No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Flying Hórses: « Reverie »

Que cet album puisse être joué en boucle dans nos oreilles a à voir avec notre manière de camper la pianiste Jade Bergeron et son projet Flying Hórses dans la mouvance néo-classique. La proposition nous ouvre ses bras au post-rock façon Sigur Rós et à une instrumentation enveloppante – boîte à musique et célesta vintage s’adjoignent des arrangements de corde.

Sur Reverie, enregistré en quatre temps et lieux, dont l’Islande, la multi-instrumentiste fournit une trame narrative mélancolique autour du mouvement, avec de nombreux jeux de miroirs (« Awake/Asleep », « Settled/Unsettled », etc.).

C’est à l’auditeur de remplir les cases à la lueur de son vécu, de ses souvenirs, de sa sensibilité… Ainsi, l’ambiance métallique de Migration évoque chez nous un enfant migrant qui fuit sur la pointe des pieds, tandis que Fearless, inénarrable, nous laisse les yeux humides.

Difficile, devant les images qui se bousculent et la nomenclature des titres, d’évacuer le contexte politique. Comme si Jade Bergeron voulait nous dire: là où s’érigeront les murs, il y aura toujours des chevaux volants.

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3 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Royal Trux: « White Stuff »

Formé du guitariste emblématique Neil Hagerty et de sa comparse Jennifer Herema, le duo Royal Trux est manifestement une étrangeté dans l’univers du rock contemporain. De 1987 à 2001, le groupe a présenté 10 albums studio. La plupart d’entre eux sont qualifiés de superbes ovnis rock ’n’ roll… ou de simples fumisteries sonores, c’est selon.

19 ans après la parution de leur dernier disque (Pound for Pound), la formation originaire de Washington DC. effectuait un retour sur disque attendu par les fans de la première heure. Réalisé par le vétéran David Briggs – connu pour son travail avec Neil Young– ce White Stuff garde intacte la signature unique qui a toujours caractérisé Royal Trux. Un tandem vraiment pas comme les autres !

On a ici un album purement rock, mais la proposition est à la fois expérimentale et psychédélique, à un point tel qu’il est difficile de classifier clairement Royal Trux. Encore une fois, l’atmosphère est brouillonne, parfois même confuse, mais c elle st totalement libre et authentique.

Tout en plongeant dans une musique évoquant les Stones sur l’acide, Hagerty et Herema sont résolument modernes. Cette fusion de rock, de musique électronique et de hip-hop est presque inédite. C’est du rock ? Oui. C’est expérimental ? Peut-être.  C’est psychédélique ? Par moments.

Si on ajoute à toute cette mixture cette influence glam-punk à la New York Dolls (un ascendant présent depuis les débuts), on aura une petite idée de ce qui nous attend lors de l’écoute de White Stuff. Sur ce nouvel album, Royal Trux brouille encore une fois les pistes en nous proposant quelques chansons sensuelles, déviantes et vaseuses, agrémentées de guitares subtilement vicieuses. Aux premières écoutes, ce disque donnera le tournis, mais après quelques tours de manège, tout se remettra en place …pour nous donner envie de nous étourdir à nouveau !

On aura droit à du solide du début à la fin, contenant quelques moments d’exception. Le blues psychédélique « Purple Audacity #1 » est un bijou dans le genre «  Sunshine Junkie Lady » est magnifiquement chambranlante alors que « Get Used To This » et « Under Ice » sont des incursions réussies dans l’univers du hip-hop. « Shoes and Tags » remémorera The Kills en plus inventif tandis que « Year of the Dog » déboulonnera le rock sudisteà l’aide de champignons magiques. Notons, enfin un « Every Day Swan » qui nous fera respirer les lendemains de veille à plein nez pour faire de ce White Stuff un opus inclassable, permettant de s’écouter aussi bien entre amis de façon intimiste et chaleureuse que dans le cadre d’une party débridée et complètement allumée.

