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The Green Kingdom: « Seen And Unseen »

Artiste plutôt prolifique, l’Américain Michael Cottone connu des amateurs d’ambient sous le pseudo de The Green Kingdom sort un nouvel album qui ne fait que confirmer le talent et l’originalité dont il fait preuve pour créer des confirmer tout le talent de ce garçon pour créer atmosphères crépusculaires de toute beauté.

Cette fois, il nous offre un album d’ambient guitar, s’éloignant une fois encore de l’électronique, comme c’était le cas sur son précédent opus, le superbe The North Wind and the Sun paru en 2017.

Ici, les notes de guitare s’égrènent lentement et viennent se poser sur des nappes de synthés délicates, ou s’accompagner de piano, offrant à l’auditeur un véritable tapis de lumière sur lequel il s’allongera avec bonheur pour fixer un ciel sans le moindre nuage. Une merveilleuse incitation au rêve !

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9 décembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

It Looks Sad: « Sky Lake »

It Looks Sad est un duo de Caroline du Nord formé en 2012 et mené par Jimmy Turner (chant, guitare) qui, après plusieurs EPs, sort son premier album, Sky Lake. Les influences sont revendiquées, le rock indie à tendance « emo ». Ce qui les distingue est leur capacité à combiner plusieurs éléments qu’on ne relierait pas ensemble spontanément.

On trouve, par exemple, de l’auto-tune, de la bedroom pop (« Shave », « Light ») et des escapades qu’on pourrait même apparenter au space rock comme « Fantasy ».

Les appétences à la mélodie ne sont pas oubliées sur des titres plus traditionnels comme « Bike », « Faded »tou « Drool ».

On remarquera, par ailleurs,, que le combo sait manipuler les synthés futuristes (« Seaweed », « Moria », « Stranger ») ou le surf mâtiné d’ « emo » (« Graves », « Palme », « Pig ») ainsi que, pour compléter le panorama le shoegaze et ses guitares turbulentes.

De ce foisonnement hétéroclite on aura du mal à démêler une identité forte et on ne pourra que songer au fait que gammes bien exécutées ne sauraient remplacer inspiration.

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9 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Laurel: « Dogviolet »

Il ne faut pas se fier à l’air de nymphette de Laurel Arnel-Cullen pour considérer qu’avec son joli minois elle ne peut que faire partie de ces chanteuses formatées comme un produit consommable jetable.

Son répertoire est « certes » pop mais cette catégorisation ne la représente que partiellement. Il n’est que d’en juger la teneur de son premier E.P., un Park brut et sombre, et d’entendre son « debut album », Dogviolet, un opus faisant montre d’une forte identité, semblable à celle qu’aurait une artiste indie-folk, mais amplifiée par des compositions, électriques ou acoustiques qu’elle vit et porte à bout de bras comme une véritable singer-songwriter.

C’est sur cet équilibre fragile que repose le charme de son premier album. Laurel ne s’embarrasse qu’assez peu des effets de productions, juste le strict nécessaire pour peaufiner ses morceaux qui n’ont guère besoin d’autre chose que sa voix et la distorsion étouffée de sa guitare. Enregistré dans son home studio avant de bénéficier d’un mixage analogique, ce premier opus sent le soufre et l’urgence, même si sa conception est étalée sur une longue période où elle était cloîtrée dans sa maison.

Dogviolet est une exploration profondément personnelle du sentiment doux-amer qu’est l’amour. Et c’est un peu ce que nous font ressentir ses compostions, avec sa façon d’insuffler à chaque titre une force quasi dramatique, notamment sur l’excellent « Life Worth Living » où nous la découvrons en vocaliste « torchy » torturée, avec une voix légèrement éraillée et un ton affecté qui fait également des merveilles sur « Same Mistakes », tout comme la rage habitée de « Adored » ou encore le sombre et plaintif « Sun King ». Ces morceaux ne cachent past outefois la sensibilité pop de a chanteuse qui apparaît plus évidente sur un mordant « Crave » mais aussi « Tak It Back » et le refrain entêtant de « Lovesick ».

Du début à la fin de Dogviolet elle dégage surtout une impression de maîtrise, celle d’une artiste qui sait exactement où vont ses chansons. Entre côté obscur et lumière, la sombre et romantique Laurel sait habilement user de son chant nonchalant et blessé pour emmener ses compositions vers des cimes inattendues que sa carrière ne devrait pas tarder à atteindre non plus.

***1/2

9 décembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Summer Salt: « Happy Camper »

Summer Salt a débuté de manière sporadique car, après un buzz assez conséquent sur la scène de Austin, son bassiste a été accusé de viol par plusieurs femmes. Le résultat a été un black-out total mais le combo, après avoir congédié son bassiste, a décidé de continuer et sort maintenant son premier album, Happy Camper.

Avec un tel patronyme et en regard au titre de son disque on aotient ce à quoi on peut s’attendre, à savoir une twee pop indie eaux accents 60s et arborant des mélodies entraînantes saturées de doo-wop.

Les climats sont légers et même gracieux et l’humeur est apaisante. Les atmosphères sont estivales et insouciantes. Happy Camper est essaimé par des petites perles de rosées qui ont nom « Speaking Sonar » et « Rockin’ my Paw » et des refrains enivrants comme « Life Ain’t The ame » et « Swingin’ For The Fences ».

Des petites touches de bossa-nova agrémenteront un disque qui se serait passé des mauvaises vibrations qui l’ont entouré et qui, dans l’absolu, ne mérite aucun excès, qu’il soit d’honneur ou d’indignité.

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9 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Zuider Zee: « Zeider Zee »

Il y a des vieilles gloires qui valent le détour ; parlons, par exemple, du groupe Zuider Zee dont la seule gloire est d’avoir sorti un album en 1975… malheureusement pour eux passé totalement inaperçu à l’époque.

Ce groupe de Memphis Tennessee, a néanmoins droit à une session de rattrapage, en l’exemple la réédition de certains de leurs inédits censés permettre de faire connaissance avec le son du combo.

Le style du groupe n’est pas sans rappeler celui du Beatles des derniers albums et, par extension, celui de John Lennon ou Mac Cartney en solo ou en groupe.

Que conclure si ce n’est qu(il y a des indémodables et que inspiration et créativité n’ont que faire des instantanés dont se réclame la « culture pop » ou celle, incorruptible ; qui fait feu de tous bois sur des choses dont elle n’a eu connaissance que par procuration.

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9 décembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire