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Hauschka: « A Different Forest »

Hauschka délaisse pour un temps ses pianos préparés pour revenir à quelque de chose de plus traditionnel avec un travail en solo sur son instrument de prédilection.
Cet album rassemble des titres assez sobres, avec des tonalités différentes de titre en titre. Pas forcément ce qu’on a entendu de plus saisissant dans le genre, mais on passe malgré tout un agréable moment en compagnie de cet excellent pianiste allemand.
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13 février 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Jessica Pratt: « Quiet Signs »

Le second album de Jessica Pratt, On Your Own Love Again, date de quatre ans. Elle effectue, ici, un retour sous le signe de la douceur avec son successeur, un Quiet Signs qui, à son tour, place la barre très très haut.

La chanteuse la plus british de San Francisco est remarquable pour sa folk psychédélique digne des années 1960 faussement présentée comme désuète. Désormais signée sur le prestigieux label Mexican Summer, Jessica Pratt prend son envol avec son nouvel album où elle baigne dans ces influences qui lui sont familières mais avec plus de grâce et de charme qu’auparavant. Dès l’introduction au piano sous une couche de reverbs intitulée « Opening Night », voilà que sa voix enfantine toujours aussi originale refait surface et nous envoûte sous ses très belles combinaisons guitare/voix comme « As The World Turns », « Here My Love » sans oublier le désormais incontournable « This Time Around ».

Avec toujours Vashti Bunyan comme principale source d’inspiration, Jessica Pratt n’hésite pas à s’élever au milieu de la concurrence fortement accrue avec des Angel Olsen, Aldous Harding et autres Julie Byrne en faisant appel à un charme infaillible et à une profondeur exceptionnelle. Au milieu de ces neuf compositions dépouillées et intemporelles, il arrive que d’autres instruments viennent s’y greffer pour plus d’émotions comme la flûte et l’orgue sur « Fare Thee Well » ou des influences brésiliennes viennent s’ajoute à l’atmosphère générale de l’opus comme les accents Laurel Canyon de « Poly Blue ».

On se laissera donc bercer par les paroles inintelligibles contrastant avec la sublime interprétation de la native de San Francisco comme sur « Here My Love », « Silent Song » mais également sur la magnifique conclusion nommée « Aeroplane ». Beaucoup plus lumineux que son prédécesseur, le charme infaillible de Jessica Pratt rayonne de nouveau sur ce Quiet Signs et arrive à rendre sa folk psychédélique des années 1960-1970 intemporelle, distinctive et remarquable.

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13 février 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Ambidextrous: « Echoes Of Science »

Ambidextrous est un musicien d’electronica russe qui sévit depuis une bonne vingtaine d’année. De son vrai nom, Nick Zavriev, c’est sous sa véritable identité que l’on peut être porté à se pencher avec un album, Echoes of Science, qui voit le musicien e plonger avec délectation dans une inspiration qui se manifeste sous la forle de huit longues plages.

Avec sa belle science mélodique, Zavriev prend place sans difficulté aux côtés des autres musiciens du même registre et venant des mêmes contrées de l’est de l’Europe. On relèvera cependant également une intéressante capacité à appuyer, par endroits, ses rythmiques, souvent en début de morceau, d’ailleurs, histoire de donner une immédiate impulsion avant de laisser les mélodies se déployer (« Euphocholia », « Jonah’s Trip »). En dehors de ces pulsations sourdes, on pourra aussi repérer de pertinents cliquetis, des frappes plus métalliques (« Long Way Out ») ou bien des à-coups plus affirmés (« Serpentarium) ».

Sur le plan mélodique, Ambidextrous ne se distingue pas nécessairement par des phrases à fredonner ou à même de faire dodeliner de la tête, mais plutôt par la mise en place d’ensembles clairs et chromatiques constitués de suites de notes assez lumineuses. Dans cette perspective, ses notes sonnent parfois comme du clavecin ou bien peuvent prendre des atours plus ouatés. De même, Nick Zavriev n’a que très partiellement recours à des samples vocaux, préférant allègrement des développements instrumentaux pour remplir joliment ces cinquante-neuf minutes tout à fait convaincantes.

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13 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Piroshka: « Brickbat »

Piroshka,c’est la réunion compagnie du guitariste de Moose, Kevin McKillop, du batteur d’Elastica, Justin Welsh, du bassiste des Modern English, Michael Conroy et de l’ex vocaliste de Lush, Miki Berenyi.

La voix suave et enchanteresse de cette dernière sur Brickbat un opus qui dabute sur un épatant «  This Must Be Bedlam », sorte de morceau psyché aux influences sixties où les claquements de mains se marient parfaitement à la basse métallique et au subtil jeu de guitare.

Mais cette chanson introductive n’est pas forcément la plus représentative de l’album. En effet, si le fun semble de mise, c’est bien le disco qui influencé les quatre musiciens. Au moins trois chansons ont un rythme ou des sonorités qui nous ramènent sur le « dancefloor », « Never Enough », disco punk, « What’s Next », groovy et efficace, et surtout « Run For Your Life », furieusement jouissive et croise une réminiscence du « Let’s All Chant » de Michael Zager Band.


Ce premier album de Piroshka, n’est pourtant pas uniquement, fort heureusement, un hommage aux paillettes des années 80. L’impressionnante mélancolie de « Blameless » est le morceau-phare du disque avec la voix de Miky Berenyi qui nous entraine dans un tourbillon d’émotions et la basse de Michael Conroy qui achève parfaitement le travail avec sa sonorité bruitiste terriblement pesante. Il sera difficile de se remettre d’une telle intensité, même si un autre grand moment musical figure sur l’album : un « She’s Unreal » à l’intro terriblement inspirée par In My Place de Coldplay, conclura de la plus belle manière ce premier effort de Piroshka.
Retour gagnant donc pour Miky Berenyi qui a su magnifiquement s’entourer pour revenir aux affaires en formant ce supergroupe. Si Brickbat est en grande partie un hommage aux années 80, ce disque est le compagnon idéal pour traverser les années et les augures qui sont ceux d’aujourd’hui.

***1/2

13 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Cypecore: « The Alliance »

Un monde post-apocalyptique, une musique à la Fear Factary et une ambiance façon Shaârghot, Cybercore donne dans le death industriel et pas content de se cantonner à leur Allemagne natale, le quintette passe la vitesse supérieure à l’occasion de leur quatrième album pour conquérir le monde., du moins le sien, un futur dystopique ou The Alliance est la seule solution pour survivre.

Entre riffing en distorsion et explosions létales, chant grommelé et scandé, ils ne choisissent pas et apaisent même l’atmosphère avec quelques temps calmes et mélodies musclées (et pas seulement sur la très belle « Outro ») et si tout cela se retrouve sur le même morceau alors on obtient un gros gros tube en puissance (« Dissatisfactory » ou « Remembrance »). Il est pourtant difficile de sortir un morceau de cet ensemble massif et homogène où, si rien n’est franchement nouveau, tout est sacrément bien ficelé, que ce soit l’utilisation des effets, la gestion de la dynamique ou le choix des samples. Tout est parfaitement millimétré et foncièrement dantesque.

***1/2

13 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Ghost Music: « I Was Hoping You’d Pass by Here »

Un peu Velvet, un peu americana, un peu indie rock tendance Yo La Tengo, en tout cas parfaitement affuté, ce duo (Matthew Randall  et Lee Hall) n’est pourtant pas américain mais anglais.

Ce que le tandem délivre est une suite de titres qui nous ramènent par leur style et leurs références, à l’imaginaire des musiques indé du pays de l’oncle Sam. C’est simple, classique, et excellement exécuté.

***1/2

13 février 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Gentleman Losers: « Make We Here Our Camp Of Winter »

Make We Here Our Camp Of Winter est le quatrième album de The Gentleman Losers, duo composé de frères Kubka qui se sont fondus, partant de post-rock, en un registre de plus en plus psyché.

Ainsi, la quarantaine de minutes de ce nouvel effort les voit mettre alternativement en avant une guitare alanguie ou un clavier profond, dans des interventions espacées et amples, tandis que des textures un peu granuleuses garnissent l’arrière-plan.

Avec une belle économie de moyens, les Finlandais combinent ainsi basse répétitive et mise sous l’étouffoir, d’une part, et guitare plus aérienne, d’autre part (« Book Of Leaves ») ou bien arpège de guitare et clavier embué (« Turning To Gold »). Ils peuvent également superposer les couches mélodiques, s’approchant d’une forme de shoegaze langoureux (« Always Crashing On The Same Wave »).

Lorsqu’ils s’étalent dans la durée, au-delà des six minutes, Samu Kuukka et Ville Kuukka versent néanmoins dans le travers habituel de ce type de production : laisser tourner leurs propositions tout au long des quasi-huit minutes, contents de leur son de guitare un peu traînant, sans suffisamment le faire évoluer (« Kingdom Of The Wind »). Ce léger accroc s’avère, heureusement, isolé dans un album qui permet aux Finlandais de renouer avec une inspiration créatrice indéniable.

***1/2

13 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire