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Mike Krol: « Power Chords »

En 2015, Mike Krol avait enfin connu la consécration avec son troisième album Turkey, le prmier pour une major. Suite à cela, le musicien résidant à Los Angeles a fait profil bas toutes ces années avant de revenir avec une nouvelle production intitulée Power Chords.

Marchant sur les pas de son prédécesseur, Mike Krol veut ous prendre pour témoins des coups qu’il a pu prendre depuis le début de sa carrière par le biais de l’image de sa figure abîmée sur la pochette et à grands renforts d’un son garage-rock lo-fi et de riffs fuzzy bien sales.

Sur des morceaux racés et énergiques comme « What’s The Rhythm », « An Ambulance » et autres « Left For Dead » comptant un solo de guitare signé Sean Lango, le musicien nous fait part de ses chagrins, déceptiosn et insomnies qui l’ont rongé durant tout ce temps.

C’est en usant des riffs fuzzy, des effets de larsen et des inspirations dignes du regretté Jay Reatard ou encore de King Tuff que Krol sarvient ainsi à passer des messages via son bubblegum-power-garage-trash.

Les décibels sont élevés sur des titres accrocheurs comme « Blue and Pink », « Wasted Memory » ainsi que « Nothing To Yell About ». Bien sûr, il y a tout de même quelques moments de lucidité avec notamment « I Wonder » qui comprend également les choeurs de sa nouvelle copine Allison Crutchfield qui figure aussi sur le piano du très pop « Arrow In My Heart ».

L’album se terminera de très belle manière sur « The End », point d’orgue à un Power Chords qui ne décevra pas en matière d’efficacité, de clairvoyance et, chose inédite chez quelqu’un surtout connu pour ses uppercuts musicaux, de sensibilité.

***1/2

31 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Tiny Ruins: « Olympic Girls »

La genèse de Tiny Ruins est un projet en solitaire solitaire, celui d’Hollie Fullbrook, artiste britannique vivant en Nouvelle-Zélande.Elle y est escortée de  Cass Basil (basse), Alex Freer (batterie) et Tom Healy (guitare) qui assistent la jeune femme depuis son « debut album » un  Some Were Meant For Sea plutôt folkqui a a laissé place, ensuite, à des ambiances plus contrastées sur Brightly Painted One.

Tiny Ruins  essaie, sur ce troisième opus, à trouver un équilibre qui caractérise aujourd’hui sa musique, entre pénombre et rayonnement intense. C’est donc dans la continuité que s’inscrit Olympic Girls, un troisième album où l’acoustique des débuts semble arriver à un stade plus abouti avec l’espoir de situer le combo dans les hautes sphères du folk-rock international.

Cinq ans séparent ce nouvel enregistrement du précédent, pourtant Hollie Fullbrook est loin d’être restée inactive. La chanteuse a d’abord collaboré à New-York avec une légende de la « Kiwi Pop », Hamish Kilgour (cofondateur de The Clean avec son frère David), pour un mini-album à la beauté abrupte (Hurtling Through). C’est ensuite David Lynch, fan auto-proclamé de Tiny Ruins, qui a enregistré et produit le troublant « Dream Wave », un single figurant dans la bande originale du troisième volet de Hunger Games supervisée par Lorde. Des tournées à travers le monde en compagnie de Calexico, Sharon Van Etten ou The Handsome Family ont enfin permis aux membres du groupe de gagner en assurance et en cohésion. Là où trois petites semaines de travail avaient suffi à mettre en boîte Brightly Painted One, la formation d’Auckland a dédié une année entière à l’élaboration de cet Olympic Girls que précède une réputation particulièrement flatteuse.

Figure de proue du renouveau folk féminin néo-zélandais avec Nadia Reed et Aldous Harding, Hollie Fullbrook trouve ici le cadre instrumental parfaitement adapté à ses mots tranchants et sensibles. D’une nature vulnérable propre à cette catégorie de singers-songwriters traumatisés par les œuvres de Leonard Cohen et Nick Drake, l’écriture écorchée de Tiny Ruins se révèle, ici, encore plus aventureuse.  Ainsi, une guitare électrique vient régulièrement troubler le calme apparent des lieux, et esquissant d’audacieux motifs redevables au folk-rock anglais d’autrefois. Parfois mystérieuses (« Holograms »), occasionnellement fantaisistes (« One Million Flowers »), régulièrement mélancoliques (« School Of Design) », ces chansons ont enfin le souci permanent de l’a justesse (le melloton de« Kore Waits in the Underworld »). Avec Olympic Girls, Tiny Ruins semble plus que jamais parée pour décrocher lune médaille qui ne serait ni en bois, ni en chocolat mais sur une des plus hautes estrades.

***1/2

31 janvier 2019 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Night Flight: « Night Flight »

Night Flight est un groupe londonien qui a sorti son premier album dans l’indifférence générale mais qui, pourtant, posède un univers bien à lui. La cohérence demeure d’ailleurs le point fort de ce nouveau disque au titre significativement éponyme. Night Flight est un opus surprenant, planant, parfois émouvant avec, en préalable, deux splendides morceaux d’ouverture ; un « Departure » à la rythmique mélancolique accompagnant des textes sensibles et une superbe montée en puissance suivi de « Parade » qui ne fera qu’accentuer le sillon creusé.

« Forever And » et « Machiavellianites » suivront le chemin tracé avec moins de succès mais, fort heureusement, Night Flight réservera dautres surprises. Et la plus belle prouesse de l’album est bien ici : associer indie parfois presque pop à des ballades sans pour autant perdre en cohésion.

Quelque part, il est assez impressionnant pour un jeune combo de faire preuve de maturité et de ce type de talent. « Death Rattle » sera, en quelque sorte, un pont entre les différents genres : le rythme est plus soutenu, la voix du leader mise à rude épreuve et la ligne de basse, solide et précise, apportere le plus nécessaire.

« God Knows » sera la fameux single, passage requis et obligatoire à tout LP ; une ballade pop/indie à couper le souffle. Un riff répétitif mais bien trouvé, des choeurs planants et un refrain entraînant. Night Flight ne fait certes pas dans la simplicité mais c’est justement cette prise de risque le rend intéressant.

Pour conclure, « Amsterdam » l’avant dernier morceau, sera une autre prouesse du genre avant « Medicine » qui saura clôre l’album avec douceur. A écouter de toute urgence et sans oeillères.

***1/2

31 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire