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Animal Flag: « Void Ripper »

Cela va faire une décennie qu’Animal Flag est dans les circuits et trace sa route sereinement sans jamais connaître sa popularité. Le groupe emo new-yorkais a déjà une riche discographie et c’est presque une routine que de les voir revenir avec leur dernier disque : Void Ripper.

Sans surprise aucune, Animal Flag nous offre un disque sombre etatrabilaire. Il suffira, pour s’en rendres compte, d’écouter des titres comme les agressifs « Candace » et « I Can Hear You Laugh » mais également « Stray » et « Fair » qui sont beaucoup plus immersifs pour y être plongé de plain pied.

On pense à The Hotelier ou encore Manchester Orchestra qui puisent tout dans le pathos et, à cet égard, Void Ripper se montrera résolument cathartique. Animal Flag trouve toujours une certaine beauté dans la souffrance ; il en résulte des moments d’exception à l’image de « Lord of Pain » ou même de la dévastatrice « Five » en guise de conclusion. Parfois, bien sûr, trop de pathos tue le pathos ; il n’en démeure pas moins que personne ne peut se dire insensible à ta teneur emo du combo.

***1/2

26 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Lanz: « Hoferlanz II »

Pour les connaisseurs, Benjamin Lanz est un membre de The National, Beirut mais encore du backing band de Sufjan Stevens qui officie également dans le supergroupe Lnzndrf et avait publié un premier album du nom de Hoferlanz en 2017.

Une fois de plus, Lanz ait parler son inventivité où l’art-rock et la pop baroque font bon ménage. Le musicien new yorkais continue de nous étonner après toutes ces épopées musicales précédentes avec des titres résolument de haute volée allant de l’introductif « Tell Me, Please » à « With The Rocket » avec en prime un solo de trompette des plus jouissifs en passant par « Auckland », « You Drive » ou bien même « 125 bpm ».

Avec Hoferlanz II, Lanz nous offre un autre aperçu de son talent qui déborde de talent notamment sur « Interloc » et « This is The Time Where ». Et on touche au génie avec La conclusion de cet opus,  Lice In My Brain », est des plus ambitieuses (dix minutes) frisera même le sans faute. Chaudement recommandable.

***1/2

26 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

The Bevis Frond: « We’re Your Friends, Man »

The Bevis Frond est une machine de guerre psyché, une sorte d’héritier de Hawkwind (dont Ade Shaw, bassiste sur ce disque, a d’ailleurs fait parti à la fin des 70’s) et d’Hendrix période Electric Ladyland. Mais également un cousin pas si éloigné que ça de Robyn Hitchcock et de Kevin Ayers pour la délicatesse pop/folk british. Le cerveau de la bête se nomme Nick Saloman, disquaire et boss de label, songwriter de génie, adulé des stars du rock indé : J Mascis, Teenage Fanclub, Thurston Moore, Lemonheads.
Saloman lâche donc une nouvelle tornade de presque 1h30, comme si de rien n’était, comme si les disques d’acid rock se vendaient par palettes, comme si Hendrix, Cipollina et Ron Asheton n’étaient pas mort, comme si tout allait bien !


Au menu : un songwriting de maître (« Enjoy », « Thief », « Growing »), du classic rock parfait (« Pheromones », « Lead On »), du Dinosaur Jr mieux que l’original « (Gig Bag »), des perles pop (« Birds Of Prey » », Little Orchestras, »), etc… Et bien sûr le dernier titre de 13 minutes, « You’re On Your Own » infernal et délirant, qui est une preuve supplémentaire de l’absence totale de recherche de succès de son auteur : la gloire recherchée est bien la gloire du rock’n’roll que connaissent très bien des gens comme Lemmy ou Lux Interior.
Et finalement, ce disque ne se distingue pas vraiment des 27 précédents, il vient enrichir l’œuvre d’un homme qui sait que la plus belle chanson sera la prochaine qu’il écrira, et pour qui faire de la musique et enregistrer des disques sont les raisons de vivre.

****1/2

26 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire