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Obliteration: « Cenotaph Obscure »

Obliteration est un groupe de death-metal plutôt « old school » et dont Cenotaph Obscure est le quatrième album studio. Des bons disques de ce genre ne courent pas les rues et, à cet égard, le combo a eu, à juste titre et habilement, l’idée de jouer la carte de la nostalgie.

On peut être, de prime abord, désarçonné mais, ici, la modernité n’a pas véritablement droit de cité et le combo prend les choses à coeur en faisant montre d’une certaine irréductibilité et d’une exécution sans failles..

Cenotaph Obscure se révèle un opus tranchants aux riffs affutés. La travail oscille entre passages plus « doom metal » et ambiances plus diversifiées. La sauce est liée par des rythmiques mid-tempo et des vocaux écorchés. Rien ne sera épargné en matière de clichés dont certains ne sont pas, toutefois, toujours éculés (« Detestation Rite »).

Cenotaph Obscure ne bouleversera pas la face du monde mais il permettra, death metal oblige, de hurler à la lune en attentant des éclipses plus lumineuses.

**1/2

19 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Video Age: « Pop Therapy »

Il y a deux ans, Video Age avait fait ses premiers pas avec un premier album intitulé Living Alone qui fut de très bonne qualité mais était passé inaperçu. Le duo de la Nouvelle-Orléans composé de Ross Farbe et de Ray Micarelli étonnait pour ses compositions pop synthétique aux allures 80’s jamais surannées. Le groupe récidive ici avec son successeur intitulé Pop Therapy.

C’est à coup de pop rétro-futuriste que Video Age nous fait son retour avec des morceaux anachroniques allant de « Lover Surreal » à « Scenic Highway » en passant par les classes « Days To Remember » et « Paris To The Moon » ou le plus rythmé « Hold On (I Was Wrong) ».

Le duo capte son auditeur avec ses riffs quelque peu funky et ses boîtes à rythme groovy ponctués de synthés vieillots qui font leur effet sur « No Tomorrow » et « Scenic Highway ».

Avec Pop Therapy, Video Age continue à nous envoyer des climats oscillant entre le vintage et une pop futuriste étincelante caractérisée par d’autres morceaux comme « Is It Her? ». Thérapie pop donc, avec ce qu’il faut de « coolitude » pour la rendre, si ce n’est pérenne, suffisamment effervescente.

**1/2

19 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Nun: « The Drone »

Nun est un quatuor australien de minimal synth/punk composé de la chanteuse Jenny Branagan et des claviéristes Hugh Young, Steve Harris et Tom Hardisty. Leur musique trash, composée à base de synthés fuzz et de boites à rythmes minimalistes rappelle à la fois celle du Depeche Mode des débuts et celle de Suicide.
Fort d’un premier album éponyme en 2014, le groupe s’est fait connaître sur le web grâce à des clips un peu hors-normes reprenant l’esthétique VHS des documentaires des années 80 et des titres de chansons rendant hommage à David Cronenberg.

Si discret au point qu’on pensait le groupe séparé, il avait annoncé un nouvel album enregistré en 2016 mais publié seulement maintenant qu’il est signé par un label.
Cette annonce s’était vue suivie de la publication d’un premier extrait sur le web, « Pick Up The Phone », qui voyait le groupe quitter le noir et blanc existentiel caractérisant lson image pour un titre très synthpop et un clip ou la couleur rose prédomine.


The Dome creuse globalement le même sillon que le premier disque éponyme, en y ajoutant un côté nettement plus émotif dans les mélodies. L’énergie et la noirceur prédominent toujours autant, et les titres s’y enchainent avec fluidité.

On en retiendra quelques très bons morceaux comme « Wake In Fright », « Turning Out » ou « Debris » mais le reste sonnera assez convenu pour de la minimal wave. Un ensemble correct que l’énergie vocale de Jenny Branagan transfigurera pour pour lui donner un peu de cette saveur dont la new-wave nous a si souvent sevrés.

**1/2

19 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire