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Throwing Snow: « Loma »

Loma est le troisième opus du producteur anglais Ross Tones, alias, Throwing Snow, qui s’impose comme une des têtes pensantes de la techno avec son approche épurée et ses infra basses grondantes prêtes à vous sauter au visage pour vous coller le cerveau sur le dancefloor.

Ce disque puise dans les genres pour en extraire leur essence et en offrir un substrat singulier, aux rythmiques surprenantes capables de prendre des angles droits pour renverser une ambiance.

Il explose de manière concise sur les bordures de scènes électroniques métissées, gorgées de détails et de sonorités compactes, où techno sombre, pointes drum’n’bass, dusbtep nerveux s’assemblent avec subtilité pour donner naissance à des atmosphères viscérales et poisseuses. qui collent comme une deuxième peau. Un album hypnotique aux senteurs vénéneuses qui collent comme une deuxième peau.

***1/2

8 janvier 2019 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Ben Harper & Charlie Musselwhite : « No Mercy In This Land »

Inutile de rappeler qui est Ben Harper et encore moins qui est Charlie Musselwhite. Juste rappeler que les deux bonhommes se sont retrouvés en 2013 avec un premier album intitulé Get Up! où le chanteur et guitariste et le joueur d’harmonica nous ont épaté avec leur blues vintage et voyageur. Cinq ans plus tard, ils remettent le couvert avec No Mercy In This Land.

Voici donc dix nouveaux morceaux où Ben Harper & Charlie Musselwhite continuent leurs escapades au fin fond de l’Amérique avec leurs sonorités blues, country-folk et rock’n’roll et leur alchimie fonctionne une fois de plus avec l’introduction « When I Go » qui donne le ton à ce voyage musical.

La voix si charismatique et reconnaissable entre mille de Ben Harper se mêle bien aux guitares rugueuses et des solos d’harmonica de Charlie Musselwhite qui donnent une certaine profondeur sur des morceaux comme « Love And Trust », « Found The One » et le plus mélancolique « When Love Is Not Enough ».

Tantôt rythmé (« Trust You To Dig My Grave ») tantôt dansant (« The Bottle Wins Again »), le tandem nous délivre une énergie beaucoup moins rock qu’auparavant mais reste toujours entraînant comme il se doit. Le morceau-titre ira retrouver nos deux compères tous les deux au micro pour prouver qu’ils sont au top de leur forme. No Mercy In This Land ne révolutionnera pas grand chose dans la grande discographie de Ben Harper mais nous réservera une petite surprise en forme de parenthèse bien agréable.

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8 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Warmduscher: « Whale City »

On a, récemment, découvert le supergroupe Insecure Men, cette fois-ci, c’est Warmduscher, un autre supergroupe qui apparait. Formé par les membres de Fat White Family et Childhood (mais comptant également les membres de Paranoid London), il effectue ici son grand retour avec son second opus intitulé Whale City faisant suite à leur Khaki Tears paru trois ans plus tôt.

Avec un line-up qui rétrécit, Warmduscher continue d’envoyer son énergie désaxé et déjanté avec ces onze nouveaux morceaux. Après une introduction nommée « Bright Lights » qui amorce le calme avant la tempête, le supergroupe fourmille de plusieurs idées comme le groovy « Standing On The Corner » comprenant une ligne de basse qui est riche en funk sur un tempo bien psychédélique comme on aime mais encore « I Got Friends » qui s’inscrit dans cette même lignée.

On notera l’interprétation bien fugace et funky de Clams Baker qui rappelle aussi bien Hanni El Khatib que des Beastie Boys qui survole les influences blues-punk de « Big Wilma » ou encore du fougueux « The Sweet Smell Of Florida » aux riffs de guitare bien gras comme on aime. Au milieu de titres rythmés, Warmduscher nous gratifie de ballades comme « 1000 Whispers » riche en écho mais encore la conclusion doucement psychédélique et rêveuse du nom de « Summertime Tears ». Moins excentrique que leur prédécesseur et leurs autres side-projects comme The Moonlandingz, Whale City définit avec brio le style musical original et le groove comme peu le savent faire.

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8 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Arkona: « Khram »

Arkona est l’un des fers de lance du (folk) metal russe, oeuvrant d’abord dans l’ombre puis en pleine lumière depuis quelques années et sa reconnaissance sur la scène internationale. Il faut dire que celle-ci est méritée, le combo présentant de nombreuses qualités et particularités. Dont la moindre n’est pas le génie dont il fait preuve pour écrire des titres puissants, mélodiques, aux délicates et classieuses envolées folk. Qu’il agence de façon intelligente au sein d’albums de plus en plus réussis et denses. On pourrait également parler de son impressionnante vocaliste et ses vocaux grommelés ou chantés. De son style alliant folk metal, (post) black et thrashcore. « Khram » va une fois de plus mettre le feu ; Arkona n’y est pas avare en efforts (on est bien au-dessus de l’heure), et ceux-ci s’avèrent une fois de plus payants.

Ce qui est le plus impressionnant ici, c’est que peu importe la durée des titres (parfois très étirés : le plus long ici fait plus de 17 minutes), on s’y sent aussi bien, et ils font montre d’autant de classe et de finesse que l’on est en droit d’attendre d’Arkona, et même plus. Le combo transcende ici encore (plus) ses influences pour en tirer une œuvre richissime, changeante, épique et nappée d’une beauté mélancolique touchante. Un disque que l’on pourra au final conseiller aux amateurs de folk metal les plus aventureux et pourquoi pas aux amoureux des voyages musicaux metal extrême.

***1/2

8 janvier 2019 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire