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Anenon: « Tongue »

Sous l’alias Anenon, le producteur multi-instrumentiste californien Brian Allen Simon distille une œuvre méditative, composée de pièces abstraites et envoutantes. À la limite du jazz, de l’ambient ou du « Modern Classical, » Anenon délivre des musiques atmosphériques et relaxantes mais aussi étranges et intrigantes. Les morceaux se présentent comme des paysages sonores parfois sinueux mais sans aucune partie accidentée, dégageant une impression de quiétude et parfois même de ravissement.

Prendre place à bord de ce Tongue permet de découvrir la beauté d’un univers singulier, aux influences multiples, basé sur des improvisations, des expérimentations, des motifs minimalistes ou répétitifs.
Des musiques concoctées, imaginées par le Californien 
Brian Allen Simon accompagné de ses instruments : saxophone, piano, synthétiseur et fieds recordings…
Une vraie curiosité !

***1/2

21 décembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Lee Hazlewood: « Cruisin’ For Surf Bunnies »

Si vous ne connaissiez pas cet album de Lee Hazlewood, rassurez-vous, c’est tout à fait normal puisqu’il s’agit d’un album oublié qui n’a jamais vu le jour. Il faisait partie des nombreuses bandes retrouvées dans les archives de son label de l’époque sous l’appellation de Woodchucks. Plus précisément, il s’agit d’un album de surf music instrumental enregistré par Lee Hazlewood au début des années 1960.

Si l’on ne reconnaîtra pas forcément tout de suite la patte du créateur de « The Night Before » ou de « For One Moment, » on pourra sans problème apprécier ce joli exercice style, cette esquisse d’album, avec 12 titres assez courts mais bien agréables.

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21 décembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Petra Glynt: « My Flag Is a Burning Rag of Love »

Comment allier amour de la rave et appel à l’action politique se demande constamment une large portion de la population. Petra Glynt, artiste électro-dance-punk semble détenir sa réponse sur son second album.

La chanteuse et productrice qui est dotée d’attributs vocaux franchement impressionnants, se fait maîtresse de cérémonie à la fois présente et absente, insaisissable, à l’intérieur de ce monde baroque et touffu où les temps morts sont plus que rares.

Elle les façonne à grands traits de bidouillages, un peu coldwave (« I’m Watching You), » un peu euroclash. Il y a du Grimes (« Legacy ») là-dedans, mais aussi un peu d’of Montreal dans la percussion. Glynt est comme une Kate Bush de l’ère Internet : une mystérieuse sirène du vibrato. Sauf que celle-ci parle de la crise de l’eau à Flint et du mouvement #MeToo ayant déménagé sur un dance floor.

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21 décembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Lucero: « Among The Ghosts »

Cela fait 20 ans que Lucero sort des disques chargés d’influences bien americana mais aussi de soul, de punk, de blues. Il semble avoir voulu varier un peu les choses tant cela ne transparaît aucunement sur ce neuvième album plus rock et plus sombre.  On pourrait voir sur ce Among The Ghosts une rémanence de Afgham Whigs façon années 90 en plus « roots » bien sûr tant la voix éraillée de Ben Nichols produit toujours cet effet de solennité rocailleuse et comminatoire qui force l’adhésion.

Chaque titre martèle la personnalité profondément rock de Lucero, y compris les quelques ballades émaillant le disque (« Always be you », « To my dearest wife », « Loving »  ou « Back to the night »). Among The Ghosts est de ces disques qui ne font pas d’étincelles mais s’installent tout de même durablement au creux de l’oreille tels un duvet.

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21 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire