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A Place to Bury Strangers: « Pinned »

Pinned marque l’amorce d’une annonce petite révolution chez les New-Yorkais d’A Place to Bury Strangers sur ce nouveau disque. Le trio a accueilli l’ex-batteuse de Le Butcherettes, Lia Braswell. La remplaçante de Robi Gonzalez a la particularité d’être à l’aise avec d’autres instruments mais également et surtout au chant, ce dernier étant devenu un complément non négligeable dans la formation. Pinned en bénéficie donc et change quand même un peu la face de ce groupe réputé pour fêtre pour le moins bruyant sur scène. Dans sa noise-rock historique teintée de cold-wave, ce dernier disque chevauche des éléments pop superbes « « Situations Changes », « Was it electric ») mais sait aussi durcir le propos quand il le faut (« Too tough to kill » « Look me in the Eye » ».

Pinned convaincra ainsi en raison de ce besoin d’explorer la mélodie dans des soubresauts shoegaze et bruitiste, et vient poursuivre une voie déjà entamée sur les précédentes sorties du trio. Quoi de plus excitant de constater que le combo garde le cap, sans se réinventer certes, mais en apportant ce petit « plus » à chaque nouvelle sortie, un plus qui se nomme ici Lia Braswell.

***1/2

11 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Demob Happy: « Holy Doom »

Devenu trio après leur premier album, les Anglais de Demob Happy balancent à travers leurs onze nouveaux titres un tas de bonnes mélodies chargées d’histoire puisqu’ils nous proposent une sorte de synthèse du rock depuis 60 ans ! Des lignes de chant ultra pop (ils sont fans des Beatles, non ?), des gimmicks psychédéliques, des relances bien rock, des élans frénétiques punks, un son granuleux plutôt désertique, une distorsion fuzz bien calibrée (ils sont fans des Queens of the Stone Age et c’est assumé) et une production serrée pour lier le tout et faire en sorte que ce son un peu sale passe très bien.

Amalgame de trop de choses pour être facilement décrit, il faut écouterle combo pour se faire son idée : les « ingles » « Be your man » » et « Loosen it », tâter du « Fake Satan » (pour la mélodie), du « Spinning out » (pour l’énergie) ou « I wanna leave (alive) » (pour les sonorités) et si tu crois avoir compris où les natifs de Newcastle voulaient en venir.Ne restera, enfin, qu’à écouter « Fresh outta luck » (ou « Holy doom ») pour se rendre qu’il va falloir aborder l’opus dans son ensemble tant il est disparate, tout en étant cohérent.

***

11 février 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire