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Tiny Ruins: « Olympic Girls »

La genèse de Tiny Ruins est un projet en solitaire solitaire, celui d’Hollie Fullbrook, artiste britannique vivant en Nouvelle-Zélande.Elle y est escortée de  Cass Basil (basse), Alex Freer (batterie) et Tom Healy (guitare) qui assistent la jeune femme depuis son « debut album » un  Some Were Meant For Sea plutôt folkqui a a laissé place, ensuite, à des ambiances plus contrastées sur Brightly Painted One.

Tiny Ruins  essaie, sur ce troisième opus, à trouver un équilibre qui caractérise aujourd’hui sa musique, entre pénombre et rayonnement intense. C’est donc dans la continuité que s’inscrit Olympic Girls, un troisième album où l’acoustique des débuts semble arriver à un stade plus abouti avec l’espoir de situer le combo dans les hautes sphères du folk-rock international.

Cinq ans séparent ce nouvel enregistrement du précédent, pourtant Hollie Fullbrook est loin d’être restée inactive. La chanteuse a d’abord collaboré à New-York avec une légende de la « Kiwi Pop », Hamish Kilgour (cofondateur de The Clean avec son frère David), pour un mini-album à la beauté abrupte (Hurtling Through). C’est ensuite David Lynch, fan auto-proclamé de Tiny Ruins, qui a enregistré et produit le troublant « Dream Wave », un single figurant dans la bande originale du troisième volet de Hunger Games supervisée par Lorde. Des tournées à travers le monde en compagnie de Calexico, Sharon Van Etten ou The Handsome Family ont enfin permis aux membres du groupe de gagner en assurance et en cohésion. Là où trois petites semaines de travail avaient suffi à mettre en boîte Brightly Painted One, la formation d’Auckland a dédié une année entière à l’élaboration de cet Olympic Girls que précède une réputation particulièrement flatteuse.

Figure de proue du renouveau folk féminin néo-zélandais avec Nadia Reed et Aldous Harding, Hollie Fullbrook trouve ici le cadre instrumental parfaitement adapté à ses mots tranchants et sensibles. D’une nature vulnérable propre à cette catégorie de singers-songwriters traumatisés par les œuvres de Leonard Cohen et Nick Drake, l’écriture écorchée de Tiny Ruins se révèle, ici, encore plus aventureuse.  Ainsi, une guitare électrique vient régulièrement troubler le calme apparent des lieux, et esquissant d’audacieux motifs redevables au folk-rock anglais d’autrefois. Parfois mystérieuses (« Holograms »), occasionnellement fantaisistes (« One Million Flowers »), régulièrement mélancoliques (« School Of Design) », ces chansons ont enfin le souci permanent de l’a justesse (le melloton de« Kore Waits in the Underworld »). Avec Olympic Girls, Tiny Ruins semble plus que jamais parée pour décrocher lune médaille qui ne serait ni en bois, ni en chocolat mais sur une des plus hautes estrades.

***1/2

31 janvier 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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