute d’une pépinière de groupes venant des quatre coins de Melbourne (The Twerps, Dick Diver, The Stevens, Boomgates, Blank Statements, White Walls…) – ont eu recours à la bonne vieille recette DIY. Il fallait aller vite, pendant le temps imparti. Et surtout, il fallait faire avec ce qu’on avait. À vrai dire, pas grand-chose, à savoir l’essence-même de la pop : urgence, naïveté, insouciance, fraîcheur et un opus qui regorge de petits fragments bricolés et arrimés au cerveau.

Des prises grossièrement enregistrées certes mais derrière lesquelles il y a un vrai savoir-faire. Espiègles, The Stroppies brouillent les pistes. S’ils peuvent virer post-punk mais pas trop non plus (l’excellent « single » « Nothing At All, Better Than Before » ou encore « The Spy), il leur arrive aussi de s’emparer d’un clavier pour le moins vintage (fil conducteur de Cellophane Car » et « First Times Favourite ») pour des passages résolument jangly pop

Le combo a aussi des références :Pavement (« Pen Name »), les Kinks (« First Time Favourites »), les Go-Betweens, voire même Stereolab (« My Style My Substanc »e, où l’on croirait aussi entendre les Strokes. Le tout se glânera version lo-fi ; uune constance réjouissante.

L’autre atout majeur de The Stroppies , ce sera aussi la présence de Claudia Serfaty. Le chant – détaché, parfois désabusé – de la jeune fille mettra ainsi tout le monde d’accord (« Nothing At All », « My Style, My Substance », « Better Than Before »). Ailleurs, elle partagera le micro avec Gus Lord mais, que ce soit en duo, l’impact sera prégnant. Avec ce premier album, titré par une simple onomatopée en n’est pas très loin si ce n’est d’un grand disque, du moins d’autre chose que d’un bon petit disque.

***1/2

4 mars 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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