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Church Of The Cosmic Skull: « Science Fiction »

Sorte de croisement contre-nature entre Ghost et The Polyphonic Spree, ce groupe anglais fait probablement partie des formations les plus « what the fuck » de cette partie du monde. Deuxième opus du groupe après un Is Satan real ? en 2016 qui n’avait pas laissé indifférents ceux qui y avaient jeté une oreille, Science Fiction mélange rock seventies sabbathien, choeurs mixtes rock-west coast, science de la chanson pop et esprit hippie.

Les titres divaguent volontiers façon psyché/prog, mais ne perdent jamais de vue l’essentiel, à savoir l’efficacité. Aussi bancale qu’une telle démarche hétéroclite puisse paraître de prime abord, cette union musicale s’avère assez addictive de par une personnalité et une authenticité non feintes. Le groupe a, d’ailleurs, repoussé les sirènes des majors afin de conserver son indépendance et un contrôle total sur son œuvre.

Si le premier album exposait sans vergogne la passion du groupe pour les bons gros riffs hard rock/ heavy metal, ici ceux-ci se fondent dans la masse, quand ils ne disparaissent pas purement et simplement. Le résultat sonne donc plus nuancé et, par conséquent, moins instantané.

Science fiction va alors sonner plus respectable, un peu comme s’il se voulait prendre l’apparence d’une comédie rock. Que le combo ait pu s’adapter à ce format est une autre affaire ; reste à savoir déjà si les tickets sont en vente pour le pspectacle seront réservés.

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20 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Sons Of Alpha Centauri: « Continuum »

Ce groupe peu prolifique (deux albums et 17 ans) pratique un style quelque peu hybride entre post rock et post metal, entièrement instrumental, très souvent stellaire si ce n’est spatial. Les titres comportent une paire rythmique carrée et solide et des guitares dont l’âpreté est souvent contrebalancée par une ligne mélodique au clavier. Aussi, au sein de Continuum, ainsi que dans l’espace dont notre quatuor se dit très admiratif, tout est question d’équilibre.

Le contraste sera donc celui de la force et de la finesse, de l’évocation et de la démonstration, de la lumière et de l’obscurité. Une duplicité constante qui rend plus difficile l’entrée dans ce deuxième opus mais qui en augmente la valeur et la durée de vie.

On regrettera toutefois la présence de plans un peu trop classiques pour le genre, et d’une formule réduite à son minimum syndical (guitare, basse, batterie, clavier) ; parfois, un instrument exogène pourrait intervenir et transformer complètement le ressenti de l’auditeur réfractaire. Sons Of Alpha Centauri a fait son choix assuré, ne reste qu’à l’auditeur de savoir l’assumer.

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20 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire