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Daniel Knox: « Chasescene »

Un homme, un piano, une voix ; tel est le décor qui est planté pour ce quatrième album de Daniel Knox, Chasescene. Il est vrai que le bonhomme a une sacrée étoffe car il a été projectionniste de nuit à Chicago, ancien étudiant en cinéma et collaborateur ponctuel de David Lynch auquel il a offert quelques instrumentaux. Daniel Knox n’a que faire des clichés réducteurs et il nous plonge avec délice dès l’entame de ce disque dans une valse sans parole au cœur d’un théâtre macabre où l’humour noir n’est jamais bien loin. Imaginez un cabaret baroque aux lourdes tentures rouges où l’exubérance côtoierait la sobriété, où la grandiloquence se mêlerait à la finesse des mélodies et à la justesse du propos. Et bien Chasescene, c’est tout cela à la fois.

L’auditeur pourra ainsi prendre plaisir à se faire peur, comme les enfants le font à la lueur de la lampe-torche le soir tard, cachés sous un drap, en l’écoutant nous conter de sa somptueuse voix de baryton des histoires de kidnapping, d’amitié déçue, de rôdeurs dans la nuit. On frissonnera au son de la voix racée du chanteu et on sera emporté par les envolées lyriques des cordes sur certains des douze titres qui composent ce disque aux décors variés et cinématographiques, format panorama.


Témoin ou acteur des tranches de vie qu’il nous donne à entendre, Daniel Knox n’est jamais aussi brillant et poignant que lorsqu’il est seul au piano comme sur le morceau « Mrs Roth ». Et quand un orchestre l’accompagne comme sur « Me and My Wife », description d’un couple qui a tout pour nous faire frémir, il nous captivera encore plu .
Jarvis Cocker, invité de luxe sur la chanson « Capitol » l’accompagnera et viendra contrebalancer la voix puissante de Daniel Knox, en nous susurrant des horreurs au creux de l’oreille, sur un rythme chaloupé et langoureux.
C’est dans cet univers situé quelque part entre The Divine Comedy, Tom Waits, Scott Walker et Tim Burton, qu’avec un sourire en coin et paradoxalement jamais avec emphase, Daniel Knox utilise la grande étendue de son talent pour nous démontrer que tout cela n’est en fait… que du cinéma!

****1/2

 

25 janvier 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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