As It Is: « The Great Depression »

As It Is est un combo qui revendique le faite de changer à chaque album ; mission réussie pour ce The Great Depression qui se présente en 4 parties ; étapes distinctes basées sur la romantisation de la dépression et autres maladies mentale mais surtout évolution qui voit le Anglais laisser tomber leurs penchants pop-glam pour évoluer dans un univers « emo » plus sombre et lourd. Il est vrai que le quatuor travaille en relation avec une association, Hope For The Day, qui fait de la prévention contre ce type d’atteintes mentales.

Sans parler d’album conceptuel, on peut noter que les trois titres d’ouvertures (« The Wounded World », « The Stigma (Boys Don’t Cry ») et « The Fire ») treitent de nos rapports aux réseaux sociaux et de cette absorption qui étend sa toile sur les générations d’aujourd’hui et déconstruite nos relations aux autres.

Musicalement, le quatuor s’emploie à varier les humeurs et à s’attacher à ce qui peut être source de réconfort en rajouter des touches personnelles de ci de là. II s’attaque aux clichés qui entourent, par exemple la masculinité, mais surtout ils savent varier les rythmes et puissances, que ce soit vocales ou instrumentales, afin de nous offrir une tracklist plus que diversifié qui ne nous laisse aucun répit.

Un des morceaux phares et qui se démarquent clairement du reste, est « The Reaper ». Le quatuor a réussi à réaliser un de leurs rêves et collaborer avec Aaron Gillespie, chanteur d’Underoath, groupe plus que connu de la scène metalcore. C’est le morceau le plus lourd niveau instrumental et vocal de l’album, qui amène un côté plus punk/métal.

Les deux chansons les plus chargées émotionnellement clôturent l’album sur des notes percutantes : « The Hurt, The Hope » et « The End » font toutes les deux parties de la dernière étape de la dépression, l’acceptation. Elles servent de constat à cette situation horrible dans laquelle on peut se retrouver, seul(e), sans aucune ressource, mais nous laissent, quand même, avec un message d’espoir, avec une très jolie transition entre les deux morceaux et une magnifique harmonie de voix sur le morceau de fin.

The Great Depression nous fait passer par tous les états d’ême que constitue cette souffrance ; il le fait avec beaucoup de décence, jalonne qu’il est par les métaphores qui y sont véhiculées. Comme album emo/punk il a toutes les chances de faire école.

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