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White Lies: « FIVE »

FIVE, le nouvel album de White Lies, s’ouvre sur une superbe séquence d’Arpegiator, un peu à la manière de Who’s Next. Sur ce synthétiseur gorgé d’écho, s’envole la voix franche aux superbes graves de Harry McVeigh. Une entrée en matière ambitieuse qui suffit à captiver instantanément. D’autant que le reste des quelques sept minutes de « Time To Give » ne sont pas source d’ennui. En effet, le morceau vire au baroque seventies avec son riff de clavier sur un fond de clavecin électronique qu’on croirait sorti de Phantom Of Paradise.
Ceci constitue une belle façon d’annoncer une volonté de se réinventer après Friends. Avec FIVE, White Lies trouvent un beau point d’équilibre entre froideur coldwave des débuts et arrangements d’une grande richesse, crépitant de claviers analogiques et de tessitures exquises. Le tout pour se transformer en machine à singles pop ciselés.
Cette parfaite maîtrise du studio permet au groupe de donner leur pleine mesure à des morceaux épiques et chargés en émotions. Le trio d’ouverture se révèle ainsi particulièrement savoureux. Passé « Time To Give », la pop énergique de « Never Alone » est une autre réussite, entre tube 80s et lle Arcade Fire de The Suburbs. Sur la ballade « Finish Lines », les guitares acoustiques se mêlent parfaitement aux les claviers vintage pour créer une matière sonore chaleureuse et puissante, qui se conclut en un final en apothéose entre solo électrique et riffs de clavier.


Si « Kick Me » marquera un arrêt en ployant quelque peu sous sa propre grandiloquence, « Tokyo » relèvera le niveau avec brio avec une ligne de basse à faire frémir, un refrain hymnesque et un solo de synthé roboratif comme aux plus belles heures de la pop synthétique. « Believe It » est une autre belle réussite tout en dynamisme et pulsations analogiques alors que la noirceur et la pesanteur du final « Fire And Wings »réconciliera tout le monde.
FIVE montre que l’inspiration de White Lies, après plus de dix ans de carrière, est loin d’être tarie. La production d’orfèvre de chacun de ces neuf titres parvient à réinjecter la dose salvatrice de rock’n’roll nécessaire pour tirer le groupe des choix peu judicieux qu’il a pu faire par le passé.

***1/2

1 février 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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