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Nicholas Krgovich: « Ouch »

Il y a des ruptures amoureuses que l’on ne parvient jamais à guérir et c’est le cas de nombreux musiciens qui mettent leur chagrin d’amour en musique sous n’importe quel forme pour tenter de s’en affranchir. Dernier cas en date, Nicholas Krgovich qui est dans la souffrance et qui le crie sur Ouch sur son dernier album.

L’auteur-compositeur-interprète et musicien multi-instrumentiste originaire de Vancouver a vécu une séparation pour la moins brutale selon ses propres dires et il nous le fait savoir à travers ces douze morceaux aussi bien mélancoliques que rêveurs. Il n’y a qu’à juger les précieuses écoutes de l’introduction onirique de « Rosemary » mais aussi celle des très smooth « Time » avec un chaleureux solo de saxophone et « Hinoki » pour capter la douleur de l’artiste qui noie sa peine avec une plume plus qu’éloquente.

Nicholas Krgovich établit un parallèle de sa rupture amoureuse à celui d’un deuil mais en processus beaucoup plus ralenti. Que ce soit sur les morceaux chaloupés de « Goofy », « Belief » et « Guilt », il en fait un exercice cathartique à travers des influences indie folk aux sonorités hybrides mais chaleureuses à plein souhait. Avec Ouch, même si il n’a pas cicatrisé entièrement à l’écoute de « Rejection », « October » ou du final riche en qu’est « Field » il arrive sans se montrer trop larmoyant tout de même à exprimer cette partie de l’être de chacun qui n’y sera pas insensible.

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28 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Steady Hands: « Truth In Comedy »

Des cendres de Modern Baseball les différents membres du groupe s’émancipent chacun de leur côté. On avait vu Jake Ewald qui nous a présenté Slaughter Beach, Dog et maintenant, c’est au tour de Sean Huber, bassiste du groupe, de nous présenter son nouveau projet qu’est Steady Hands avec un nouvel album intitulé Truth In Comedy.

Sean Huber reste dans son élément en partant à la croisée de l’Americana et power-pop. Il en résulte des titres audacieux et racés comme l’introduction explosive du nom de « 40 Ox » mais encore les accents emo de « New Tattoo » et de « Indifferent Belushi » avec ses synthés reluisants.

Steady Hands n’a pas perdu la main en matière d’arrangements, qu’ils soient plus amples avec l’apparition de l’orgue sur « Drop D And Dance Beats » ou des cuivres sur « Saint Lucas » ou sophistiqués avec un solo de piano raffiné sur « Better Days ».

Ajoutons aussi les prestations vocales convaincantes de Sean Huber sur « No More Funerals » ou encore la conclusion bien pleine de densité de « Christmas At The ‘Vous ». Steady Hands n’atteint pas la grâce incarnée de Slaughter Beach, Dog,mais s’en tire avec les honneurs sur un opus riche en instrumentations en tous genres allant au-delà de l’emo.

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28 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire