The Twilight Sad: « It Won’t Be LIke This All The Time »

Plus de 4 ans sont passés depuis le dernier album des Ecossais de The Twilight Sad, Nobody Wants To Be Here And Nobody Wants To Leave. Beaucoup de choses ont changé dans la vie du groupe : le départ de leur batteur Mark Devine, l’intégration de Brendan Smith et Johnny Docherty, auparavant musiciens de tournée, en tant que membres permanents du groupe, un nouveau label, une tournée avec The Cure et la naissance d’une amitié proche avec Robert Smith.
Il n’est guère étonnant de constater que le combo a évolué musicalement et que ce cinquième opus est placé, comme son intitulé l’indique,sous le signe du changement.
Ce qui est le plus frappant est l’orientation plus électronique que sur les précédentes œuvres du groupe. Les synthétiseurs sont désormais omniprésents, ce qui confère au disque un air de New Order, Depeche Mode, Editors ou encore The Cure puisque Robert Smith a accompagné la genèse du disque et donné quelques conseils.
L’album ouvre avec « [10 Good Reasons For Modern Drugs] », un choix sur lequel on peut s’interroger, car le titre ne facilite pas forcément l’entrée en matière. Avec ses riffs de guitares répétitifs et le chant torturé de James Graham, on a du mal à accrocher dès la première écoute. « Shooting Dennis Hopper Shooting », une chanson également intense, mais plus mélodique que le premier titre, prépare la voie pour « The Arbor » et « VTr », deux titres aux sonorités New Wave qui laissent la part belle aux synthés et qui semblent tout compte fait plus lisses, mélodiques et accessibles que les deux premières chansons de l’album.


Le premier « single, « I/m Not Here [missing face] » met en valeur la voix du chanteur et une composition dont l’intensité monte crescendo.

Plusieurs morceaux marquent, à ce propos, un semblent de dialogue entre le chanteur et lui-même, tiraillé qu’il est par des émotions contradictoires.

Ainsi, « I/m Not Here [missing face] » illustre de manière emblématique cette tension entre espoir et résignatio, problématique qui court tout au long du disque.

En comparaison avec les albums précédents du groupe, It Won’t Be LIke This All The Time paraît moins sombre. L’ambiance générale reste, certes, mélancolique, mais la musique offre pléthore de contrastes et, par conséquent, plus de répits.
Notons, par exemple, le contraste entre l’épuré et mélancolique « Sunday Day13 » et « Let/s Get Lost », titre rapide rappelant les albums précédents de The Twilight Sad avec la présence prononcée des guitares shoegaze. « Videograms », deuxième « single », clôt d’ailleurs l’album en beauté. L’arrangement avec ses nappes de synthétiseurs montre clairement les influences de The Cure, et traite d’un des sujets de prédilection du quatuor : les chagrins d’amour.

Certaines choses ne changent donc jamais, en revanche, The Twilight Sad ont montré qu’ils étaient en mesure d’évoluer et que ce changement leur va bien. Avec ce cinquième opus, le groupe réussit à innover sans se réinventer complètement, mais sans rompre avec leur historique. It Won’t Be LIke This All The Time est un bon petit album dont on peut apprécier apprécier toutes les nuances.

***1/2

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