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Alexandra Streliski: « Inkscape »

Deuxième album pour cette compositrice montréalaise qui signe un solo piano totalement irrésistible. Sans doute moins connue que Ludovico Einaudi, Ólafur Arnalds, Yann Tiersen, Jean-Michel Blais, ou Chilly Gonzales dont elle est l’amie, Alexandra Stréliski est quoi qu’il en soit au moins l’égale de ces grands compositeurs si l’on en juge par les qualités entrevues sur son second album Inscape.


Compositrice pour la publicité, le cinéma, la danse ou la télévisons, cette franco-canadienne installée à Montréal, a décidé de s’octroyer une pause et de se consacrer à l’écriture de cet album solo, seulement le deuxième de sa carrière.
Il en ressort des morceaux assez courts mais d’une délicatesse et d’une grâce infinie qui s’expriment à travers des arpèges de piano sublimes, légers, aériens, virevoltants.
Des musiques inspirées par Chopin notamment, pour ce qui sera l’un des plus beaux disques de piano néo-classique de l’année 2018.

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13 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Gavin Miller: « Shimmer »

Gavin Miller avait été remarqué, en tant qu’artiste, pour un travail en collaboration avec Russel M. Harmon.

Aujourd’hui , c’est à part entière que l’Anglais est reconnu avec son album, Shimmer, aux tonalités mêlant le post-rock à l’ambient. Les plages sont accompagnées de guitares alanguies, de nappes de synthé et de rares interventions au piano.

Si on y ajoute quelques précieuses vocalises, on obtiendra, eu total, un opus qui montrera comment le voluptueux peut cohabiter harmonieusement avec le chirurgical

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13 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Mark Deutrom: « The Blue Bird »

Mark Deutrom est surtout connu pour avoir été bassiste des Melvins, mais il a également fricoté avec Sunn O))), et cofondé le label qui a sorti le premier Neurosis. Mais ça faisait un moment aussi on jugera The Blue Bird comme s’il s’agissait d’un premier album. « No space holds the weight » nous amène sous le soleil brûlant d’un désert aride. « Futurist manifesto » nous sort de notre léthargie, toujours format instrumental mais beaucoup plus musclé et énervé, entre stoner et rock indé. « Radiant gravity » nous donne l’impression que le morceau précédent n’était qu’une parenthèse, aussi rêveur et cool que le premier titre. « O ye of little faith » est le premier titre chanté avec une couleur stoner / doom psyché qui l’habille, justifiant sa présence avec Season Of Mist. Le titre est plaisant, comptant quelques riffs bien lourds et mémorables, et finissant de façon assez inattendue et apaisée.« Hell is a City » sera un des titres les plus réussis du disque : énigmatique et flottant, il évoquera tout de suite Twin Peaks par ses sonorités et son spleen insidieux.

« Somnanbulist » suivra un chemin similaire, sinon parallèle alors que « Maximum hemingway » a les deux pieds dans le desert rock, et est l’un des titres forts du disque, malgré sa relative économie de moyens. « They have won », ballade douce-amère, verse plus du côté Floydien, et sur le même registre, « On father’s day », continuera dans la veine ambient alors que « The happiness machine » renouera avec le desert rock, musclé et mid tempo. Enfin, « Nothing out There » est un autre titre façon Floyd à la mélodie déconcertante qui ne pourra que laisser sur notre faim et nous faire regretter que l’album s’achève sur cette note.

Au total, un album qui laisse circonspect quant on considère son flagrant manque de direction.

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13 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Mary Lattimore: « Hundreds Of Days »

L’artiste américaine Mary Lattimore franchit un nouveau palier avec son album Hundred Of Days, la voyant explorer de nouveaux instrument ,et offrir un écrin ouaté à son instrument de prédilection, la harpe (la sienne comporte 47 cordes).

C’est à un voyage en apesanteur que nous convie Mary Lattimore, à coups d’arpèges lumineux auréolés de synthés subtiles, de vocaux suspendus et de pianos vagabonds. Hundreds Of Days ouvre les grands espaces pour y déposer des mélodies apaisantes à la quiétude ambiant.

Habillé de leurs plus beaux habits, les titres qui composent l’album, poussent l’auditeur à se poser sur l’herbe, observer la nature changeante qui nous entoure, avec ses mouvements imperceptibles et ses souffles caressants.

Les compositions forme comme une anthologie de vignettes musicales qui sont à la fois évocatrices, personnelles et référentielles ; autant de mouvements que les battements d’un coeur palpitant, capables de dériver vers des sommets aux déchirures pleines de tendresse et de déviances raffinées. Il n’y a qu’à se poser pour profiter pleinement de cette promenade au sommet de paysages coiffés de cieux aux couleurs relaxantes. Enchanteur.

***1/2

13 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Mocky: « A Day At United »

Deux albums en moins d’un an pour Mocky ! Après le très Lounge et ô combien délicieux Music Save Me, le compositeur canadien fait désormais paraître A Day At United, un disque dans un registre Soul Jazz Pop là encore irrésistible.

Opus de crooner enregistré en une journée lors d’une session menée à la baguette (c’est le cas de le dire) par Mocky depuis son kit de batterie, en compagnie de ses musiciens et du producteur Justin Stanley.

Neuf titres imaginés en quelques jours du côté de Silver Lake, là où vit désormais ce grand fan de Miles Davis mais sans doute aussi de Stevie Wonder, Marvin Gaye ou Curtis Mayfield. Des noms dont les ombres planent sur cette production  d’une infinie délicatesse tant elle est évocatrice de douces nuits d’été.

***1/2

13 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Majetic: « Club Dread « 

Pour Justin Majetich alias Majetic, la musique est un terrain de jeu et d’expression où tout est permis, comme celui de bousculer les habitudes et de faire fonctionner notre cortex en mode réceptacle à émotions, délaissant un certain classicisme pour entrer par la porte de service et surprendre l’auditeur.

Club Dread est un merveilleux exercice de style qui allie indie pop et expérimentations électroniques, à rapprocher du travail de Dirty Projectors et de la sensibilité d’un Perfume Genius.

Tout est en suspension, tiraillé entre forces telluriques et fragilité à fleur de peau, la voix de Majetic servant de liant et de point d’intersection entre les combinaisons aériennes et les rythmiques aux déhanchés déviants, flirtant subtilement avec un dancefloor pour créatures de la nuit.

Naviguant entre intimité dénudée et écorchures profondes, Club Dread est un album auréolé de lumières mouvantes, déployant des atmosphères aux couleurs changeantes, à la finalité cohérente, le tout servi par une production ciselée, offrant à l’ensemble un relief taillé dans un matériau précieux. Imposant addictif et contraignant.

***1/2

13 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire