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John Garcia: « John Garcia & The Band Of Gold »

Quand on parle de Desert Stoner Rock, le groupe Kyuss fait office de référence… pour ne pas dire de formation culte. On leur doit ces riffs ultra lourds, ces rythmiques hypnotiques, ce son si caractéristique et novateur à l’époque de cette gratte branchée sur un ampli de basse, … et la voix de John Garcia. Depuis laséparationdu combo en 1995 (au moment où le succès commençait à venir), ledit chanteur a enchaîné les collaborations extérieures (Orange Goblin, Danko Jones, Karma to Burn, …) et aussi pas mal de projets personnels (Slo Burn, Hermano, Unida). Malgré la qualité de ces oeuvres, les déboires commerciaux et juridiques ont été nombreux sur son chemin.  Malgré ces galères, Garcia a poursuivi sa route vaille que vaille et notre vocaliste débarque avec de nouveaux complices sous le nom révélateur de « John Garcia & The Band Of Gold ».

Dès l’ouverture, l’instrumental  « Space Vato », on est immédiatement happé par le sable brûlant et la chaleur étouffante du désert de Mojave. La batterie se fait sèche, la basse vous tape directe sur le nuque comme si le soleil prenait un malin plaisir à vous étourdir de ses rayons. La section rythmique de Mike Pygmie à la 4-cordes et de Greg Saenz derrière les fûts joue serrée (« Kentucky II ») et le groove sévère, envoie fort (« Cheyletiella ») et vrombit grave (« Apache Juncion »).

Les riffs sortant de la guitare de Ehren Groban sont on ne peut plus accrocheurs (« Jim’s Whiskers », « Lillianna ») avec des interventions solos qui ne sont pas en reste (« Don’t Even Think About It »). L’efficacité de ces compositions est indéniable à défaut d’être véritablement révolutionnaire. Toujours puissant (l’énergique « My Everything », l’imparable et énervé « Popcorn (Hit Me When You Can) »),ou le mélodique (« Chicken Delight »), Garcia sait aussi se faire plus nuancé (le bluesy et quelque peu psychédélique « Softer Side »). Percutant et entêtant, le poids des ans ne semble visiblement pas trop se faire sentir dans son attaque et son jeu.
Pour produire cet opus Garcia a choisi son ami de longue date Chris Goss. Cette figure emblématique du mouvement Desert rock fait ici ressortir le meilleur du quatuor avec des arrangements qui sont le nec plus ultra du genre, un genre dans lequel il est toujours bon de pouvoir s’ensabler.

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14 janvier 2019 - Posted by | Chroniques du Coeur |

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