****1/2

3 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

And The Kids: « When This Life Is Over »

And The Kids est un quatuor originaire de Northampton qui avait publié un second disque intitulé Friends Share Lovers pour le moins original, suffisamment en tous cas pour que leur troisième opus, When This Life Is Over, soit attendu avec intérêt

Une fois de plus, le groupe mené par la chanteuse et guitariste Hannah Mohan s’essaie à faire parle un certain non-conformisme. Il continue ainsi de s’aventurer dans des terrains audacieux sur des morceaux aux riches arrangements comme la charmante introduction nommée « No Way Sit Back » mais également « Champagne Ladies » et « 2003 ». Rappelant quelque peu les élans de Siouxsie Sioux, le quatuor continue dégalement de mêler indie rock, new wave et post-punk, ceci avec succès sur des compositions comme « Special For Nothing » ou « White Comforters ».

Le titre de l’album peut sembler sombre et morne mais il faut surtout y voir une célébration du fait d’être ibéré d’un monde de contraintes. Voilà pourquoi And The Kids chante la joie et l’excitation de la vie après la mort sur ces titres révélateurs que sont « The Final Free », le morceau-titre mais encore « Somethings (Are) Good » , chose qu’ils dont font avec une telle insouciance. S’achevant sur un « Basically We Are Dead  dont la philosophie (nos corps s’éteindront un jour mais nos âmes perduront pour toujours et seront libres de cette planète ) nous plongera alors dans un morbide auquel on aura peine à édhérer tant il résonnera comme un poncif rebattu et , par conséquent, rien moins qu’original.

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3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Corey Fuller : « Break »

Moitié de Illhua aux cotés de Tomoyoshi Date, Corey Fuller est un artiste qui sait multiplier les expériences au gré de ses nombreuses collaborations, de Ryuichi Sakamoto en passant Taylor Deupree (qui a sublimement masterisé l’album), Stephan Mathieu, Marcus Fischer, Chihei Hatakeyama et bien d’autres encore.

Avec Break il s’impose en maitre de cérémonie de l’intériorité, parcourant chaque pore de notre peau pour y déposer un large éventail de sensations à la délicatesse funambule.

Les strates se croisent et s’imbriquent pour élaborer des paysages sonores gorgés de lumières mélancoliques. Corey Fuller entraine nos sens dans un canevas de mélodies nuageuses à la densité flottante.

L’ensemble résonne comme un mantra ambient aux flux et reflux rêveurs, déployant leurs ondes hypnotiques sur des pianos aux rondeurs captivantes, laissant les notes étendre leur humanité sur des tapis de velours cousus de fil d’or. Un opus à la beauté aérienne et aux atmosphères subtiles, gorgées d’une spiritualité tourbillonnante. Intense et addictif.

***1/2

3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Evi Vine: « Black Light White Dark »

Le curriculum vitae de la Londonienne Evi Vine témoigne d’une reconnaissance des pairs, une reconnaissance qui s’est affermie au fil des ans. Engagée depuis plusieurs années dans une carrière solo, Vine est apparue aux côtés des grands, et ce dans plusieurs cadres : en studio par exemple avec les gens de The Eden House (projet de Stephen Carey et du bassiste de Fields Of The Nephilim, Tony Pettitt, mettant en valeur les voix féminines dans un cadre musical planant et éthéré) ; mais sur scène aussi : aux chœurs notamment pour les dernières dates live de The Mission, qu’elle servit en studio pour le bel Another Fall From Grace (2016). Début février 2019, elle ouvrait pour Brendan Perry (Dead Can Dance). C’était à Paris, au Petit Bain.
Son nouvel album solo, Black Light White Dark, comprend son lot de surprises et de gens aguerris : Simon Gallup (The Cure), Peter Yates (guitares – membre de la mouture originelle de Fields Of The Nephilim), Martyn Barker (Shriekback, Marianne Faithfull, Goldfrapp), Geraldine Swayne (Faust). Fruit de cette conjonction des forces : un ensemble subtilement puissant et noir, constituant certainement ce que Vine a fait de plus immersif et émouvant depuis ses tout débuts.

Entourée de ses compères Steven Hill, Matt Tye et David ‘GB’ Smith, Evi délivre une collection d’ambiances hypnotiques, porteuses de la même délicatesse que ses précédentes productions : deux albums (… And So The Morning Comes [2011] et Give Your Heart To The Hawks [2015]), faits d’une mystérieuse harmonie.
Mais Evi et son groupe actuel, rénové dans sa section rythmique, trouvent supplément de chair et ouvrent profondeur de champ inédite avec ce troisième volet studio. Une profondeur de champ voulue, résultat d’une chimie atteinte par ces musiciens au fil des jams ayant précédé l’enregistrement. Arrivant en studio, ils étaient prêts à jouer en conditions live, à envoyer à la table de mix la source qu’ils produisent sur scène… ce qui ne fut pas le cas des deux enregistrements précédents, enregistrés à la maison en mode DIY.

Black Light White Dark comprend six morceaux pour presque quarante minutes de musique. Deux pièces imposantes (« Sabbath », neuf minutes, et le final « Sad Song n°9 », presque douze), le reste se tenant dans des formats plus courts sans que pour autant, vous puissiez vous attendre à de classiques « chansons ». Vine et ses musiciens sont dans un registre de texturation progressive et d’exposés fantomatiques. Les références afflueront forcément (4AD, Cocteau Twins, Portishead, Marissa Nadler, This Mortal Coil) mais les faire apparaître n’est que mettre en appétit, et certainement pas dire ce qu’est cette musique. Qu’est-elle, d’ailleurs ? Un voyage, une intériorité : les climats sont noirs et sensuels, ce dont témoigne justement « Sabbath », premier extrait choisi pour présenter l’album. Sur ce morceau est intervenu Simon Gallup (The Cure) pour des basses linéaires et pesantes, et qui rappelleront foule de souvenirs aux amateurs du son des premiers albums de Smith & co. Peter Yates est là aussi.

Ce titre est à l’image du reste : un mélange paradoxal de spatialité dans le son et d’intimisme dans l’intention. C’est une musique de l’intérieur. Evi ne craint d’ailleurs pas d’aborder la douleur personnelle, l’absence de perspective et la fragilité ultime. Le suicide fait partie du voyage, et c’est « My Only Son ». Un fruit est à tirer de la douleur, et Evi ne projette en l’occurrence ni un fantasme ni ne conte fiction : réalité personnelle est sous-bassement du titre, qui trouve ses origines dans la disparition d’un proche – et la culpabilité, parfois, de ceux qui restent après. Une présence flotte dans l’air.

En studio, Vine & co. n’ont que très peu recouru aux overdubs. Ainsi qu’ils le disent eux-mêmes (en substance), « ce que tu écoutes est ce que nous avons joué ensemble, réellement ». C’est là, sans doute, l’une des clefs de voûte de ces charpentes sinueuses.
La voix de Vine pleinement mise en valeur, ère dans des paysages nocturnes. Elle ne ment pas (« My Only Son »). Le groupe est minimal dans son approche, maximaliste dans son effet : construisant à partir de peu d’éléments, il échafaude avec précaution une grande musique ne nuit. C’est immersif, cinématographique, pénétrant. La lenteur et l’économie des percussions (la section rythmique, quoique incorporée depuis seulement deux ans, est d’une saisissante maturité) sont plateforme sur laquelle s’étale le mystère, jusqu’à s’éparpiller en bulles cosmiques (« I am the Waves »).
Enregistré aux studios EchoZoo (Eastbourne, Londres) par by Phill Brown (déjà à l’œuvre sur le cru 2015, et par ailleurs ancien collaborateur de Led Zeppelin, David Bowie ou Talk Talk) et produit par David Izumi (Ed Harcourt), Black Light White Dark n’est, pas plus que les précédents, un travail à catégoriser. C’est une musique émotionnelle, délicate, capable d’épaississements et de bruit sourd. Une musique sans format et pour laquelle le temps est un espace à occuper. À l’instinct.

3 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , , | Laisser un commentaire

Boy Harsher: « Careful »

Boy Harsher est devenu célèbre grâce à un seul morceau, l’imparable « Pain », paru initialement sur le EP Lesser Man en 2014, puis édité plusieurs fois par la suite et même remixé par The Soft Moon. Le style du duo n’a par la suite fait que reproduire cette formule qui marche : les beats électroniques typés synthpop/EBM très eighties d’Augustus Muller et le chant susurré, sexy et lugubre de Jae Matthews.

Avec une production particulièrement efficace et des titres accrocheurs, Careful perfectionne le précédent Yr Body Is Nothing (DKAords, 2016). Le sens de l’atmosphère y est présent dès l’introductif « Keep Driving », où le son du trafic et des voitures qui passent est reproduit par les claviers. La tension monte. Le chant halète. La menace gronde, teintée de touches indus à la « Hamburger Lady » de Throbbing Gristle. Cette dimension cinématographique, digne de la bande originale d’un film d’épouvante sur VHS, sera développée plus loin dans le disque avec « Crush » et « Careful ». Le reste accumule les tubes electropop, célébrant une forme de rencontre entre les débuts de Depeche Mode et ceux de Front 242, mais drapés dans une noirceur darkwave apportée par les vocaux chuchotés à l’expressivité typiquement cold. Une Electro Body Music à l’ancienne, mais bien noire et carnassière (« Come Closer »), alterne avec des moments dance plus kitsch, que la voix embrume de ses narrations intimes et douloureuses (« LA »).

En cinq ans, le projet a peaufiné un univers, pourtant calibré sur le succès d’une unique chanson. « Face the Fire », « Tears » ou « Fate » n’ont d’ailleurs rien à envier à « Pain » et sont de pures réussites dans lesquelles on aime se perdre. Les titres sont addictifs, hypnotiques et profonds à la fois, avec leurs récits de tourments émotionnels, de pertes et de douleurs. Plus romantique que jamais, Boy Harsher adopte le mouvement nocturne, celui des routes que l’on traverse en état second et celui des cheminements intérieurs tortueux. La dimension confessionnelle des textes, délivrée avec une diction de glace, porte les rythmes admirablement, et en fait des classiques immédiats pour dance-floors goth. Boy Harsher est en passe de toucher un public encore plus large, et ce ne serait que mérité.

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3 mars 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Bellows: The Rose Gardener »

Le premier projet musical de Bellows (un artiste venu de Brooklyn nommé Olivier Gelb) était un album brouillant les frontières entre indie folk psychédélique, musique progressive et pop baroque intitulé Fist & Palm. Sur The Rose Gardener la démarche est la même et ce one-man-band nous embarque à nouveau dans une odyssée ambitieuse et colorée.

S’ouvrant sur un majestueux « Housekeeping » où il use de l’Auto-Tune sur des instrumentations baroques comme personne, Bellows imagine un disque concept en se mettant dans la peau d’un personnage qui fait parler sa créativité en utilisant un jardin comme métaphore.

C’est dire qu’il est à fond dans ce périple comme le sous-tendent des titres riches en inspirations comme « Accidents Happen » à « Judgment » en passant par les incroyables « In Silence », « Innocent In Ignorance » et autres « Denouement » résolument plus rock.

Ce nouvel album de Bellows est, en outre, presque convivial ; on y sent cet esprit « at home » tout en son longr notamment à l’écoute de l’harmonieux « Rosebrush » ou même de l’interlude nommé « Gather Ye Rosebuds » où l’on entend même la voix de Gabrielle Smith alias Eskimeaux au fond.

Il y e quoi , chez Belows, de quoi faire mûrir une jardin qui éclora à l’écoute de la touchante et brillante conclusion qu’est « Count ‘Em Down » ; Bellos est un jardineri venu Brooklyn étonnant par son art de l’irrigation.

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3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Ganser: « Odd Talk

Ganser appartient à la scène indie de Chicago où il virevolte, partagé entre noise-rock et post-punk. Après plueiurs EPs le voici qui publie Odd Talk, son premier album.

Dès les premières notes de « Comet », Ganser se charge d’envoyer du gros son. Son post-punk bien sombre va se montrer un fond de commerce qu’il sait l’exploiter avec brio (« Satsuma » à « Revel ») tout en n’éhsitant pas à y adjoindre une patte grungy sur « PSY OPS », « YES NO » ou « Aubergine ». Le quatuor mené par les voix d’Alicia Gaines (chant, basse) et de Nadia Garaflo (chant, claviers) sait comment envoûter son public et ce de la plus belle des manières.

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Ce sera sur les derniers morceaux qui composent ce Odd Talk (« Revel » et « Touch Insensitive ») que Ganser synthétisera parfaitement son univers musical anxiogène mais enivrant et qu’il méritera alors qu’on ne passe pas à côté de son premier réel effort.

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3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Buke and Gase: « Scholars »

Ce duo new-yorkais avait publié un premier album, General Dome, avant de mettre le projet entre parenthèse pour se concentrer sur d’autres side-projects comme Bon Iver, Polyphonic Workshop et autres Mistresses. Arone Dyer et Aron Sanchez retroussent ici leurs manches pour leur nouvel opus, Scholars.

Une fois de plus, Buke and Gase n’a rien perdu de leur verve d’antan, bien au contraire. Leur rock expérimental teinté d’art-folk va demeurer leur fond de commerce et avec des morceaux comme l’introductif « Stumbler » riche en loops hypnotiques mais également les accents baroques de « Derby » et de « Pink Boots », les new-yorkais voient les choses en grand.

Sur Scholars, ils n’hésitent pas à s’aventurer dans des terrains plus électroniques qu’à l’accoutumée et des titres à l’image de « Grips » résolument synthétique ou encore de « Flock » et « Eternity ». Entre la voix facilement modulable d’Arone Dyer et toutes ses inventivités sonores tout au long de ce nouvel album, il n’y a aucune faute de goût. Buke & Gase évoquera Stereolab par son approche mais avec un côté électronique plus prononcé qui devrait lui permettre de toucher une cible plus large.

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3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Thelma: « The Only Thing « 

Thelma est un projet musical, celui de Natasha Jacobs dont The Only Thing est le deuxième opus. À l’issue du premier, la santé de Jacobs lui avait joué des tours ; en effet croyant avoir un cancer de la thyroïde qui pourrait lui affecter ses cordes vocales, elle découvre en réalité qu’elle est atteinte du syndrome Ehlers-Danos, maladie génétique qui est caractérisée par une anomalie du tissu conjonctif.

La chanteuse a, alors, décidé d’élargir ses horizons musicaux avec un successeur qui serait plus oecuménique, partagé qu’il est entre indie rock et pop baroque.

Moins orienté guitare par rapport à son « debut album », la jeune femme,, de Brooklyn met en avant les synthés ainsi que sa voix si expressive pour raconter à quel point elle revient de loin tout en étant touchante. Que ce soit sur les aventureux « Stranger Love » en guise d’introduction mais également « Warm Guts », « No Dancing Allowed » et « Take Me To Orlando », elle se sent libérée de ses chaînes et de sa maladi. Qu’elle parvienne à nous atteindre en dit long sur le processus cathatrique que représente cet album et sur le souhait que ce ne soit pas la seule chose restante.

***1/2

3 mars 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire