Rival Sons: « Feral Roots »

Cela fait 10 ans que Rival Sons bouscule le « classic rock ». Au-delà de la mode il se bâtit une carrière avec déjà 5 albums et une popularité qui ne cesse de grandir. Le groupe est de retour avec Feral Roots qui fait suite à un Hollow Bones remarquable. L’album se distingue par une orientation psychédélique et nous offre 11 titres permettant d’entamer un voyage dans les terres américaines, dans les racines musicales de ce pays avec une variété de tons remarquable. Cette odyssée se fait naturellement et par étapes douces sans doute pour que la progression se fasse sans heurts.

Pour débuter « Do Your Worst » et « Sugar On The Bone » se placent dans un esprit hard rock vintage. Le feeling est là, il y a cette chaleur dans le chant, ces riffs et solos dans l’esprit et ces refrains toujours aussi réussis. Puis petit à petit la couleur change ; « Back In The Woods » sonne comme du Led Zeppelin qui serait doté d’un groove soul, s’ensuivra « Look Away » avec son début folk très fort rappelant Led Zeppelin 3 et cette âme qui se dégage de voix granuleuse et chaude cumulée à un riff intense. La chanson-titre, de son côté navigue entre blues, rock et pincée de folk avec grandeur.

À ce dépaysement total on obliquera vers un espace qui transcende genres et frontières dans une dimension où il est vain de risquer une quelconque comparaison. On aura droit alors à une seconde partie plus intense et plus riche encore. Hard rock teinté de blues et feeling à fleur de peau apporteront chaleur et tranchant sur des morceaux comme « Too Bad », « Imperial Joy » et « End Of Forever », soul et gospel avec « Shoot By Me » et « Shooting Stars » donneront la part belle à des choeurs qui visiteront la musique noire américaine et, enfin, « All Directons » nous fera renouer avec cet esprit si pur de la pop-rock US.

Feral Roots porte bien son titre tant il nous propose un panorama presque exhaustif de la culture musicale américaine ; quelque part il nous fait retoucher sol avec un concept qui semblait pourtant bien désuet, celui du « road album ». Qui a parlé de « classic rock » ?

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