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Findlay Brown: « Not Everything Beautiful Is Good »

Findlay Brown est donc de retour avec un quatrième album. Totalement insaisissable, l’anglais est le roi de la disparition au point que ses précédents labels ont tous jeté l’éponge.
Signé au départ chez Peacefrog Records, Findlay Brown a réussi les exploits suivants : ne pas avoir de succès avec son premier album qui regorge pourtant de tubes, de faire produire son deuxième album par Bernard Butler et ne pas sortir son troisième disque, Slow Light, qui contenait pourtant une des meilleures chansons de 2015, « Ride Into The Sun ». On tient, par conséquent, ici un champion hors catégorie.

Ce nouvel album est donc un vrai miracle. Comme sur ses précédents disques, Findlay Brown rend une copie impeccable. Toujours obsédé par la pop des sixties, il a écrit encore de magnifiques ballades qui feront verser une larmichette aux fans des Pale Fountains. Produit par Tor Bach Kristensen et arrangé par Bo Rande, ce Not Everything Beautiful Is Good vaut qu’on s’y penche immédiatement.

***1/2

7 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Chris Garneau : « Yours »

Chris Garneau s’était fait remarquer avec son premier album touchant et sensible Music for Tourists en 2006 et il avait continué à creuser ce même chemin musical sur El Radio puis Winter Games.

Sur Yours l’artiste se veut porteur d’une musique porteuse de plus de gradeur épique, de cohérence et d’aboutissements aussi bien artistique que personnel. Le procédé est celui du miroir qu’il tend vers son audience, de l’intime qui tend vers l’universel et de goûts affichés pour la chose poétique.

Érudit et littéraire, il cultive la métaphore autobiographique (celle d’un artiste gay) qui se passionne pour la véracité et l’authenticité. Ce disque le voit être encore plus lui-même dans sa dévotion à autrui avec des climats plus gothiques d’où instrumentation à cordes a pratiquement disparu.

Il allie cela à une voix douce et des arrangements ciselés avec soin ; la montée en puissance palpitante de « Gentry », un « Family » qui bouleverse ou un « Torpedo » dans la cible est l’âme. Yours touche à la tête comme il atteint l’esprit ; le résultat en est un opus qui secoue les tripes.

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7 décembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

The Chills: « Snow Bound »

Revenus sur le devant de la scène avec l’excellent Silver Bullets, Martin Phillipps avec The Chills font leur rentrée avec un disque qui nous ramène à leurs premières heures.

Il n’aura donc pas fallu attendre 19 ans (temps qui sépare Silver Bullets de Sunburnt en 1996) pour avoir un nouveau disque du combo. Snow Bound est résolument moins pop que son prédécesseur, il nous emmène vers des paysages post-punk pris dans une tempête de jangle pop.

Phillipps est toujours aussi affuté et il a encore réussi à écrire des lignes mélodiques qui ne peuvent que rester dans la tête. À l’instar de Pink Frost et Heavenly Pop Hit, il rcontinué à nous ciseler des petites perles pop avec une facilité déconcertante.Déboulant à 100 à l’heure sans prévenir, Snow Bound va faire comme ses prédécesseurs : donner aux gens goût à vie.

***1/2

 

 

7 décembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Cloud Nothings: « Life Without Sounds »

Moins de 2 ans après Life Without Sound, Cloud Nothings reviennent pour un album sauvage, toutes griffes dehors. Dylan Baldi, le chanteur guitariste délivre une performance déchaînée, et ne peut contenir ses rugissements, même dans un titre mid-tempo comme « So Right So Clean ».

Les guitaristes sont tout aussi frénétiques et lacèrent furieusement leurs instruments. La section rythmique est fébrile, excessive, délivrant des coups de pattes rageurs. Ces 8 titres se dévorent d’une bouchée. Le long break instrumental de Dissolution reste tendu comme un fauve à l’affût, jusqu’à l’attaque finale. Si ce type de plan est une spécialité bien connue de nos originaires de Cleveland, ils n’hésitent pas à pousser la bête dans ses retranchements. Avec Last Building Burning, Cloud Nothings se taillent la part du lion.

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7 décembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire