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Girlpool:  » What Chaos Is Imaginary »

Après Before The World Was Big Girlpool s’est positionné dans le cercle prestigieux des duos indie rock américain qui faisaient rééfrence.Il faut dire que Cléo Tucker et Harmony Tividad ont redoublé d’ambition avec leur successeur intitulé Powerplant qui fut considéré comme un classique. On est, par conséquent, en droit de s’interroger sur ce que nous réservera What Chaos Is Imaginary, leur troisème album.

Marchant sur les pas de leur production précédente, Girlpool affirme être passé à l’âge adulte ; plus il avance dans la vie, plus il se pose des questions de nature existentielle.

Avec des compositions indie rock de plus en plus harmonieuses comme « Lucy’s », « Stale Device » qui suit mais encore l’implacable « Pretty » où l’interprétation d’Harmony Tividad brille, le groupe fait la part de plus en plus belle à ses angoisseset aux frustrations qui le rongent.

What Chaos Is Imaginary est,aussi, signe de changement. Il suffit d’écouter des morceaux comme le mélancolique mais hargneux « Hire », l’inquiétant « Chemical Freeze » ou bien même les tendances slacker de « Swamp and Bay » pour le comprendre. La voix de Cléo Tucker est beaucoup plus grave et plus masculine qu’auparavant et ce n’est pas dû aux modulations de voix ou à des effets technologiques. En effet, la vocaliste a pris des hormones suite à sa chirurgie transgenre ce qui permet de sentir instantanément la différence et les harmonies vocales du duo qui joue très bien avec le concept du yin et du yang un édifiant « Minute In Your Mind ».

Le second changement est au niveau des orchestrations plus diversifiées que sur Powerplant. Girlpool possède un pied dans l’indie rock pur et dur (« Lucky Joke », « Stale Device », « Josephs Dad ») et un autre vers des contrées dream-pop. On peut citer les ballades éthérées de « All Blacked Out » ou encore du morceau-titre faisant intervenir pour la première fois des cordes pour rendre l’atmosphère beaucoup plus touchante qu’elle ne l’est déjà mais encore la conclusion méditative du nom de « Roses ». Ces quatorze compositions font de ce What Chaos Is Imaginary un de ces disques pivots qui font montre qu’il y a toujours de l’imagination dans le chaos et que l’imaginaire non plus n’est pas exempt de pulsions chaotiques.

***1/2

5 février 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter |

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