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Atreyu: « In Our Wake »

Les Californiens d’Atreyu étaient apparus sur le devant de la scène en 2015 avec Long Live, un album en guise de retour aux sources, six ans après un Congregation Of The Damned qui confirmait un virage plus rock alors amorcé avec l’excellent Lead Sails Paper Anchor. Nous sommes aujourd’hui face à In Our Wake, leur septième opus, pour lequel ils se sont associés à une figure bien connue de la scène, John Feldmann.

Le combo avait déjà travaillé avec ce derniersur Lead Sails Paper Anchor, c’est donc tout naturellement dans cette lignée que l’on attendait ce nouvel opus. Sans surprise on a droit à une grosse production, un son énorme et des refrains catchy comme jamais.

Le revers de cette médaille est un rendu un peu lisse, creux et sans âme. L’album s’ouvre pourtant en frappant fort avec la chanson-titre avec une mélodie pop addictive et des changements rythmiques on ne peut plus bien charpentés.

Auter point important de l’album, la dualité vocale entre Brandon Saller et Alex Varkatzas ; elle se fait souvent en voix claire, les cris metalcore bien puissants de ce dernier étant ici utilisés avec plus de parcimonie, tandis que le batteur-chanteur rayonne tout au long de In Our Wake.

Le disque repose également sur l’utilisation appropriée d’arrangements électroniques apportant un plus certain, sans pour autant qu’ils prennent le dessus sur les guitares qui demeurent bien brutes et costaudes.

On flirtera alors avec le punk puissant («  Blind Deaf & Dumb ») et le metalcore ravageur («  Nothing Will Ever Change ») ; assaisonnement du plus bel effet.

In Our Wake s’avère être un opus varié, allant de la ballade parfaitement executée avec « Terrified », et des titres aux allures de rock moderne calibrés comme peuvent l’être « Safety Pin » ou le surprenant stadium rock de « The Time Is Now ».

Il serait injuste de ne pas parler de la fin de l’album, d’une première part avec « Anger Left Behind », impressionnant de maîtrise et d’efficacité, alternant riffs bien rock et ambiance plus légère, mais c’est surtout « Super Hero » qui marquera les esprits avec une prestation toute en finesse et pourvue d’un solo efficace. 

Précis, millimétré et calibré, Atreyu produit ici un album sans réel temps mort ou titre faiblard. Le groupe était attendu sur un terrain peut-être un peu plus audacieux ; ce sera put-être chose faite une fois prochaine.

***

4 janvier 2019 - Posted by | On peut se laisser tenter | ,

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